Le Ministry of Sound livre ses secrets dans une anthologie inédite

Credit : Dave Swindells via Simon Moore - 1991 Ministry of Sound guest list 01 (Humphrey Waterhouse in the fur hat) (clean)
Credit : Dave Swindells via Simon Moore - 1991 Ministry of Sound guest list 01 (Humphrey Waterhouse in the fur hat) (clean)

Le mythique club londonien Ministry of Sound s’apprête à dévoiler ses archives les plus secrètes. Le 20 octobre 2026, la maison d’édition Rizzoli publiera Ministry of Sound: Anthology, un livre de 416 pages signé par le créateur Simon Moore. Cet ouvrage revient sur les années fondatrices d’une institution qui a façonné la culture club mondiale.

Ministry of Sound: Anthology / Source : Rizzoli
Ministry of Sound: Anthology Source : Rizzoli

Avant de devenir une marque planétaire, ce lieu n’était qu’un pari fou lancé au début des années 1990. Installé dans un entrepôt désaffecté du sud de Londres, le club voulait importer la ferveur du Paradise Garage new-yorkais au cœur des raves britanniques. À ses débuts, l’endroit fonctionnait d’ailleurs sans licence d’alcool, se présentant comme un simple bar à jus underground.

Cependant, la puissance unique de son sound system et ses programmations pointues ont rapidement attiré les esthètes de la House et de la Techno. Le dancefloor a ainsi vu défiler des artistes légendaires comme Frankie Knuckles, DJ Harvey ou encore le groupe Underworld. Pour raconter cette transition de l’ombre à la lumière, Simon Moore a compilé plus de deux ans de recherches intensives.

Ministry of Sound / Credit : Dave Swindells via Simon Moore -1991
Ministry of Sound / Credit : Dave Swindells via Simon Moore -1991

L’ouvrage rassemble de précieux flyers d’époque, des affiches rares et des photographies totalement inédites. De plus, le récit s’appuie sur les témoignages de piliers comme Carl Craig, David Morales, Paul Oakenfold et Honey Dijon. Tout est abordé : le chaos, l’argent, la drogue et les rivalités de gangs qui ont jalonné cette époque charnière.

DJ Harvey at MOS circa 1993 / Credit : Dragan Grujić courtesy of @simonmoore 9
DJ Harvey at MOS circa 1993 / Credit : Dragan Grujić courtesy of @simonmoore 9

En définitive, cet opus, disponible en pré-commande, fige précieusement la mémoire d’une culture club pré-numérique aujourd’hui disparue. Et il rappelle surtout que la musique électronique londonienne s’est d’abord construite dans la sueur et l’indépendance.

Co-gérant de votre média favori, amoureux de House Music, DJ et bout-en-train à mes heures perdues !