Le mois dernier, avant que la Belgique ne devienne le cœur de la musique électronique avec Tomorrowland, nous étions déjà sur place. Nous avons pris le temps de découvrir Ostend Beach, un festival ambitieux installé sur la côte belge. Entre ville et mer, nous avons vibré au son de Meduza, Franky Rizardo, Reinier Zonneveld ou encore Alignment. Une belle météo était au rendez-vous, des couchers de soleil sublimes, de belles découvertes artistiques : retour sur cette première expérience de Guettapen à Ostend Beach.
Techno, House et quelques pépites au programme

La programmation d’Ostend Beach se révèle audacieuse. Le festival s’attache à inviter des artistes pointus et originaux ainsi que des headliners singuliers. L’accent est clairement mis sur la qualité. On retrouvait Reinier Zonneveld, Meduza, Eats Everything, Hugel, Olympe ou encore Franky Rizardo en tête d’affiche. Plusieurs talents belges étaient également de la partie, des noms familiers pour ceux qui arpentent la route des festivals du Plat Pays : Jeroen Delodder, Luna & Lenthe, Marhu, Naomi Cazier, Laura Hoogland. Ostend Beach conviait aussi les Cherry Moon Legends, le collectif incontournable qui fait vibrer la Belgique depuis 1991 avec ses soirées iconiques. On ne peut que saluer le travail des équipes, qui parviennent à miser sur l’originalité.
Danser sur la plage face à la mer du Nord
Comme son nom l’indique, le festival se déroule sur la plage d’Ostend. Nous étions quelque peu sceptiques quant à l’idée de danser dans le sable, mais on s’y habitue vite ; deux scènes étaient d’ailleurs couvertes et disposaient d’un plancher en bois, histoire de retrouver une surface solide sous nos pieds. Quoi qu’il en soit, le cadre est original et apporte une atmosphère paisible et agréable. D’un côté, la ville côtière d’Ostend nous tend les bras ; de l’autre, la mer du Nord s’étend à nos pieds. Le soir, de sublimes couchers de soleil coloraient le ciel jusqu’à une heure avancée.

Le festival compte quatre scènes. La Mainstage, The Beach, était, comme son nom l’indique, sur le sable. Elle bénéficiait d’une structure sobre, composée de panneaux LED, qui offrait une vue imprenable sur les couchers de soleil sans dénaturer le décor naturel environnant. The Dome constituait la première scène couverte et le temple de la Techno : un gigantesque panneau LED recouvrait l’intégralité de la scène au-dessus du public. The Club, elle aussi couverte, proposait une programmation plutôt orientée House et affichait constamment une ambiance au sommet. Enfin, The Garden, plus intimiste, plongeait le public les pieds dans le sable ; les artistes jouaient depuis un conteneur, au plus près de la foule.
L’efficacité à la belge en action

Malgré les contraintes inhérentes à l’organisation d’un festival sur la plage, Ostend Beach parvient à maintenir des standards de confort et de logistique plus que convenables. L’attente aux points de vente comme aux toilettes restait raisonnable. Le festival possède sa propre monnaie, les « Shells ». Le prix était cependant indiqué en euros à côté de la valeur en Shell ; on soupçonne qu’une régulation en ce sens soit entrée en vigueur dans le pays, puisque cet affichage bilingue figure désormais sur d’autres événements. Les verres étaient consignés et dotés d’une puce électronique reliant le contenant à votre bracelet. Des points de retour, répartis un peu partout, permettaient de récupérer le montant de la caution automatiquement. Seul bémol : ils n’étaient pas assez nombreux, obligeant parfois à traverser la moitié du festival pour restituer ses verres.
Ambiance du public : l’énergie épicurienne des festivaliers

Ostend Beach attire un public de connaisseurs qui ne recule pas devant des noms plus pointus. Les gens viennent avant tout pour faire la fête et s’amuser. Disons-le : ce sont de bons vivants, on est bien en Belgique ! Le public s’est notamment déchaîné sur la scène The Dome lorsque les DJs de Cherry Moon se sont succédé. Un enthousiasme parfois un peu trop débordant, mais on ne va pas leur en tenir rigueur : l’ambiance restait bon enfant.
Nos coups de cœur du week-end
Alycia Bezgo

C’est notre découverte du week-end. Hannah Laing ne pouvant malheureusement pas se produire, Alycia Bezgo a pris le relais. Nous avons embarqué pour un torrent de vibes Fast Trance survoltées. Une pluie d’edits, de remixes et d’IDs nous a tenus en haleine jusqu’au bout de la nuit. On retient notamment un edit de C’est beau la bourgeoisie qui tourne en boucle depuis (on l’a retrouvé pour vous). Nous ne connaissions pas Alycia Bezgo ; elle figure désormais dans notre liste des artistes à ne pas manquer. Il semblerait qu’elle soit bientôt de passage à Paris : allez-y les yeux fermés !
Reinier Zonneveld

Changement de registre pour le closing du festival. Rendez-vous avec le grand malade qu’est Reinier Zonneveld, qui nous a gratifiés d’un set à toute vitesse. Entre Techno, Hard Techno et Hardcore, si l’on souhaitait finir en douceur, ce n’était pas la bonne adresse. Les closings à 180 BPM semblent devenir une tradition, et ce n’est pas pour nous déplaire.
Franky Rizardo

Franky Rizardo est toujours une valeur sûre. Un coucher de soleil, de la House et des amis : le combo parfait pour un set toujours aussi excellent. Quelques pépites ont résonné, dont son remix de We Could Be Love ou le tube de l’été Verano en NY de Toman. Un moment hors du temps qui restera longtemps gravé dans nos mémoires.
Bonus : Naomi Cazier
Naomi Cazier, artiste belge en devenir, affiche des influences marquées par Franky Rizardo ou Gordo. Elle a déjà joué à Tomorrowland, à l’ADE, à Ibiza et bien plus encore. Dotée d’un talent certain que l’on suivra de près ces prochaines années, elle assurait le closing de The Garden le samedi soir, où elle a délivré un set des plus réjouissants.
Ostend Beach ouvre idéalement le mois de juillet
Ostend Beach a lancé le mois de juillet avec une belle édition : nous avons vibré sur des sets singuliers et authentiques, retrouvé de vieilles connaissances et profité de cette énergie belge si difficile à décrire. Nous sommes rentrés, les chaussures pleines de sable, mais sans aucun regret ! Ce festival, qui nous était encore méconnu il y a quelques années vient de s’imposer dans l’agenda de Guettapen : on reviendra, c’est certain !

















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