Lane 8 nous émerveille avec la sortie de son nouvel album intitulé ‘Reviver’

Reviver. C’est ainsi que Lane 8 a décidé de nommer son 4ème album. Avec son arrivée, le patron de This Never Happened continue sur sa lancée d’un LP tous les 2 ans. Une prestation pour le moins remarquable que peu de producteurs dans le milieu arrive à reproduire, tout particulièrement à la vue de la qualité de chacun d’entre eux. 

Pour Lane 8, après presque 10 années à produire de la musique et à développer son univers si singulier, il était temps pour lui de réaliser son introspection et de réfléchir à une nouvelle manière de développer son style. Se réinventer en tant que producteur, se challenger, sortir de sa zone de confort : tel était ses propres mots lorsqu’il a annoncé l’arrivée de ce nouvel album en octobre dernier. Il avait par la même occasion, décrit ce projet comme le plus axé “dancefloor”. 

Autant vous dire que cela n’a fait que grandir notre impatience de pouvoir enfin mettre les mains sur ce tant attendu 4ème opus.

Chose promise, chose due donc ! Dès le premier titre de l’album, un vent de fraîcheur vient nous balayer. La première minute du morceau n’est pas encore terminée que l’on est déjà enivré par la mélodie et le sublime vocal de Channy Leaneagh. Flirtant avec des vibes deep et melodic house, ce titre donne le ton pour le restant de l’album. 

Survive n’est ainsi que le point de départ du périple que nous a concocté Lane 8. Plus l’album avance, plus on se sent vivant. Chaque morceau qui suit complète parfaitement celui qui le précède. Avec Reviver, le voyage poursuit son cours et on saisit ici tout l’aspect club et “dancefloor” que voulait insuffler le producteur à son œuvre. Un sentiment que l’on retrouve d’ailleurs distillé tout au long de l’album comme sur la brillante What Have You Done to Me, l’électrisante Illuminate ou encore Nuclear Lethargy qui nous transporte littéralement dans la facette progressive de l’américain : Que c’est excellent ! Un vrai coup de coeur pour ce morceau qui se démarque par bien des aspects des autres titres de l’album.

Lane 8 ne délaisse pas pour autant son amour pour les ballades mélodiques dont lui seul en a le secret. Il nous en délivre ainsi de somptueuses comme au travers de Watermelon Wormhole, Red Lights, Trampoline Counting Stars ou encore Closer. Pour l’accompagner dans cette nouvelle aventure, le producteur a fait appel à des visages familiers avec lesquels une véritable osmose s’est créée au fil des années. On retrouve ainsi Artic Lake, Solomon Grey, Emmit Fenn ou encore Channy Leaneagh

En l’espace de deux ans, Daniel Goldstein, de son vrai nom, a changé. Il a une fois de plus mûri et ça se ressent. Ce nouvel album est à la fois un renouveau mais également une confirmation de son identité sonore.

Des événements qui se sont produits à la fois dans le monde extérieur et dans ma vie personnelle m’ont changé, ainsi que ma vision de la vie, de manière presque complète. En réalité, je n’avais pas vraiment besoin de me réinventer de manière intentionnelle, car j’avais moi-même changé.

Lane 8

Avec Reviver, Lane 8 ravive ici la flamme de l’espoir et du bonheur. L’espoir d’une année qui marquera, on l’espère, le début vers un retour à la normale dans un monde où l’ensemble de nos croyances et habitudes ont été chamboulé depuis maintenant 2 ans; ainsi que bonheur de se retrouver ensemble.