Defqon.1 2025, le temple de la Hard Music n’a pas déçu

Defqon.1 2025, c’est déjà fini. Après quatre jours de pure intensité, les warriors ont rangé leurs tentes et retrouvé la réalité. De notre côté, il est temps de revenir sur ce week-end hors du temps et de vous partager notre expérience.

Du 26 au 29 juin 2025, Biddinghuizen (Pays-Bas) s’est transformé en terrain sacré pour Defqon.1 Weekend festival, le plus grand festival des musiques de style Hard au monde. Cette édition, baptisée « Where Legends Rise », a rassemblé plus de 500 artistes sur quatre jours, au rythme du Hardstyle, Hardcore et autres sonorités extrêmes. Entre shows spectaculaires, décors monumentaux et ambiance survoltée, Defqon.1 nous a offert une expérience hors du commun.

Retour sur le Holy Ground

Jeudi après-midi, on a posé nos valises sur le légendaire Holy Ground. Après s’être installés au Friendscamp, on s’est dirigé vers l’ouverture du festival à 18h, prêts à vivre quatre jours hors du temps. Cette soirée était réservée aux 58 000 warriors qui campaient sur place, tous prêts à faire la fête. Pour la première fois, Defqon.1 est passé au 100 % cashless : fini les tokens, chaque festivalier a reçu un bracelet servant à la fois de billet d’entrée, de moyen de paiement et de badge pour accomplir des tâches. On l’a reçu directement chez nous, à activer et recharger avant le festival. À chaque entrée et sortie du site, il fallait badger avec ce bracelet.

Découverte des scènes

On fait nos premiers pas sur le festival et direction la BLACK Stage pour l’ouverture avec Angerfist. Là, on découvre ce superbe dragon qui trône au-dessus de la scène. Un set intense avec des kicks puissants, qui a clairement chauffé l’ambiance. Ensuite, on part explorer et découvrir les multiples facettes du festival.

On part à la découverte des foodtrucks et stands gourmands du festival. Côté restauration, le festival mise sur ses propres stands à des prix plus doux. On a un large choix : poulet, frites, loaded fries, pâtes, spécialités asiatiques, pizzas turques… Il y en a pour tous les goûts ! En complément, plusieurs foodtrucks de marques extérieures complètent l’offre avec des pizzas, burritos, cafés, poffertjes, sandwiches grillés, smoothies ou encore hot dogs.

Retour ensuite dans le repaire du Hardcore pour soutenir Hysta, notre Française. Avant de prendre la direction de la BLUE Stage, la plus grande scène couverte du festival, pouvant accueillir près de 28 000 personnes. On parvient à se frayer un chemin dans la foule pour assister à l’un des B2B les plus attendus de la soirée : Warface & Rooler. Un set survolté, mêlant Raw, kick rolls et drops déchaînés. L’ambiance était électrique, jusqu’à l’extérieur de la scène, avec un public qui reprenait chaque morceau en chœur. On enchaîne avec le set de TNT, puis petit détour par la BLACK Stage pour voir Dimitri K.

Ensuite, direction la U.V. pour vivre le tout premier endshow du week-end : The Tribute. Sur le mythique The Paradox de B-Front & Phuture Noize, un classique absolu du Hardstyle, des milliers de voix s’élèvent à l’unisson. Un déluge de feux d’artifice et de lasers illumine le ciel pour un show visuel inoubliable. Pour ceux qui ne l’ont pas encore vue, la vidéo est juste en-dessous.

À la conquête de la RED

Vendredi matin, l’ambiance monte d’un cran : le festival s’ouvre à tous et 12 000 nouveaux Warriors foulent le Holy Ground. Curieux et surexcités, on se dirige vers la RED Stage aux alentours de 12h30, impatients de la découvrir enfin. Chaque édition apporte son lot de nouveautés et cette année, c’est « The creator » qui trône fièrement en mainstage. Fidèle à son approche durable, Defqon.1 mise sur la récupération de décors issus d’éditions passées ou d’autres événements. La RED intègre d’ailleurs le visage iconique de Qlimax 2014. Sa conception s’étale sur près d’un an, et son montage débute trois semaines avant l’ouverture.

C’est la légende du Frenchcore Dr. Peacock qui a eu l’honneur d’inaugurer cette scène grandiose. Derrière les platines, il a livré un set spectaculaire, mêlant DJing et live pour un résultat aussi puissant que mémorable.

… et autres zones intéressantes de Defqon.1

On continue notre exploration du festival en découvrant les Wasted Lands, une zone spécialement dédiée aux campeurs avec des activités situées en-dehors des scènes principales. On y trouve un supermarché (grande nouveauté à Defqon.1 cette année), des stands de nourriture, des bars, des espaces de détente et des boutiques de merchandising.

Parmi les installations, la Warrior Gym, une salle de sport en plein air pourvue de coachs et de matériel, permet aux festivaliers soucieux de leur bien-être de rester en forme tout au long du week-end, même au cœur du festival. Le soir, plusieurs scènes secondaires proposent des sets nocturnes, des silent disco et des performances surprises. Après la fermeture des scènes principales, les Wasted Lands restent animés jusqu’à 3h du matin, du jeudi au samedi.

Retour à la musique !

Nous nous dirigeons ensuite vers la BLUE Stage pour vibrer au son du set intense d’Act of Rage. Puis vient le moment tant attendu de Rooler, acclamé par un public qui reprend en chœur chacun de ses morceaux. Le point d’orgue du set : l’apparition surprise de Dr. Peacock pour jouer leur collaboration « Trip To Italia », qui est d’ailleurs sorti vendredi dernier. Ce set nous a fait perdre la voix, porté par l’énergie incroyable de la foule et la beauté de la BLUE Stage avec ses lasers a rendu l’expérience encore plus mémorable.

Après cette montée en puissance, nous nous sommes dirigés vers la RED Stage pour retrouver Coone. Il était accompagné d’un invité surprise : Timmy Trumpet, qui faisait ses débuts à Defqon.1. Dès les premières notes de « The Freaks », la surprise a été totale pour le public. Nous avons aussi pu entendre les derniers morceaux de Coone, comme « Dum ».

Nouveauté cette année, Defqon.1 a ajouté une nouvelle scène le vendredi : la PINK. Entièrement consacrée à la Drum ‘n Bass, nous sommes allés y découvrir le set de Pythius.

Clap de fin du vendredi

On retourne ensuite sur la RED pour enchaîner avec le set de B-Front, juste avant l’un des moments forts du week-end : le Spotlight. Ce Endshow du vendredi met chaque année un artiste à l’honneur, et cette fois, ce sont les légendes D-Block & S-te-Fan qui ont eu le privilège de clôturer la journée. Pendant une heure, ils ont offert un show spectaculaire mêlant musique, lumière, feux d’artifice et émotions, sous les yeux émerveillés de 65 000 festivaliers.

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Après le show sur la RED Stage, place à l’after ! On récupère nos casques aux points de distribution pour les silent disco, puis direction la MAGENTA Stage. On enchaîne ensuite avec l’after d’End of Line sur la BLUE Stage, sans casque cette fois, avec un set intense signé Bloodlust, D-Sturb et Warface. Les jeux de lumière et les lasers y sont spectaculaires, sublimant encore un peu plus l’atmosphère déjà survoltée.

En forme pour le grand jour

Le samedi, c’est LA journée des rendez-vous sur la RED Stage ! Dès midi, on démarre avec le Warrior Workout : une séance collective d’une heure animée par des coachs professionnels, le tout rythmé par de la musique Hard. Une occasion unique pour les mordus de sport présents sur place.

On a eu la chance d’être invités par la team Defqon.1 à découvrir Boom Boom Boom Chicago, le tout premier spectacle de stand-up dédié au Hardstyle. Pendant 30 minutes, des humoristes pros ont enchaîné les impros et les vannes sur la vie de festivalier, le Hardstyle et l’ambiance du festival. C’était drôle, décalé et surtout super rafraîchissant au milieu de ce week-end intense.

On a ensuite déambulé à travers le festival et découvert l’une des scènes éphémères, où se succédaient le Français Insuspect, puis Rooler et Adjuzt pour un set aux sonorités Italo-Disco. Un peu plus loin, une scène « Fast Food in Concert » surplombait les stands de restauration, juste à côté de la BLUE Stage, ouverte le samedi de 12h à 18h.

Une POWER HOUR réussie

Vient ensuite le deuxième temps fort de ce samedi et non des moindres : la POWER HOUR. Une heure de fête partagée avec tous les Warriors. Dès le début, le célèbre “left – right” a rassemblé toute la foule dans un saut synchronisé, créant une belle communion. Pyrotechnie, confettis et énergie ont ensuite rythmé ce show mémorable. D’ailleurs, on a été (très) agréablement surpris d’entendre un extrait du remix d’Habstrakt de ‘Ring the Alarm’.

On quitte la fin de la POWER HOUR pour rejoindre la GREEN Stage, dédiée à la Hard Techno le samedi et le dimanche. On y jette un œil pendant le set du Français Eczodia, reconnu pour ses productions puissantes et son énergie intense derrière les platines. Les amateurs de Hard Techno présents sur place étaient captivés. On se dirige ensuite vers la BLUE Stage pour profiter de l’un des meilleurs sets, à nos yeux, celui de Mish ! Chaque morceau s’enchaînait parfaitement, maintenant une dynamique incroyable jusqu’à la fin de son passage. Un vrai régal pour ses fans présents ce jour-là !

Un endshow spectaculaire

En route vers la RED Stage pour nous assurer une bonne place et profiter pleinement du moment le plus attendu de la journée : l’Endshow. Sub Zero Project et Hard Driver ouvrent le set avec une énergie intense, portée par le coucher de soleil. Rebellion prend ensuite la scène pour chauffer le public, qui chante en parfaite harmonie. Enfin, le Endshow de 30 minutes offre un spectacle visuel impressionnant avec des jeux de lumières, feux d’artifice et lasers, pour un final à couper le souffle qui marque tous les warriors, dont une partie est rythmée par l’hymne de cette édition, signé Vertile. Vous pouvez revoir ce magnifique show juste en dessous.

On redescend doucement de nos émotions, puis on file vers l’after AR Gang sur la BLUE Stage. Tous les artistes du label sont là : Rooler, Sickmode, Mish, Krowdexx, Malice, Levenkhan, Kenai… La scène est bondée, l’ambiance survoltée et chaque morceau repris en chœur par un public en feu. La scénographie vient sublimer l’ensemble et rend le moment encore plus intense.

À la tombée de la nuit, l’ORANGE LIGHT DISTRICT se transforme en un lieu à part, entièrement dédié aux afters. Casque sur les oreilles, on déambule entre les différentes silent disco, chacune avec son ambiance.

Sunday Funday

Le dimanche, c’est la journée où tout le monde peut vraiment lâcher prise et s’éclater en mode freestyle niveau look. C’est le moment parfait pour montrer qui tu es vraiment, sans prise de tête, ni jugement. Une vraie vibe cool où tout le monde peut être soi-même, tranquille et libre. On ne va pas vous mentir, la fatigue se faisait sentir pour ce dernier jour. On en a donc profité pour se poser dans les coins chill répartis un peu partout sur le festival, toujours proches des scènes pour continuer à profiter du son.

Photo prise lors du Sunday Funday de Defqon.1

Modifications des stages pour le dernier jour

A noter également que le dimanche, les scènes BLACK et U.V. échangent leurs emplacements. Cela permet aux fans de Hardcore de profiter de leur musique en plein air, tandis que l’UV se transforme en la plus grande zone couverte du festival, offrant un espace immense pour faire la fête à l’intérieur lors de cette dernière journée.

On débute la journée tranquillement sur la GOLD Stage avec DJ J.D.A., qui crée une atmosphère à la fois chaleureuse et pleine de nostalgie. Cette scène célèbre les grandes heures du Hardcore. Sa programmation éclectique réunit passionnés, gabbers et ravers pour revivre ensemble l’authentique essence de la rave.

Photo de la Gold Stage de Defqon.1

On a décidé de passer la vitesse supérieure et de voir ce que Remzcore et Levenkhan avaient dans le ventre. Ces deux-là ont littéralement enflammé la YELLOW Stage avec leur énergie de folie et leurs beats ultra rapides. C’est LA scène la plus extrême du festival, réservée aux amateurs de sons Hardcore à fond, avec de l’Uptempo, du Frenchcore et du Terror, où le tempo dépasse souvent les 200 BPM.

Photo prise depuis le DJ booth de la Yellow Stage de Defqon.1

Après ça, on se dirige vers la BLACK Stage, (anciennement U.V.), où Anime prend les platines. Un set intense qui met tout le monde dans l’ambiance. Ensuite, Miss K8 entre en scène, apportant toute son énergie et son charisme. On passe ainsi deux heures en plein soleil, à vibrer au son de ces deux reines du Hardcore, qui savent parfaitement comment faire bouger le public.

On s’arrête un moment devant le grand stand de merchandising. Chaque année, Defqon.1 lance une nouvelle collection avec plein de choix : t-shirts, sweats, shorts, pantalons, bombers, colliers, batteries externes, imperméables, drapeaux, tenues Sunday Funday, casquettes, bobs… Il y en a vraiment pour tous les goûts.

Une cérémonie de clôture de ce Defqon.1 bien ficelée

Direction la RED stage pour la cérémonie de clôture, un moment fort de cette journée. 5 heures de show où les légendes du Hardstyle se sont succédé sur scène pour retracer l’évolution du genre depuis ses débuts jusqu’à aujourd’hui. Chaque heure représentait une période différente, de 2000 à 2025, avec une ambiance à la fois nostalgique et pleine d’énergie. Les artistes ont vraiment mis le feu et on a pu ressentir tout l’amour porté à cette musique. Bravo et merci à Q-dance, qui a fait grandir tout ça depuis 25 ans.

Pour clôturer notre week-end en beauté, on se dirige vers la U.V. (anciennement la Black) pour un closing intense et chargé en BPM. On débute avec un set de GPF, avant de terminer en apothéose avec la performance d’Unicorn on K sur scène.

Photo de la U.V. Stage de Defqon.1

Un grand merci à The Media Nanny, Defqon.1 et Q-dance pour l’invitation. Defqon.1 2025 restera gravé dans nos mémoires, avec une mention spéciale pour la BLACK Stage qui est sans aucun doute notre préférée. On a aussi été bluffé par la qualité des shows visuels. On a déjà hâte de revenir sur le Holy Ground l’année prochaine !

Passionnée, j’adore partager mes découvertes sur les nouvelles sorties et les actualités. Tu peux me retrouver sur tous les dancefloors parisiens !