Rampage a dévoilé l’une des plus belles éditions de son histoire

Rampage | Source : Instagram
Rampage | Source : Instagram

Clap de fin pour Rampage 2026. Après deux jours de Bass Music à l’AFAS Dome d’Anvers, le plus grand festival Dubstep & Drum & Bass indoor d’Europe s’est une nouvelle fois imposé. Et à chaque fin de Rampage, on se demande toujours comment l’événement va réussir à nous surprendre l’année suivante. Pourtant, chaque année, le défi est brillamment relevé par les équipes et les artistes.

L’édition 2026 ne déroge pas à la règle. On irait même jusqu’à dire qu’il s’agit de notre édition favorite depuis que nous foulons le festival, en 2018. Retour sur deux très belles journées de Bass Music.

Le plus gros line-up ever de Rampage

Line up Rampage 2026 / Source : Rampage
Line up Rampage 2026 / Source : Rampage

Une scénographie toujours aussi impressionnante

Comme à son habitude, Rampage et Reverze partagent une bonne partie de leur scénographie. Bien sûr, en tant que fans de Hard Music, nous avions déjà aperçu la scène quelques semaines plus tôt. Et si les avis étaient plutôt mitigés du côté des fans de Hard, quelle ne fut pas notre surprise en découvrant pour la première fois cette magnifique scène.

L’AFAS Dome était ici décoré de grandes barres LED suspendues au-dessus du public, particulièrement impressionnantes. Ces mêmes barres partaient directement de la scène pour s’étendre au-dessus de la foule. Au total, ce sont plus de 1000 m² d’écrans LED qui étaient installés, un chiffre très impressionnant pour ce type d’événement. Sans oublier les 250 lasers, là aussi une très belle performance de l’équipe de production.

Mais la plus belle surprise des équipes de Rampage fut certainement l’ajout de structures supplémentaires par rapport à Reverze. Présentes depuis de nombreuses années dans l’univers du festival, elles ont joué ici un rôle clé dans le rendu visuel. À nos yeux, avec la scène de 2024, on était clairement face à l’une des plus belles stages de l’histoire de Rampage.

Un AFAS Dome toujours aussi adapté à l’événement

L’AFAS Dome reste quant à lui un endroit parfait pour faire la fête. Si l’an dernier nous avions pu râler avec le retour des casiers à l’intérieur et une certaine difficulté à circuler entre les étages, tout semblait avoir été corrigé cette année. Probablement grâce à l’ajout des salles deux et trois.

La salle deux prenait place au même endroit que l’an dernier, au premier étage entre les escaliers, là où l’on retrouvait les casiers sur les éditions d’avant Covid. Une salle forcément un peu petite pour certains artistes, mais l’envie de Rampage de proposer de nouvelles expériences reste très appréciable. Même chose pour la scène trois, un étage plus haut. Les installations restaient assez minimalistes avec peu de lights, mais un système son plus que correct au vu de l’espace proposé. On espère pouvoir retrouver ces différentes scènes lors des prochaines éditions.

Une ambiance parfaite pour Rampage

Comme à son habitude, les “soldiers” étaient présents en nombre pour danser jusqu’au bout de la nuit. Malgré tout, nous avons remarqué une légère baisse d’affluence, surtout comparé à l’année dernière. En 2025, l’annonce du b2b entre Marshmello et Svdden Death avait attiré beaucoup de curieux. Cette année, l’effet semblait un peu moins marqué. Globalement, il y avait beaucoup d’espace dans la salle principale à plusieurs moments de la soirée, même pendant certains sets de headliners comme Sub Focus ou Wrankdat. Certes, deux autres scènes étaient disponibles, mais celles-ci ne pouvaient évidemment pas accueillir un public aussi important.

Malgré cela, la joie et l’énergie des festivaliers restaient bien présentes. Comme à chaque Rampage, que ce soit en indoor ou en open air, on retrouve cette ambiance unique avec un public qui connaît très bien la scène. Il est très facile de repérer un groupe et de rester avec lui sur plusieurs sets, tout en chantonnant vos tracks préférées avec de parfaits inconnus. Un très bon point pour l’univers de la Bass Music, très certainement l’un des plus friendly de la musique électronique. Nous avons d’ailleurs croisé énormément de Français tout au long de cette édition, preuve que la Dubstep et la Drum & Bass fonctionnent toujours très bien chez nous.

Nos sets favoris

Sota

Comme à son habitude, Sota arrive toujours à nous impressionner. L’artiste est certainement l’un de nos favoris en Drum & Bass, notamment grâce à sa Jump Up redoutable. L’Anglais nous a livré l’un des meilleurs sets du week-end. Et pourtant, la tâche n’était pas simple, il devait passer juste après le duo Crankdat / Wooli, probablement le set le plus attendu du festival.

Malgré cela, Sota nous a proposé un set mêlant classiques, remixes et un nombre impressionnant d’IDs toutes aussi bonnes les unes que les autres. Et c’est là toute la force de l’artiste. Mention spéciale au passage de “I Like The Noise” de Sickmode. En tant que fans de Hard Music, il est toujours amusant de voir quelques tracks Hard apparaître ici et là dans des sets Drum & Bass.

Crankdat b2b Wooli

C’était le set le plus attendu de Rampage 2026. L’annonce de ce b2b avait fait l’effet d’une petite bombe sur la scène Bass Music. En effet, les deux artistes n’avaient encore jamais performé ensemble en-dehors des États-Unis. Une belle prouesse donc de les voir réunis à Anvers pour cette édition. Et forcément, le duo n’était pas venu pour faire dans la dentelle. La Brostep était à l’honneur pendant une heure de basses particulièrement intenses.

Tout comme Sota après eux, le duo nous a surpris avec quelques tracks inattendues. On pense notamment à ce mashup entre “Spaceman” de Hardwell, “No Beef” d’Afrojack et Steve Aoki, accompagné d’un drop Dubstep surpuissant. La qualité du mix était également remarquable. Les tracks s’enchaînaient avec une fluidité impeccable, preuve du talent du duo derrière les platines. On espère les revoir très vite en Europe.

Primate

Le set de Primate n’a malheureusement pas commencé de la meilleure des manières. À peine quelques secondes après le début de la première track, le son s’est coupé. Il a fallu de longues minutes — interminables pour le DJ — pour que le son revienne… avant de couper à nouveau. Finalement, au bout d’une dizaine de minutes, “Sticks & Stones”, le dernier titre du Belge et nom de son live, pouvait enfin démarrer.

Pas facile de commencer un set à 4h du matin dans ces conditions. Et pourtant, Primate nous a montré de très belles choses ce soir-là. Comme ses prédécesseurs, il a dévoilé un grand nombre d’IDs tout en jouant ses plus grands classiques. Mention spéciale à sa collaboration avec GPF, qui fait toujours autant son effet.

Mentions spéciales

Il est toujours difficile de se limiter à un top 3, surtout quand la grande majorité des sets étaient excellents. On retiendra par exemple l’énorme b3b entre Tsuki, Majistrate et Sub Zero. Quel plaisir de revoir cette Jump Up à l’ancienne avec trois piliers du genre. Un set parfait pour conclure cette édition de Rampage.

Autre surprise : Cybergunz. Oui, certains se demandent encore pourquoi un artiste Uptempo joue à Rampage. Mais cette ouverture vers d’autres styles permet aussi de découvrir de nouvelles choses. Et la performance a clairement marqué les esprits. Enfin, Zomboy nous a également offert un excellent set. L’un des pères du Dubstep anglais s’est démarqué par la qualité de son mix et par des visuels particulièrement réussis tout au long de sa performance. L’une des prestations les plus appréciées du public. Un petit mot pour Donkey Cum Collective. Sous cet alias ô combien poétique, il est toujours plaisant d’entendre un remix de La Souris verte avec un drop dubstep bien dégueulasse. On vous aime.

Conclusion

Rampage a une nouvelle fois réussi son pari : se renouveler et continuer à surprendre, même après 17 éditions. Et c’est là toute la force de Murdock et de ses équipes. Si la marque Rampage prend de plus en plus d’ampleur à travers le monde avec des éditions organisées un peu partout, l’édition Indoor reste la principale.

Les moyens mis en œuvre sont conséquents et le public reste l’un des plus fidèles de la scène électronique. On espère malgré tout voir un peu plus de monde l’année prochaine. Rampage reste bien plus qu’un simple festival : c’est une véritable expérience visuelle et musicale, portée par l’une des meilleures équipes de production du milieu. Avec une billetterie relativement accessible, on ne peut que vous conseiller d’y faire un tour.

Rendez-vous les 5 et 6 mars 2027 pour une nouvelle édition qui s’annonce déjà très prometteuse !

Amateur de vitesse, 150 BPM minimum et bruits de tondeuse : voilà mes passions !