Récap : Retour sur le premier week-end de Tomorrowland après 3 ans d’absence

1082 jours que l’on attendait cela : après 3 longues années d’absence, Tomorrowland l’un des plus grands festivals de la planète, était de retour. En effet, nous avions pu faire la deuxième édition de Tomorrowland Winter en Mars dernier à l’Alpe d’Huez, mais il nous tardait de retrouver les terres belges pour ce rendez-vous que l’on aurait manqué pour rien au monde. Et pour cette édition 2022, les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands avec de nombreux changements, à commencer par l’arrivée d’un troisième week-end, notamment pour renflouer les caisses (choix assumé et évoqué à de nombreuses reprises). Bref il est temps de rentrer dans le vif du sujet et de vous dévoiler notre récap complet du WE1 de cette très (très) attendue édition 2022 de Tomorrowland.

La programmation

Commençons ce récap par la programmation. On va y parler de la programmation au global. Comme à chaque édition, on retrouve une nouvelle fois une bonne partie de la scène électronique sur le line-up, normal pour un festival de cette renommée me direz-vous. Côté headliners, les artistes ‘classiques’ Tomorrowland sont présents : Martin Garrix, Armin Van Buuren, Steve Aoki, Dimitri Vegas & Like Mike, Nervo, Kolsch, Afrojack, Charlotte de Witte, Alesso et on en passe (on ne va pas forcément tous vous les lister, il y a plus de 800 artistes durant les 3 WE). A noter quand même l’absence surprenante d’un David Guetta, ayant pourtant fait toutes les éditions du festival (un problème de contrat). DJ Snake également absent cette année.

L’un des vraies particularités de ce festivals, c’est évidemment la présence des labels stages. Chaque jour vous retrouvez un label par scène, qui proposera sa programmation, sa touche musicale et qui ramènera sa propre communauté. Des styles musicaux différents et des ambiances pouvant être à l’opposé en fonction du label présent. On retrouve par exemple sur cette édition 2022 des stages comme Barong pour la trap, STMPD le label de Garrix, Rampage pour la Drum & Bass, Q-Dance pour le Hardsyle, Defected pour la house, etc. Ce système permet également au label de lancer leurs jeunes artistes et de les propulser dans le grand bain. Un vrai gain en visibilité pour les labels et les artistes. De notre côté, on a pu profiter notamment des stages Higher Ground (Diplo & Friends), de la fameuse scène des Tale Of Us sous l’Atmosphere, de la Netsky & Friends ou encore de la Drumcode pour ne citer qu’elles.

Ce que l’on pourrait reprocher à Tomorrowland, c’est le côté copinage que l’on retrouve sur la programmation : certaines « personnalités » peuvent parfois prendre la place de vrais artistes qui le mériteraient 100 fois plus. On peut prendre l’exemple de Paris Hilton mais il y aurait 10 ou 20 exemples similaires sur l’ensemble des 3 WE. Dommage, mais on s’est habitué au fur et à mesure des années.

Le lieu / les scènes

On ne présente plus le site du parc de De Schorre et la ville de Boom, hôtes de Tomorrowland depuis de nombreuses années dorénavant et connus de tous les festivaliers de la planète. Les lieux sont rompus aux joies de l’événementiel et sont toujours aussi parfaitement adaptés à la tenue d’un tel festival, permettant un nombre important de scènes et une décoration riche et variée, en profitant notamment des plans d’eau.

Cette année, 15 scènes étaient présentes, avec la perte de 2 scènes. La première étant la Q-Dance pour la mise en place de l’espace Chill intitulé la Mesa. Un espace ultra qualitatif pour se poser, manger un bout ou boire un verre. Il manquait définitivement un espace de ce type sur le site de Tomorrowland. On vous conseille d’aller y faire un tour et de profiter des transats qui y sont exceptionnels (parole de Guettapen). Cet espace a notamment été mis en place à la suite des nuisances sonores que pouvait engendrer la Q-Dance pour le voisinage, apparemment la scène la plus bruillante du festival (on vous voit la Hard Family). La Q-Dance se retrouve finalement le samedi sous la Freedom Stage. Autre stage ayant disparue : la fameuse Orangerie révélée à Tomorrowland Winter 2019 puis réutilisée à Tomorrowland Belgique 2019. Dommage cette scène était incroyable, mais probablement très couteuse. Cette scène a été remplacée par la scène Leaf auparavant présente sur l’eau.

Également d’autres changements dans les scènes légendaires du festival. Le premier changement était à mettre à l’actif de la Freedom Stage : finis les écrans LED au plafond. On retrouve cette fois-ci les papillons présents sur la Freedom à Tomorrowland Winter 2019. A noter également que la scène est devenue beaucoup plus large que profonde à l’inverse des autres années. Et comment de pas évoquer l’incroyable fontaine extérieure qui a été rajoutée à la sortie de la Freedom Stage. Tout simplement sublime : il n’y a qu’à Tomorrowland qu’on voit ça.

Autres petits changements : la Organ Of Harmony est devenue la Library (en reprenant le look de la Mainstage de Tomorrowland Belgique 2019) et la Garden of Madness est devenue la Crystal Garden. Mais LE plus gros changement du festival reste pour nous le changement de look de la Core Stage, la scène dans la forêt. Fini la « petite » installation en bois : on a découvert une scène garnie d’un immense visage de femme haute d’une dizaine de mètres. Cette stage avait été utilisée pour les éditions virtuelles de Tomorrowland durant les différents confinements. Tout simplement sublime et pour nous la plus belle stage du festival et de loin.

Venons-en désormais à la mainstage évidemment. Cette année, le thème ‘Reflexion Of Love’ abordait l’univers de l’astronomie, l’astrologie et tout ce qui touche aux planètes. On y a donc découvert une scène type centre spacial, un peu à la façon Avergers/Marvel dans certains films de la franchise Disney (on pense à Thor). Probablement moins de détails que les autres années (par exemple le cirque ou les livres de 2019) mais à coup sur la scène la plus impressionnante depuis la création du festival. C’est la plus haute scène jamais créée à Tomorrowland (plus de 50 mètres de haut). Et la taille de la structure dans son ensemble était tout simplement impressionnante. Une stage massive comme on les aime. Elle était aussi belle de jour que de nuit (certaines mainstages peuvent rendre moins bien de nuit). Bref, du très très gros boulot encore de la part de Tomorrowland et ses équipes !

L’organisation

C’est probablement LE point fort de sa réussite. Outre les stages et sa programmation, l’organisation du festival est le point déclencheur qui en fait de lui le meilleur festival de la planète : un souci du détail permanent. De la gestion des flux de circulation de personne, à la décoration omniprésente, en passant par le crew pour aider les festivaliers et même distribuer du déodorant aux sanitaires, tout est parfait.

Le nombre et la qualité des stands food sont impressionnants : la nourriture est tout simplement délicieuse à Tomorrowland. Également des dizaines de stands expériences comme la Casa Corona, le Havana Club ou encore le Coke Studio. Bref, on pourrait en discuter des heures, mais vous ne trouverez nulle part dans le monde des festivals, une organisation aussi millimétrée qu’à Tomorrowland. Une preuve que le festival se soucie du confort de ses festivaliers à chaque instant.

Le public / l’ambiance

Après 3 ans d’attente, comment vous dire que les gens étaient littéralement bouillants. Et que ça faisait plaisir de retrouver cette vitalité et cette énergie. A Tomorrowland, il y a aussi ce curieux sentiment de se retrouver au paradis d’Instagram, notamment aux abords de la Mainstage, c’est la fête aux influenceurs en tout genre, posant pour leurs plus beaux clichés Insta sans avoir l’air de se soucier plus que ça de la musique.

Cela reste tout de même frustrant de se sentir un peu seul à reconnaître des morceaux aux premières notes et chanter des vocaux autre que les gros tubes du moment. Il en faut pour tous les goûts, là où la Mainstage est le temple de la fête sans prise de tête, n’hésitez pas à vous aventurer sur des scènes plus intimistes pour chercher d’autres ambiances : de la folie de la Kara Savi au chill de la Core, il y a une scène pour tout le monde à Tomorrowland et c’est aussi ça la force du festival !

Les 3 meilleurs sets

John Summit

Choix purement subjectif évidemment et pas de classement précis dans cette sélection des 3 meilleurs sets, mais il est vrai que le set de John Summit pourrait arriver en première position. Le jeune américain mixait pour la première fois à Tomorrowland : et bien il ne nous a pas déçu. Dans une Crystal Garden en fusion, le natif de Chicago nous a délivré un set Tech House à la vibe tout simplement incroyable, évidemment accompagnée de ses hits comme ‘La Danza’ ou ‘In Chicago’ qui ont tout retourné. Si vous ne connaissez pas l’artiste, ne loupez pas ce petit joyau !

Alesso

Vous le savez, la team Guettapen dans son ensemble a toujours été des amoureux de la vibe suédoise et notamment de celle d’Alesso. Son set en mainstage ce samedi n’a pas forcément été le meilleur set qu’il est pu faire à Tomorrowland, mais quel kiff sur place. Un set rempli d’émotions avec les ‘Calling’, ‘Heroes’ et autres ‘If I Love Myself’ et la présence de quelques petites IDs qui ont fait leur plus grand effet. La mainstage était totalement conquise par ce set, les larmes aux yeux, foutue poussière.

The Magician

Difficile troisième choix mais on va sortir celui de The Magician sur la scène Leaf. Pourquoi nous direz-vous ? Car c’est aussi ça Tomorrowland, se balader et tomber sur une petite scène, un artiste que l’on adore et y passer l’après-midi alors que l’on avait prévu un programme totalement différent. On est littéralement resté collé à la Leaf Stage quasiment toute l’après-midi pour terminer sur l’incroyable set de The Magician, un set house parfait pour le coucher du soleil et l’incroyable vibe qui accompagnait son set. On aurait aimé que le set durant 5 heures. On en redemandait !

Conclusion

Comment conclure après une telle expérience ? Cela a beau être notre 9ème édition du festival, on reste émerveillé après chaque Tomorrowland. La décoration, l’énergie du public, le souci du détail. Impossible de détester ce festival pour l’ensemble de son expérience. Peu importe vos gouts, vous trouverez votre bonheur à Tomorrowland, musicalement parlant, gustativement parlant, visuellement parlant. Après avoir essayé les plus gros festivals de la planète, on peut vous le dire, Tomorrowland reste pour nous le meilleur festival de musiques électroniques au monde. Rendez-vous au WE2 et WE3 !

📷 S.Camelot

La Team Guettapen