Les Eurockéennes de Belfort 2024 entre musique, boue… et folie !

Crédits photo : @lau.raw (Guettapen)

Le plus grand festival de l’Est de la France vient de se terminer, et comme chaque année : on a vécu des choses inédites ! 34 éditions plus tard, les Eurockéennes sont toujours là pour faire vibrer leurs festivaliers. Des fidèles habitués aux nouveaux venus, le peuple présent lors du premier week-end de juillet a été clairement rassasié. Retour sur 4 jours de fête.

Une programmation fidèle à elle-même

Aux Eurockéennes, on sait qu’il y aura à boire et à manger pour tout le monde. Toutes les époques, tous les âges et tous les registres musicaux se retrouvent ensemble au même endroit, le temps d’un grand week-end. Pop, rock, métal, rap, musique électronique ou musique du monde sont joués sur 4 scènes différentes. Pour le coup, cette diversité se retrouvait également au sein même de notre registre favori.

Entre Romy, Apashe et le Brass Orchestra, Purple Disco Machine, Bon Entendeur ou The Prodigy, nous sommes passés par toutes les ambiances. Rajoutons à cela les exclusivités créées par les organisateurs à chaque édition, les « Eurocks Specials ». Pour 2024, il y avait notamment les amis de La Darude le vendredi soir sur la scène de La Plage.

Programmation 2024

3 jours de festival, du jeudi au samedi, avec un 4ème jour bonus le dimanche où seule la grande scène accueille des shows, avec en closing, un artiste/groupe d’envergure. Après Muse et Indochine, c’est monsieur David Guetta qui s’est occupé de cela. Mais nous y reviendrons plus tard…

Dansons sous la pluie !

Le soleil était bien trop timide durant ce week-end : on va finir par croire que la pluie est sur guestlist du festival chaque année. Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas connu une édition des Eurockéennes sans une goutte qui tombe durant le week-end (la personne qui écrit ces lignes y va depuis 2010, on vous laisse faire le calcul).

Crédits photo : Laura Hucheloup (Guettapen)

Dès notre arrivée le jeudi, le sol était déjà très boueux, notamment à cause de l’utilisation des différents engins utilisés pour la mise en place. Peu de gens vous diront qu’il est agréable de danser sous la pluie et dans la boue. Surtout que la presqu’île du Malsaucy se transforme assez rapidement, dans le bon sens, comme dans le moins bon ! Mais non, pas aux Eurockéennes.

Crédits photo : Laura Hucheloup (Guettapen)

Les habitué(e)s le scandent : « les Eurocks sans la pluie, c’est pas les Eurocks ! ». Et c’est bien vrai. Malgré les conditions météo très capricieuses, l’ambiance globale était juste exceptionnelle. Chants, danses, rires, glissades (in)volontaires : les festivaliers étaient surexcités pendant 4 jours. Que ça fait du bien de partager tout cela !

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Que retenir de cette édition ?

La diversité, c’est le mot qui représente le mieux ce festival. Y aller pour un seul registre musical, c’est passer à côté de l’expérience. D’autant plus que les organisateurs aiment prendre des risques dans les horaires et les lieux de programmation des artistes/groupes, pour inciter à la découverte. On réalisait souvent des moitiés de show pour courir sur un deuxième qui avait lieu en même temps. Passer de Romy à Bigflo & Oli, c’est assez atypique !

Crédits photo : Laura Hucheloup (Guettapen)

Côté électronique, la House de Bon Entendeur a été plus qu’appréciée le jeudi soir, pendant que The Prodigy détruisait la grande scène. Avec ce mélange Punk / Électro si spécial, le groupe britannique a mêlé ses classiques ‘Firestarter’, ‘Smack My Bitch Up’ avec une scénographie aux petits oignons. Mention spéciale au Pendulum Mix du titre ‘Voodoo People’ qui nous aura fait hurler de joie!

Le lendemain, le collectif de La Darude nous a bien épuisés pendant près de 4h avec leurs différents artistes. Trance, Techno et Eurodance se sont enchaînées pendant que des génériques de dessins animés et des clips des années 2000 étaient diffusés. Et c’était plutôt drôle d’entendre les réactions du public.

Crédits photo : Laura Hucheloup (Guettapen)

Le samedi, c’est Apashe, accompagné du « Brass Orchestra » qui nous aura littéralement scotchés. Ce mélange musique électronique et musique classique est exceptionnel, mais il l’est d’autant plus quand il est réalisé par un chef tel que le producteur belge. Chaque instrument apportait un vrai plus aux titres, et le public était complètement fou, du début à la fin.

Pour finir la journée, Purple Disco Machine, qui avait la responsabilité de clore le festival, a surpris les festivaliers en amenant sur scène Julian Perretta. Et bien sûr, le dernier jour, David Guetta a marqué les esprits, avec son « Monolith » et ses innombrables classiques. Pendant 1h30, les Eurockéennes n’ont eu aucun répit avec ce show très bien calibré.

Crédits photo : Laura Hucheloup (Guettapen)

La star française aura établi un nouveau record d’affluence au festival, avec 32000 personnes réunies sur une seule scène. Malheureusement, un show de cette envergure amène forcément son lot de problématiques, notamment celle de quitter le site à la fin de la prestation. C’est selon nous le gros point à retravailler, car sur les 3 autres journées, nous n’avons eu aucun mal à rentrer et sortir.

Une expérience réussie

Les Eurockéennes, c’est avant tout une belle expérience de vie, dans un cadre atypique. L’ambiance est toujours superbe, car visiblement, rien n’arrête un franc-comtois qui a soif de son. Comme chaque année, il y a un large choix côté alimentation et boissons avec des spécialités. D’ailleurs, merci la fromagerie Lehmann pour l’excellente poêlée franc-comtoise ! Et bien sûr, côté musique, on écoute toujours de belles choses et on fait de belles découvertes.

Crédits photo : Laura Hucheloup (Guettapen)

Petite exclusivité : nous avons eu la chance de réaliser plusieurs interviews durant le festival. Très prochainement sur nos réseaux, vous retrouverez en vidéo Kem LALOT, programmateur du festival, mais également Apashe et Purple Disco Machine !

Nous avons passé un super week-end au Malsaucy. On tenait à remercier les équipes des Eurockéennes (Kem et Hervé) ainsi que les équipes d’Ephelide (Marion et Hélène). A très bientôt en Franche-Comté !

Co-gérant de votre média favori, amoureux de House Music, DJ et bout-en-train à mes heures perdues !