Le constat est sans appel. Selon l’étude Capital on Top dénommée « The UK’s Nightlife Report », plus de la moitié des clubs londoniens sont amenés à disparaitre d’ici 2030. Pour arriver à cette donnée, l’entreprise s’appuie sur les chiffres de fermetures de club à Londres entre 2022 et 2025. En faisant la moyenne annuelle et en projetant celle-ci sur les cinq prochaines années, elle arrive à ce résultat assez alarmant, qui ne concerne d’ailleurs pas que la capitale.
Comment expliquer ces chiffres ?

L’étude pose le constat sans toutefois chercher à le comprendre mais l’on peut identifier quelques pistes. Fragilisé par la crise du COVID, le milieu de la nuit a globalement su se relever en essuyant toutefois des pertes financières – et des pertes tout court. En réaction, le maire de Londres a d’ailleurs mis en place depuis février une « taskforce » dédiée au sujet de la sauvegarde du monde de la nuit.
En face, la nouvelle génération supposée renouveler la fréquentation des clubs n’est pas forcément au rendez-vous. Selon l’étude « La fête est-elle finie ? » de BETC et HAVAS publiée en 2023, celle-ci, plus casanière que ces aînées, est moins encline à faire la fête. Dans le détail, 52% des membres de la génération Z préfèrent rester chez eux un soir de week-end plutôt que de sortir… sauf promesse d’une soirée inoubliable.
Enfin, on pourrait peut-être aussi mentionner l’inflation du prix des top DJs. Certes, ils ont la capacité de remplir des clubs, mais indubitablement rognent sur les marges avec des cachets de plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’euros.
En conséquence, comment les clubs peuvent-ils s’adapter ?
L’étude de Capital on Tap donne quelques indices et/ou recommandations. Sans surprise, elle désigne les réseaux sociaux comme un vecteur incontournable d’attractivité et de visibilité pour une « marque ». Avoir des réseaux sociaux actifs augmente mécaniquement la possibilité d’apparaitre dans une grille ou un feed de « consommateurs » qui y sont fréquemment.

Pour de nouveaux clubs comme pour des clubs existants, le business model doit aussi s’adapter pour faire face à l’incertitude. En plus de cela, ces derniers doivent proposer des soirées aux thèmes clairement identifiables. L’idée est d’être transparent sur ce qu’elles ont à proposer : Disco, Techno, Drum’n’Bass…
Aujourd’hui à Paris, nombreux sont les clubs à miser sur des collectifs, un « package » d’artistes qui ont chacun une identité musicale et qui peuvent remplir le line-up d’une soirée à moindre coût. Une solution financièrement intéressante mais qui, par effet ricochet, laisse parfois les DJs indépendants sur le carreau…











Laissez un commentaire
Voir les commentaires