Nous étions à l’édition 2024 du So W’Happy Festival

C’est déjà terminé ! L’édition 2024 de So W’Happy a été un franc succès pour les organisateurs. Avec plus de 50.000 personnes sur le week-end, jamais le festival n’avait enregistré autant de monde. So W’Happy nous a encore prouvé qu’il était l’outsider prêt à aller concurrencer les grands avec, bien sûr, quelques améliorations à prévoir.

Un lieu qui ne change quasiment pas

So W’Happy festival se déroule près de Lille, en Belgique, à Rongy, petit village d’à peine plus de 1000 habitants. C’est donc sur cette petite commune que plusieurs dizaines de milliers de festivaliers déboulent le temps d’un week-end. Par rapport à l’an dernier, le lieu reste inchangé, un terrain proposé par le village, bien assez grand pour tout ce petit monde. En revanche, entre 2023 et 2024, So W’happy perd deux scènes, ce qui porte le total actuel à quatre.

La mainstage était très imposante et nous a réellement surpris. Avec ses 80 mètres de long pour plus de 20 de haut, la scène a de quoi impressionner! Mieux encore, la scénographie proposée était presque digne des plus grands. Chapeau à toute l’équipe de production.

Quant à la scène ‘village’, elle était cette année très jolie : bien que simple, les quelques décorations apportaient un réel plus. ‘The Dome’ n’a quasi pas changé à part la scénographie. Et enfin, ‘The Wood’, elle, reprenait la même grosse structure triangulaire que l’an dernier, au-dessus du public. Simple, mais efficace. Finalement, même si deux scènes manquaient à l’appel, elles étaient toutes très intéressantes et suffisaient largement vu la taille du festival.

Une programmation plus que parfaite pour la taille du festival

Difficile d’en demander plus à So W’Happy pour son line up. Rappelons que le festival est organisé par une association propre au village et ne possède pas de grosse structure derrière elle. Si vous êtes fan de Hard Music, difficile de se plaindre, au vu des différentes têtes d’affiche présentes.

Que ce soit du Rebelion b2b Vertile, ou encore du Dimitri K pour les adeptes de bruit de travaux, la quasi-totalité des DJs Hard étaient présents. So W’Happy se distingue aussi par sa scène techstyle et retro Hardstyle, fait plutôt rare sur les gros festivals. Et puis quand même, pouvoir voir Fatal Bazooka et Radical le même jour, c’est plutôt drôle !

On notera aussi les différents endshow du festival. Cette année, un mini endshow était même proposé le vendredi. Bien que plus petit que ceux de samedi et dimanche, il proposait tout de même quelques effets pyro sympathiques avec, bien entendu, des feux d’artifices. Ceux du samedi et dimanche étaient bien plus costauds. Nous ne sommes pas à un Defqon.1 (et c’est normal, vu le prix), mais pour un festival de cette envergure, c’est du très très bon ! On espère pouvoir obtenir des images très bientôt !

L’organisation, le petit point noir de cette édition 2024

Malgré tout, cette édition de So W’Happy restera légèrement en retrait par rapport aux autres, à cause de l’organisation, notamment le vendredi. Après 10 éditions passées, il est impensable de devoir attendre jusqu’à 04h pour certains pour rentrer sur le camping. En plus de 50 événements, c’est la première fois que nous attendons plusieurs heures pour tout simplement nous faire fouiller et pouvoir enfin déplier notre tente (oui nous sommes des masos du camping).

De plus, avec des fouilles avant même de biper les tickets, même les détenteurs d’un accès VIP ont dû attendre autant de temps que les autres. Avec des fouilles ultra-minutieuses et seulement cinq agents, forcément que ça allait coincer. Surtout quand on savait que cette édition serait une année record.

Outre cela, le reste du festival s’est très bien déroulé. So W’Happy propose des tarifs toujours intéressants et moins chers que nos voisins du style Reverze, Rampage ou Defqon.1. Les temps d’attente étaient très corrects, voire inexistants tant les différents bars étaient nombreux. Grosse mention spéciale une nouvelle fois à l’équipe bénévole. Toujours très souriante et en nombre, sans eux So W’Happy ne serait pas ce qu’il est devenu. Un gros merci à eux !

Une foule conquise !

Difficile de se plaindre de l’ambiance de So W’Happy. Comme chaque année, habitué des festivals côtoie amateur, et même… enfants ! Car oui, le vendredi était ouvert à tous, à condition d’être accompagné par un adulte. Un public très éclectique donc, mais toujours prêt à faire la fête ! Nous n’avons observé aucun comportement gênant sur les trois jours, que ce soit sur le camping ou devant les scènes. Une habitude de la population de So W’Happy qui, bien que jeune en partie, reste très respectueuse ! Encore un bon point pour le festival belge !

Les sets

Rebecah fût la très bonne surprise de ce week-end ! Jouant pour la première fois un set Hard Music et sortant totalement de sa zone de confort (la Hard Techno), l’artiste a pourtant su amener un nouveau souffle par rapport aux autres sets Hard Music écoutés ce week-end. Dr.Peacock nous a montré une nouvelle fois qu’il était le boss de la Frenchcore et un bel habitué de So W’Happy. Aux commandes du closing le samedi soir, le Néerlandais a tout simplement été grandiose avec un set à 200 BPM aux petits oignons. Alternant entre passages bien bourrins et moments émotion ! On notera aussi la bonne performance du sympathique Lil Texas ou encore du projet complètement délirant de Unicorn On Ketamine.

Conclusion

So W’Happy conclut donc sa plus grosse édition ever avec l’année 2024 ! Sans rancune pour le vendredi qui a été très compliqué, tant le festival présente par ailleurs un excellent rapport qualité/prix. Le beau temps revenu pile pour l’évènement était un autre très gros plus, et pouvoir danser sur des températures agréables sans pluie tout un week-end nous fait forcément passer un meilleur moment.

Le line up, les bénévoles, les organisateurs et le public font de chaque édition une réussite. Il en faudrait peu pour que So W’Happy ne s’impose comme l’un des ténors du milieu. Une ou deux autres grosses scènes, un camping avec un peu plus d’activités, voilà quelques idées pour le futur du festival. On espère revoir une prochaine édition à Rongy !

Amateur de vitesse, 150 BPM minimum et bruits de tondeuse : voilà mes passions !