Le Kappa FuturFestival clôt une édition 2025 mémorable

Photo officielle du KFF 25
(c) Antonio Corallo

Buongiorno ! L’équipe Guettapen s’est rendue à Turin, afin d’assister à la mouture 2025 du Kappa FuturFestival (KFF). Nous y étions l’année dernière, et l’opportunité de s’y rendre à nouveau s’est présentée. Nous avions beaucoup aimé l’édition précédente, et la programmation comportait quelques noms très alléchants pour nous. Ni une ni deux, nous avons pris notre vol, afin de séjourner du 3 au 7 juillet 2025 dans le Piémont. Gros weekend, pas mal de choses à dire : c’est l’heure du récapitulatif !

Le Kappa FuturFestival, un festival ancré en ses terres

Le Kappa FuturFestival se déroule, comme l’année dernière et depuis quelques temps, au Parco Dora, une friche post-industrielle à Turin, facilement accessible en transports, en voiture ainsi qu’en vélo ou trottinette électrique. Le lieu dispose toujours de cette vibe industrielle si caractéristique, et cette aura nous plaît énormément. La Futur Stage ainsi que la Voyager, profitent de l’architecture des pylônes orange du Parco Dora pour faire résonner kicks et drops en tout genre. On l’avait adorée l’année dernière, et la Voyager demeure notre petite préférée !

Photo officielle du KFF 25
(c) Antonio Corallo

Disons-le : peu de choses ont changé, voire rien du tout. Mais n’est-ce pas dans les vieilles marmites que les meilleurs soupes sont faites ? La MainStage demeure impressionnante, tant en matière d’architecture que de population. On a pu entendre le public rugir à de multiples reprises, que ce soit sur le set de ANOTR, MEDUZA ou Dom Dolla. Et puis, quel régal ça doit être pour les DJs d’avoir cette impression de stage constamment remplie ! Pour avoir pu, cette année, expérimenter le backstage du festival, on vous confirme que c’est assez prenant !

Photo officielle du KFF 25
(c) Andres Media Team KFF

La Voyager, petite sœur de la Futur n’a pas bougé. Elle profite toujours du design des pylônes et de la longueur, mais avec une dimension plus réduite. Elle disposait cependant d’un écran unique, permettant de diffuser des visuels. Ledit écran était plus ou moins bien exploité, selon les sets ou les spots prévus par la régie publicitaire du festival. De mémoire, seuls Charlotte de Witte ou Carl Cox ont utilisé l’écran à leur avantage.

(c) Riccardo REEPIK

Pour le reste des scènes, celles-ci s’éparpillent aux extrémités du Parc. La Solar Stage accueillait le côté Hard de la programmation (Reinier Zonneveld, Lilly Palmer, Shlømo, ØTTA), tandis que la Nova alternait des programmations live (Soulwax) ou plus clubbing (Sangiuliano, Adam Beyer B2B Maceo Plex). La Kosmo, quant à elle, offrait un cadre bucolique, avec des petites décorations façon cirque et un line up House pointu !

Une programmation démentielle pour ce Kappa FuturFestival 2025

Le Kappa FuturFestival fait désormais partie du gotha européen et international en matière de programmation. Tous les genres musicaux sont représentés, et le line up promeut headliners comme newcomers. On vous avait évoqué la programmation dans un précédent post : on vous y renvoie pour une vision dédiée.

Cette édition a néanmoins été affectée par la grève des contrôleurs aériens, ainsi que quelques annulations. De ce fait, Chris Avantgarde n’a donc pu être présent, tandis qu’Eris Drew n’a pas pu rejoindre Octo Octa pour leur back-to-back. Lil Louis est arrivé 5 minutes (!) avant son set… Ce qui a obligé les organisateurs à jongler pour proposer des compensations : Olympe a pris le créneau d’Avantgarde, et Octo Octa a assuré 2 heures à elle seule (et avec brio).

Grosse frayeur également le dimanche, avec un festivalier qui a escaladé un pylône de la Voyager, entraînant une suspension de la fin du set de Carl Cox, ainsi qu’une interruption d’une heure pour le set de Mau P, qui n’a donc joué que 30 minutes … Les secours sont heureusement intervenus promptement afin de faire descendre l’individu.

Le KFF nous a également proposé un set surprise le dernier jour, en permettant à Kevin de Vries et Enrico Sangiuliano de jouer B2B sur la Lab Stage. Une scène plus petite que celles que les deux artistes allaient investir plus tard, mais quelle ambiance durant 1 heure!

Comme toujours, nous avons pu assister à de multiples performances, en solo, B2B, DJ set ou live. Enfin, chapeau bas aux artistes italiens, mis en avant par le KFF, qui leur réservait les meilleurs slots. Le chauvinisme a du bon, dans ce cas-là, au vu de la qualité actuelle de la scène de la Botte.

Une organisation rodée mais un peu chancelante en 2025

(c) Antonio Corallo

Niveau organisation, nous devons avouer que cette année nous laisse mi-figue, mi-raisin. Si les essentiels ont une nouvelle fois été assurés avec brio (stands de nourriture/boisson, toilettes, activités), nous constatons que les prix des consommations et de l’alimentation n’ont pas bougé d’un iota, et demeurent franchement élevés au vu de la qualité proposée.

Si nous avons, une fois de plus, privilégié la gastronomie piémontaise hors-festival, il faut souligner le fait que l’aspect food/beverage du KFF n’est pas au niveau gustativement et monétairement parlant (en GA, du moins) ce qui laisse les festivaliers sur le carreau au moment du dîner et les oblige, une fois l’événement terminé, à se ruer sur les dernières échoppes ouvertes. Ce détail est une tâche pour un festival de cette envergure.

On vous l’évoquait plus haut, mais une question demeure : comment une personne a-t-elle pu grimper le pylône, malgré le nombre conséquent de personnels de sécurité constatés sur site ?

Ce que nous avons écouté

Comme d’habitude, aucun classement ici ! Nous avons pu écouter moult sets et performances. On en attendait certains, on a découvert d’autres choses …

Jour 1

Le Day 1 était prometteur. Notre arrivée s’est faite sur les coups de 15h, pile au moment où KETTAMA entamait son set. Nous n’avons au départ pas compris l’horaire proposé pour le prodige UK. Cependant, celui-ci s’est adapté en offrant un set plus lent, mais très House UK. Un régal, qu’on a goûté sans modération.

Photo prise lors du jour 1 du Kappa FuturFestival 2025
(c) Giuseppe – KFF Media Team

Direction la Voyager sous un soleil de plomb et avec une bière, pour écouter Fleur Shore, laquelle jouait déjà le dernier titre de Toman, « Verano en NY ». L’ambiance était absolument folle sur cette stage, et nous y sommes restés afin de pouvoir profiter du B2B entre Skream & Prospa, qui a conféré au lieu des airs de Circoloco.

Photo prise lors du jour 1 du Kappa FuturFestival 2025
(c) Antonio Corallo

Dans cette veine, le set d’ANOTR constitue tout simplement notre highlight du premier jour. Les Néerlandais ont absolument retourné la MainStage avec un slot au sunset parfait pour eux. Entre House et Tech House, ils ont distribué galette sur galette, avec en point d’orgue ce public qui a chanté, à l’unisson, « Relax My Eyes ». Notre corps vibrait comme si nous nous trouvions dans un stade. On en frissonne à nouveau rien que de l’écrire !

Nous avons terminé notre Day 1 auprès de Nico Moreno, puis de Soulwax. Grosse, grosse claque sur le live des Belges, avec une scénographie tout bonnement sublime, et une présence scénique intense, qui nous a scotchés à la scène jusqu’à la fin.

Jour 2

Rebelote le samedi, avec une entrée en matière sur la Solar Stage et le set de Basswell B2B Onlynumbers, qui ont joué une Hard Techno sans concession. Nous avons apprécié la Melodic Techno de Massano, ou de Miss Monique à la Voyager Stage. En outre, le B2B assez pointu entre Helena Hauff et DJ Stingray nous a enchantés.

Photo prise lors du jour 2 du Kappa FuturFestival 2025
(c) Antonio Corallo

Dom Dolla a (spoiler alert) joué l’un des meilleurs sets, si ce n’est notre set préféré du weekend, en MainStage. L’Australien a rempli la Futur Stage, sans aucun souci, et a alterné entre ses productions (Miracle Maker), mais également de superbes classiques Techno (Flash, MHATLP…). Dom a visiblement compris le public qui l’attendait !

Photo prise lors du jour 2 du Kappa FuturFestival 2025
(c) Antonio Corallo

Par la suite, DJ Tennis & Seth Troxler ont su raviver notre flamme avec un B2B du plus bel acabit, tandis qu’ARTBAT a rempli la Voyager jusqu’à son dernier centimètre carré. Autre B2B que l’on attendait, Vintage Culture & Beltran ! Les Brésiliens ont fait honneur à leur patrie en jouant Brazilian Bass, Tech House & Baile Funk, et leur set était efficace, quoiqu’un peu redondant. On vous le disait plus haut : Dom Dolla aurait pu profiter d’un slot plus tardif, et l’énergie délivrée par l’Australien était sans doute trop élevée pour que les autres DJs puissent suivre …

Nous avons aussi pu assister à quelques minutes de Shlømo, ainsi qu’Anyma B2B Solomun. Ce dernier set souffrait cependant en notre sens de quelques dysfonctionnements techniques, notamment en matière de volume, et spécialement sur les tracks joués par Anyma. Un problème que nous avions déjà constaté la veille sur son set MainStage, avec une impression de volume baissé constante.

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Enfin, nous avons achevé ce deuxième jour avec le nouveau concept de MEDUZA : 3. Luca, Mattia & Simone étaient pour l’occasion tous réunis. L’un était aux platines, l’autre au piano, le dernier aux pads/synthés, pour réinterpréter leurs classiques, quelques mashups bien sentis, mais également pour passer de beaux tracks bien gras. On a bien aimé ce set, et avons apprécié que cela constitue notre closing de la journée.

Jour 3

Notre arrivée se réalise sur les 20 dernières minutes d’Enrico Sangiuliano B2B Kevin de Vries. Le set ne durait qu’une heure, mais la foule était en transe. De notre côté, nous aurions pu écouter les deux artistes pendant des heures … ! Nous avons donc privilégié la MainStage et l’extended set de Solomun, que nous avons savouré.

Photo prise lors du jour 3 du Kappa FuturFestival 2025
(c) Riccardo REEPIK

Nous avons par la suite été à la Voyager pour déguster le set de Mau P, qui n’a au final joué que 30 minutes. Peu lui chaut : la sensation Tech House du moment a délivré banger sur banger, transformant ces 30 minutes en un moment suspendu dans le temps. On a tout simplement adoré. Petit tour sur la Solar Stage pour profiter des kicks acérés de Lilly Palmer (que nous avons pu interviewer avant son set), qui a bénéficié de la motivation sans relâche des warriors de la scène. Une belle performance !

Nous nous sommes ensuite dirigés vers la Kosmo Stage pour le set d’Octo Octa, qui a constitué en notre sens une véritable leçon de House & de Sélecta, avant d’enchaîner sur Adam Beyer B2B Maceo Plex, qui ont transformé la Nova Stage en club underground. Après quelques minutes auprès de Charlotte de Witte, nous avons à nouveau adoré Patrick Mason (comme l’année dernière) : l’énergie qu’il dégage est folle, et communicative ! Nous avons enfin terminé notre festival sur le live de Reinier Zonneveld, qui a maintenu l’énergie de Mason jusqu’aux dernières minutes. D’autres choix s’offraient à nous (Lil Louis, Octave One, pour ne citer qu’eux).

Le Kappa FuturFestival : une valeur sûre

Malgré les quelques détails relevés cette année, nous maintenons que le KFF fait partie de ces festivals à faire au moins une fois dans sa vie, tant que l’on se prépare à le faire (financièrement, logistiquement). L’ambiance y est vraiment cool : le public chante, danse, et est réactif sur les tracks jouées. Le lieu demeure charmant, et la programmation éclectique. Et puis, faire la fête en Italie : ça a son charme ! Ciao & grazie per tutti, Kappa FuturFestival.

Un merci tout particulier à Elsa Sachet et ANIMA PR pour l’accueil,
l’organisation du séjour, ainsi que les moments géniaux partagés !

Grooves endiablés et douceur mélodique rythment mes journées. Je passe également des disques avec l'équipe après les 39h.