Le week-end dernier, le Dream Nation Festival, l’un de nos rendez-vous préférés de la rentrée, célébrait sa 12ème édition. Fidèle à son ADN, l’événement retrouvait son format emblématique : trois scènes étendues sur deux jours. Avec plus de 60 artistes à l’affiche, le festival met en avant toute la diversité de la scène électronique. Electro, Techno, Trance, Bass Music et Hard Music… tous les styles étaient représentés. Entre la puissance de Reinier Zonneveld B2B Angerfist, la dualité de Malaa et son Alter Ego, ou encore l’alchimie de Funk Tribu B2B Mischluft, une édition qui a su marquer par ses connexions inédites.
Ce que l’on apprécie tout particulièrement à Dream Nation, c’est la scénographie. La première scène impressionnait avec son écran central et les arceaux lumineux au-dessus du public. La deuxième, elle, misait sur de nombreux écrans et une intensité lumineuse tout aussi marquante. Quant à la troisième, elle était plus intimiste. Elle offrait une atmosphère originale avec le DJ en hauteur et un écran géant avec des visuels de dessins animés cultes.
Une première nuit sous haute intensité
Vendredi soir, on a passé une bonne partie de la soirée sur la scène Warzone dédiée à la Hard Music, où MC Primax de In Harder Style accompagnait les artistes. Arrivés tôt, on a découvert Protokseed et Sköne avec leur projet Silence : une excellente mise en bouche pour lancer la nuit. On a ensuite enchaîné avec Spice up (Vortek’s et Teksa). Leur set nous a bien embarqués, mais quelques soucis techniques, avec une coupure du son puis une baisse de volume, ont un peu gâché l’expérience côté public.
Envie de changer d’ambiance, cap sur la scène 2much pour le set de Shoshana, qu’on vous avait d’ailleurs conseillé dans notre sélection. Et on n’a pas été déçu : énergie, remixes de titre Pop et bonne humeur, le combo parfait ! Fidèle à sa réputation, la 2much a encore confirmé que ce qu’on aime chez eux, c’est cette signature unique : une ambiance toujours survoltée et colorée.

Retour sur la Warzone avec Von Bikräv et sa Frapcore : les remixes de Rap français font toujours autant plaisir. Le remix de « Du Ferme » de La Fouine nous a d’ailleurs offert un vrai moment de kiff. On enchaîne ensuite avec un tour par la Pulsar, la scène Techno, pour le set du duo italien 999999999. Leur set intense a immédiatement fait réagir le public, qui s’est laissé emporter par l’énergie sans relâche.
De retour sur la Warzone, Rooler, nous a régalés avec ses classiques et son énergie débordante. On a adoré, même si, une fois encore, les soucis techniques ont parfois rendu les mélodies difficile à entendre, couvertes par les basses de la Pulsar. Puis est venu l’un des moments qu’on attendait le plus. La rencontre entre Reinier Zonneveld, qui se présentait sur scène sous son alias masqué HardKar, et Angerfist. Un set qui n’a pas déçu, une montée en puissance partant de la Techno pour finir en Hardcore sans concession. On a terminé la soirée comme on l’avait commencé : sur la Warzone avec Miss K8 et Anime, véritables reines du Hardcore, en B2B pour un set explosif.
Une deuxième nuit marquée par l’inédit
On attaque le samedi soir sur la Bassquake, la scène dédiée Bass Music, avec Asdek, parfait pour se mettre en jambes. Vient alors ce qui restera, pour nous, le meilleur set du week-end : Malaa + Alter Ego. Une performance qui a relié la Bass House de Malaa à la Drum & Bass et la Hard Techno de son double. Entre un public enflammé qui faisait des pogos et un alter ego survolté, l’ambiance été électrique. Zomboy a ensuite pris la suite avec un set Dubstep qui a déclenché une vague de headbangs sur les barrières.
On sort prendre l’air quelques minutes, mais à peine le temps de souffler que 25EMEHEURE nous embarque déjà dans son univers sur la scène Organïk. Quelques drops puissants et un public en folie… et nous voilà de retour à l’intérieur sur la Lunar, pour un B2B inédit entre Funk Tribu et Mischluft. Et comme on s’y attendait, l’alchimie entre les deux est immédiate. Ils nous régalent au rythme d’une Trance bien groovy et entrainante. Le temps semble même s’arrêter lorsqu’ils jouent « Viento » de Funk Tribu, un vrai moment suspendu.

On retourne une dernière fois sur la Bassquake pour un autre B2B inédit : Kayzo x Must Die!. Un set hybride entre Dubstep et Hard Techno. On aurait bien aimé un peu plus de Dubstep pour coller à l’esprit de la scène, mais l’énergie et la complémentarité des deux artistes ont largement tenu le public en haleine. De notre côté, on termine ce deuxième jour de festival sur la scène Lunar avec Astrix et sa Psy-Trance.

Quelques bémols
Parmi les points à améliorer cette année, la gestion du cashless a posé quelques difficultés. Comme dans la majorité des festivals aujourd’hui, ce système était obligatoire pour consommer. Cependant, il était nécessaire de récupérer un bracelet et de le recharger exclusivement aux banques prévues à cette effet. L’absence d’alternative en ligne a entrainé de longues files d’attente parfois répétées au cours de la soirée. Un retour au format précédent avec des bracelets distribués à l’entrée (différents selon la durée de présence) et rechargeables en ligne et en amont, aurait sans doute fluidifié l’expérience.
Côté technique, quelques réglages du son ont également perturbé la fête, notamment sur la Warzone le vendredi soir. En plein cœur de la foule, il arrivait d’entendre davantage les conversations alentours ou même les basses de la scène d’à côté plutôt que la musique de l’artiste.

Néanmoins, malgré ces quelques points perfectibles, Dream Nation reste un rendez-vous incontournable de la rentrée. Entre la richesse de sa programmation, l’énergie du public et l’intensité des shows, le festival continue d’offrir des moments uniques que l’on a déjà hâte de revivre l’année prochaine.














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