Marqué cette année par une programmation XXL avec un samedi qui voyait notamment la sensation Charli XCX amasser une foule phénoménale, We Love Green a livré une fois de plus son lot de live émotion et moments mémorables. On est allé y faire un tour pour profiter d’une line up électronique toujours aussi éclectique, de DJ Koze à Horsegiirl en passant par Amelie Lens. Plusieurs sets ont clairement crevé l’écran, on vous partage les trois performances qui nous ont le plus marqués sur cette édition.
salute

Toujours un grand plaisir de voir le prodige autrichien de la scène UK Garage débarquer à Paris comme un rayon de soleil chargé en BPM et en loops French House. Comme à son habitude, pas de grosse scénographie, pas de surjeu pour salute : juste une tracklist hyper bien sentie, délivrée dans un flow rapide, qui fait groover et nous offre un des sets les plus exaltants du week-end. Pas mal de classiques (mention à son edit de “Harder Better Faster Stronger”) et de moments euphoriques malgré un dancefloor qui semblait parfois se vider pour revenir plus nombreux que jamais sur le closing en prévision du set suivant de Kavinsky.
Gesaffelstein

Onze ans. C’est le temps qu’il aura fallu attendre pour revoir Gesaffelstein jouer en France. Et le retour de celui qu’on appelait jadis le prince noir de la Techno n’a pas déçu. Drapé de mystère, vêtu de noir, statique comme une statue de marbre, le Lyonnais a délivré une grande messe avec son live ultra-percutant qu’on aurait tant aimé vivre à L’Accor Arena (finalement annulé durant le COVID). Après avoir parcouru l’Amérique du Nord en long en large et en travers (Coachella, Ultra Music Festival, EDC Las Vegas…), on méritait bien ce retour de Gesa en France, à We Love Green.
Dans une scénographie minimale mais ultra impactante et un clair obscur dont on peine à détourner le regard, Gesaffelstein a enchaîné avec dramaturgie les titres de son dernier opus « Gamma » sorti en 2024, avec des versions live de titres comme « Mania » ou « Hysteria » absolument redoutables. Un set qui n’a pas cherché à séduire mais à marquer. Et c’est précisément ce qu’il a fait.
BICEP

S’ils n’avaient pas besoin de confirmer qu’ils faisaient figure de fer de lance de la très riche scène UK en live, BICEP s’est en tout cas permis de le rappeler au public parisien avec une performance mémorable, qui aurait pu bénéficier d’une meilleure sono (comme pour l’ensemble des sets sur la Lalaland durant le weekend).
Avec CHROMA, leur nouveau live A/V et une série de singles inédits, les Irlandais nous on mis un claque sensorielle ultra-maîtrisée en jouant toujours subtilement entre des vibes rave et concert, où l’on pouvait autant ressentir que danser intensément. Avec de longs builds ambient-breakés, des tracks comme « Apricots » ou « Water » joués dans des versions retravaillées, les nombreux banger de la saga CHROMA, le pré-final sur « Glue » avant un rappel Drum & Bass saisissant, on est ressortis lessivés mais apaisés de ce moment hors du temps.















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