Justin Bieber gagne le premier combat judiciaire face à Justice

L’affaire judiciaire lancée par les équipes de Justice concernant l’accusation de plagiat envers le dernier album de Justin Bieber avance. On vous en parlait il y a 3 mois : d’abord, de simples remarques sur le merchandising, sur l’album « Justice » ainsi que sur sa pochette. Puis ensuite, le combat a été lancé par le management du duo français. Accusant Justin Bieber de plagiat, d’atteinte aux droits d’auteur, aux droits des marques ainsi de concurrence déloyale, ils lui réclamaient aussi plus de 450 000 euros.

En tout cas, le tribunal de Nanterre a rendu, le 15 avril dernier, une ordonnance en référé dans lequel les juges ont déterminé que, bien que la demande soit recevable en la forme, la prétention que les deux membres de Justice entendent faire valoir, ne se trouve pas fondée…

Les articles de presse et publications sur les réseaux sociaux produits par les demandeurs font, certes, état de similitudes, mais ne révèlent pas pour autant une confusion entre les artistes en présence, dont les univers musicaux sont clairement distingués

Conclusion du référé des juges

De plus, la superstar canadienne s’est exprimé dans un courrier, dans lequel il ne cite en aucun cas une inspiration de l’univers du logo français, et que le résultat n’est que le fruit d’un travail en équipe.

J’avais déjà décidé d’appeler mon album Justice. J’ai commencé à dessiner des logos à main levée dans le studio et les ai envoyés par texto à ma manageuse Allison Kaye. […] Le résultat final est le logo tel qu’il apparaît sur mon album aujourd’hui. »

Déclaration de Justin Bieber dans un courrier

Pour le représenter en France, il a sollicité Maître Marc-Olivier Deblanc, avocat spécialiste en Droit de la Propriété intellectuelle au Barreau de Paris. Il s’est occupé de la défense de l’artiste en jouant sur plusieurs points :

  • La différence de notoriété entre les deux artistes :
    • 169 millions d’abonnés sur Instagram et 62,2 millions d’abonnés sur YouTube pour Bieber
    • 175 000 abonnés sur Instagram et 332 000 abonnés sur YouTube pour Justice.
    • « Il ne peut être sérieusement soutenu qu’il aurait sciemment utilisé le mot Justice pour détourner la clientèle du groupe Justice »
  • Le caractère « intime et religieux » des chansons de cet album, expliquant l’utilisation de la croix.
    • « Il est conçu comme un album concept autour de ces notions de Justice et de religion. Les onze titres font référence à la religion chrétienne et sa pratique dans le choix des mots, paradis, prière, église et anges. »

Cette défense reste étrange : même si ces éléments s’avèrent cohérents, pourquoi les équipes de l’artiste canadien ont contacté le graphiste français qui a réalisé le logo de Justice ?

Dans un entretien avec Billboard, la moitié de Justice, Gaspard Augé, s’est exprimé pour faire part de sa vision de la situation. Et forcément, il n’en est pas enchanté.

Bien que Bieber soit du Canada, ses actions correspondent à cet état d’esprit de l’hégémonie américaine : « Eh bien, c’est juste un petit groupe de France, je suis sûr que nous pouvons prendre leur nom, personne ne s’en souciera »

Déclaration de Gaspard Augé, 1/2 de Justice

A l’heure actuelle, les avocats du duo n’ont pas encore fait appel de ce référé. Ils se sont simplement exprimés en précisant que « le débat judiciaire demeure entier et Justice est déterminé à faire reconnaître ses droits. »

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