Interview Exclusive : Comah répond à nos questions à l’occasion d’I Love Techno

Nous avons eu le plaisir de rencontrer Comah, samedi dernier, avant sa prestation au I Love Techno. Ce jeune artiste français, spécialisé dans la minimale progressive, nous a accordé quelques instants pour répondre à nos questions.

Quelles sont tes inspirations musicales ? 

Quand j’ai commencé à produire, c’était plutôt instinctif, j’ai pas vraiment eu cette réflexion « Tiens, cet artiste est vraiment cool, je vais refaire un truc pareil ». J’ai vraiment fait ma musique, je voulais faire un truc qui défonce, ma musique, celle que j’aimerai moi entendre si j’étais dans le public. Il y a pas vraiment eu d’influences musicales.

Très bien, tu as sûrement des inspirations cinématographiques ? 

Alors là, j’en ai plein car je suis assez cinéphile, tous les films comme Saw, Matrix, Spartiate, La Purge, ce sont des moments qui marquent, alors j’avais envie de travailler autour de ça. J’entends le vocal, le passage d’un film, puis je me dis « Tiens, je pourrais le prendre pour faire un son », puis ça part comme ça.

Une particularité sur ta musique Frost Fire, très Mario Bros, pourquoi ? 

[Rigole] … Ça, c’est des sons dont je ne parle même plus car c’est un truc que j’ai fait au tout début avant que ma carrière commence, ce n’était pas vraiment de la qualité.

Tu n’as pas eu de soucis de droits d’auteurs avec tes samples ? 

Non, je n’ai jamais eu de soucis. Par exemple, Spartiate, Matrix, ce sont des sons que je fais mais qui ne sont pas en vente. Ils sont sur YouTube, tu vas les trouver un peu partout mais ils ne sont pas vendus à des labels.

D’accord, car on a repéré dans tes sons des samples provenant de Crysis 2 ou de Saw, publiés sur Beatport, il n’y a pas eu de soucis avec ça ? 

Oui c’est vrai, je n’ai jamais eu de problème. On m’a dit que lorsque qu’on utilise une voix d’un film et que tu veux l’utiliser pour la mettre dans une musique, il n’y avait pas de problème par rapport au droit.

En ce qui concerne The Side EP, il y a un peu une cassure avec ce que tu faisais auparavant. En quoi il tranche avec tout le reste ? 

Ouais carrément, c’est vraiment différent. Ça fait 3 ans que je fais de la minimale prog. Moi ce que j’aime, c’est la nouveauté, j’aime bien me renouveler. J’avais l’impression de rentrer dans une routine de la production, je voulais faire de nouvelles choses. Je voulais rester sur de la musique électronique mais que ce soit moins violent, plus smooth, c’est pour ça que j’ai fait The Side EP.

On peut attaquer tout ce qui est technique ? Quel logiciel utilises-tu ? 

Je produis sur Logic Pro 10, avant le 9, maintenant le 10.

Ton instrument virtuel préféré ? 

J’en utilise pas mal, j’aime bien le a.n.a, trial… je crois que j’ai un peu tout ce qui existe.

Comment fais-tu ton mastering ? 

Alors je le fais moi même, je fais mon mix, mon mastering. Je le fais avec Ozone 7.

Quels conseils pourrais-tu donner pour ceux qui se lancent dans la production ? 

De la persévérance. Je sais que c’est difficile de sortir du lot même si les tracks sont de bonne qualité. Si on a pas les bonnes personnes pour les lancer, ça ne marche pas. Il faut vraiment continuer à produire et y croire.

Que fais-tu en live pour te démarquer des autres ?

J’aurai pas vraiment de conseils à donner, je sais que moi apparemment je fais souvent des gestes qui sont assez propres à moi, des gestes instinctifs… Par exemple il va y avoir un drop que j’adore, je vais pas forcement mettre la main en l’air mais un truc plus associé à la musique. (montre le geste)

Et pour le futur, qu’est-ce que tu prévois en production ? 

Là je commence un nouveau projet, je ne sais pas si ça sera un album ou un EP. Les sons seront très différents. J’essaye un son Hip-Hop, mais attention ça restera toujours de l’electro, c’est un vocal hip-hop ça ressemblera un peu à de la Future Bass.

Scorch & LauCrep

Scorch
Responsable Techno & Production