Interview Exclusive : Entretien avec Joris Voorn à l’occasion de sa venue au Faust

Nous avons eu l’honneur d’interroger un artiste emblématique de la scène électronique underground, actif depuis 20 ans, auteur de d’indénombrables EP’s, fondateur du label Green et Rejected. A l’occasion de son récent passage à Paris pour une soirée au Faust, Joris Voorn s’est confié à Guettapen et nous en a dévoilé un peu plus sur ses projets à venir.

VERSION FRANÇAISE

Salut Joris ! Avant tout de chose, tu pourrais nous donner plus de détails à propos de ton nouveau projet Spectrum ? Comment a-t-il démarré ?

Mon équipe et moi, nous avons pensé qu’il était temps d’organiser nos propres soirées. Durant une conversation concernant le nom de la soirée et du concept, j’ai parlé de la façon dont j’aurai aimé que nos soirées reflètent le large spectre de la musique électronique, que je joue habituellement. Et c’est de cette manière que le nom est né.

Un de tes plus gros projets durant ta carrière était ton duo avec Edwin Oosterwal. Tu peux nous en dire plus sur les raisons pour lesquelles vous avez arrêté ?

« Rejected » est d’abord et avant tout un label, qui marche vraiment très bien. Pendant un moment, Edwin et moi avons release quelques morceaux et avons joué sous le même nom, mais un jour, nous avons décidé de suivre nos voies respectives en tant que DJs producteurs. Nous continuons de gérer Rejected et Green ensemble, ce qui est une bonne chose avec un ami tel que lui.

Quelle est l’histoire derrière le nom de ton label Rejected Records? 

Il n’y pas foncièrement d’histoire, nous cherchions juste un nom et nous avons trouvé le mot « Rejected » quelque part sur une machine à sous ou sur un bar sur lequel nous buvions et nous avons décidé de baptiser notre duo ainsi.

Nous avons écouté une grande partie de ta discographie et c’était assez éclectique. Pourquoi ne t’es tu pas spécialisé dans un style bien défini ? 

La réponse remonte à la première question. Je n’ai jamais été intéressé à me limiter à travailler dans un genre particulier. J’aime trop la musique, et je m’ennuierais incroyablement à ne faire qu’un seul style de musique tous les jours de ma vie.

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Nous avons également vu que tu as commencé à produire de la musique en 1997, qu’est-ce qui t’a poussé à aller dans le DJing et la production? 

J’ai commencé à jouer en 1996. J’ai toujours joué dans des groupes quand j’étais jeune, alors quand j’ai découvert la musique électronique, il était naturel d’essayer de jouer comme un DJ et ensuite de faire de la production. La grande chose au sujet de la dance music, c’est que c’est très « DIY » (ndlr : Do It Yourself), tu peux faire tout toi même et être responsable de chaque étape.

Est-ce qu’il y a une track en particulier qui t’as marqué et qui t’as spécialement donné envie de produire ta propre musique?

C’est vraiment difficile à dire .. Je pense que j’ai été très inspiré par l’album de Dave Clarke Archive One de 1996. Il a comporté des musiques qui semblaient si simples mais avaient un gros son. Je me suis dit que c’était un bon point de départ, mais pour obtenir ce son, il fallait beaucoup de pratique, de technicité.

Dans toute ta carrière, laquelle de tes productions a le plus grand sens pour toi et pourquoi?

Mon premier album a toujours eu une place spéciale. Musicalement, il est très diversifié. Les gens ont toujours l’habitude de dire que c’est un album techno, mais il est beaucoup plus que cela car il est composé de musique ambient, house, electro et techno. 

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ENGLISH VERSION

Hi Joris! First of all, could you give us more details about your Spectrum project? What was the trigger for this project ?

Me and my team thought it was time to start a night of my own. During our conversations about the concept and the name, I was talking about how I’d like the night to reflect the wide Spectrum of electronic dance music I usually play. And that’s how the name was born. Spectrum is a night that celebrates diversity in dance music, rather than sticking to just one sub genre.

One of your other big project in your career is your duo with Edwin Oosterwal, Rejected. Could tell us more about why you stopped it ?

Rejected is first and foremost a record label, and it’s doing really well still. At some point Edwin and me did a few releases and gig under the sam name, but after a while we decided to go our own paths again as dj’s and producers. We still run the labels Rejected and Green together, which is a great thing to do with such a close friend.

What’s the story behind the name of your label Rejected Records ?

There’s not much of a story, we were looking for a name and found the words Rejected somewhere on a slot machine or something in a bar where we were having a drink, and thought it was good enough to use for our music project.

We listened to a large part of your discography and it’s particularly eclectic. Why didn’t you specialize in a particular style ?

The answer goes back to question one. I’ve never been interested in limiting myself to work in one particular genre. I love music too much, and I’d be incredibly bored making just one style of music every day of my life.

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We also saw that that you started producing music in 1997, what drove you to go into DJing and production ?

I started dj’ing in 1996. I always played in bands when I was young, so when I discovered electronic music it was natural to try play it as a dj and later on make it myself. The great thing about dance music is that it’s so DIY, you can make it all yourself and be in charge every steps of the way.

Is there a particular track that marked you and made you want to produce your own music ?

That’s really hard to say.. I guess I was very much inspired by Dave Clarke’s Archive One album from 1996. It featured tracks that sounded so simple but had a big sound. The was a good starting point I thought, but getting to that sound takes a lot of practice.

In your whole career, which of your productions have the biggest meaning for you and why ?

My first album still has a special place. It’s musically already very diverse. People always used to say it’s techno but it’s much more than that as it features ambient, house, electro, broken beats and techno.

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Responsable Techno & Production