Alors que l’intelligence artificielle transforme rapidement les industries créatives, Deezer et Ipsos publient une étude inédite sur la perception du public vis-à-vis de la musique générée par IA. Réalisée auprès de 9 000 personnes dans 8 pays, elle met en lumière une réalité frappante : 97 % des répondants ont échoué à différencier une musique entièrement générée par l’IA d’une musique humaine.

Une étude mondiale aux conclusions révélatrices
L’enquête, menée en octobre 2025 aux États-Unis, au Canada, au Brésil, au Royaume-Uni, en France, aux Pays-Bas, en Allemagne et au Japon, visait à mieux comprendre comment les auditeurs perçoivent la musique synthétique. Les participants ont écouté trois morceaux – deux créés par IA et un par des artistes humains – avant de tenter de les identifier.
Résultat : presque tous se sont trompés, et 71 % se disent surpris d’un tel constat. Plus de la moitié (52 %) ont même exprimé un malaise à l’idée de ne pas pouvoir faire la différence. Au-delà de cette confusion, l’étude révèle un paradoxe : si 51 % des sondés estiment que l’IA jouera un rôle important dans la création musicale, 64 % redoutent qu’elle entraîne une perte de créativité. La curiosité reste dominante (55 %), mais la confiance envers l’IA demeure faible (19 %).

Transparence et responsabilité : les attentes du public
La majorité des participants souhaite avant tout une identification claire des morceaux générés artificiellement. 80 % jugent indispensable que ces titres soient signalés, tandis que 73 % aimeraient savoir si leur plateforme leur recommande ou non de la musique 100 % IA.
Plus d’un utilisateur sur deux (52 %) considère qu’il ne faudrait pas inclure ces morceaux dans les classements au même titre que la musique humaine.
Ces résultats soutiennent la stratégie déjà engagée par Deezer. Depuis juin, la plateforme est la première à détecter et à étiqueter explicitement les titres créés par IA, grâce à une technologie propriétaire capable d’identifier les productions issues de modèles comme Suno ou Udio.

Défendre les artistes face à la montée des contenus synthétiques
L’enjeu ne se limite pas à la transparence : il touche directement la rémunération et la reconnaissance des créateurs. 65 % des sondés estiment qu’il ne devrait pas être permis d’utiliser des œuvres protégées pour entraîner des modèles d’IA, et 70 % considèrent que cette musique menace les revenus des artistes.
Deezer a été à l’avant-garde dans la mise en place de solutions garantissant la transparence et limitant l’impact négatif de l’afflux de contenus entièrement générés par l’IA dans le streaming musical. Les résultats de cette étude montrent clairement que les gens se soucient de la musique et qu’ils veulent savoir s’ils écoutent un morceau créé par un humain ou par une IA.
Alexis Lanternier, CEO de Deezer

Aujourd’hui, Deezer affirme que près de 34 % des morceaux livrés chaque jour sur sa plateforme – soit environ 40 000 titres quotidiens – sont entièrement produits par intelligence artificielle.
Il ne fait aucun doute non plus qu’il existe des inquiétudes quant à l’impact de la musique générée par IA sur les moyens de subsistance des artistes et sur la création musicale.
Alexis Lanternier, CEO de Deezer
Chez Deezer, une position pionnière dans l’industrie
La plateforme française reste la seule à avoir mis en place un outil de détection et d’exclusion de ces titres des recommandations et playlists éditoriales. L’objectif ? Éviter qu’ils ne diluent le système de rémunération des artistes. Elle a également déposé deux brevets pour protéger cette technologie.
Avec cette étude, Deezer confirme sa volonté d’établir un nouveau standard de transparence dans le streaming musical. L’entreprise s’engage à défendre les droits des créateurs face à un phénomène qui pourrait, selon la CISAC, menacer jusqu’à 4 milliards d’euros de revenus d’ici 2028.











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