Release : Les Sound Rush dévoilent enfin l’album ‘Brothers’, après un retard de plusieurs mois

Les jumeaux Jeroen & Martijn dévoilent enfin « Brothers« , un premier opus de 10 titres retardé de plusieurs mois, dispo aujourd’hui chez Art of Creation.

Pour tout vous dire, on pensait atomiser l’album, tant les jumeaux ont succombé à la facilité au fil des sorties; toujours les mêmes synthés, des mélodies fainéantes et des paroles souvent trop faciles voir malaisantes… Au final, face à la disette d’évents due au Coronavirus et une écoute de l’album dans sa globalité, difficile de faire les difficiles. Les fans d’Euphoric seront ravis, c’est probablement l’album de l’année !

L’album démarre avec « Brothers« , un titre dont on a déjà parlé, ultra-cheesy, facile, qui se fend d’un changement de tonalité sur la fin du morceau, frôlant presque un air de chant de Noël.
« One Of Us » en duo avec Keltek se veut déjà un peu plus serieux et équilibré. On sent bien la note de chaque artiste, le titre se termine avec un bel outro funeste. « Thunder » avec les Da Tweekaz est surement l’un des morceaux les plus remarquables; Un vocal ultra clean et catchy, une mélodie qui l’est tout autant, clairement signée par les norvégiens, si bien qu’on a du mal à trouver la marque Sound Rush (peut-être dans l’anti-climax?).

Même chose du côté de « Embracing The Madness« , une belle collaboration équilibrée, on y retrouve les kick-rolls addictifs de D-Sturb et ses mélodies typiques, avec pour seule différence que celles-ci sont jouées par le preset habituel de Sound Rush. Le final est particulièrement jouissif.

Vous l’avez compris avec seulement 4 titres en solo sur 10, le duo se repose beaucoup sur les collabs. C’est encore le cas sur « ‘Crazy » avec Atmozfears, d’ailleurs un contraste flagrant en terme de production comparé à « Inception » avec Coone. « Crazy » se veut beaucoup plus experimental et surement un des meilleurs titres de l’opus avec sa construction originale qui vogue entre Raw et Euphoric. Là encore, on kiffe le final extrement sale, probablement le passage le plus violent de l’album.

Les titres solos sont loins d’être faibles, en particulier « No One Ever Knows » qui bénéficie d’une belle augmentation de BPM et d’un anti-climax éfficace dont on retrouve les éléments dans le dernier drop, offrant une solide évolution tout au long du morceau. Enfin, « Infinite Skies » relève de l’Euphoric tout ce qu’il y a de plus classique, on se passerait tout de même du vocal et des paroles infames de Villain « Just give yourself wings, i’m born with a purpose, 150BPM Making me fly« , risible.

« Brothers » est un premier album qui va ravir les fans d’Euphoric et de Hard « Mainstream ». Le pari de miser sur les collabs était le bon. On imagine difficilement 10 titres solo du duo, tant ceux-ci sont similaires, principalement à cause de ces synthés usés jusqu’à la corde. Avec une durée qui dépasse à peine la demi-heure, l’album s’écoute d’une traite et sans mal. L’essentiel de la production est soignée, même si on note parfois des différences, mais qui sont loin de gâcher le plaisir.

Notons aussi que l’essentiel des titres étaient déjà disponibles depuis un moment. Nombre de fans se plaignent d’une telle campagne, néanmoins à l’heure de Spotify il est difficile de faire vivre un album en se sortant que 2 titres avant l’opus complet…

Sabotage
Directeur artistique et responsable Hardstyle