Alison Wonderland dévoile son album, intitulé ‘Loner’

L’une des références de la scène Trap/Future Bass effectue son retour avec un projet en LP. Quatre ans après Awake, Alison Wonderland nous propose ‘Loner’, son troisième album studio. Nous avions pu avoir un aperçu de ce que la productrice australienne voulait nous proposer auparavant : en effet, « Bad Things », « Fuck U Love U », « Fear of Dying », « New Day » et « Forever » étaient venus définir la ligne directrice du projet. Alison Wonderland complète cet aperçu avec 7 nouveaux titres. Nous voilà donc en possession d’un album d’une durée de 35 minutes et demi.

Des morceaux entêtants et radio-friendly

‘Forever’ introduit l’album avec une belle vibe Future Trap, à mi-chemin entre Flume et RL Grime. ‘Safe Life’ suit le même chemin, avec en prime une belle performance vocale de la part de l’australienne. ‘Fuck U Love U’ opère un changement en adoptant une direction résolument plus dark. En effet, tous les éléments du track, du phrasé chanté aux parfums emo au drop tendent à créer une atmosphère de révolte. Aussi, le titre sied bien au morceau.

Si nous n’avions pas évoqué précédemment les morceaux sur Guettapen, autant vous dire que ‘New Day’ est LE titre radio-friendly du projet. Le vocal est catchy, la production rappelle un peu la technique des Chainsmokers en la matière… tout est réuni pour que le morceau fasse de beaux scores et tourne bien en radio. A voir ce que cela peut donner en France, cela dit !

Ce morceau est suivi de ‘I’m Doing Great Now, Thanks’, un interlude bien produit qui ne sert que d’introduction à ‘Something Real’. Alison opère une fois de plus un virage avec une ballade Pop/Deep House aux nappes mélodiques très adoucissantes. Une accalmie … pour mieux repartir ? C’est ce que semble ‘Eyes Closed’. En effet, le morceau se fonde sur une base de breakbeat infusée aux basses lourdes, qui tend vers la Drum’n’bass au second drop. La production est très sympa, avec ce break qu’adouberait une Rezz.

Bad Things rejoint la liste des titres radio compatibles, avec une composition Trap aux petits oignons qui demeure accessible quel que soit l’auditeur.

Des variations de styles appréciables mais compatibles avec le style Alison Wonderland

Thirst donne un coup de boost à l’album et replonge l’auditeur à bord d’un voyage dans les tréfonds de la Trap. Heureusement que le vocal des breaks et le lead permettent de respirer un coup, car le drop est d’une obscurité sans précédent.

Alison nous propose ensuite Cocaïne, un titre Trap commercial sympathique mais pas inoubliable, nombre de producteurs proposant déjà la même formule. Un bon titre qui saura rencontrer son public en festival ainsi qu’en radio.

Mais là ou Alison nous surprend, au niveau des singles promotionnels, c’est avec Fear of Dying. En effet, elle n’hésite pas à mélanger les différents styles qu’elle maîtrise (Trap, ballade chantée…), avant de les associer à une composition Complextro délicieuse. C’est simple, on adore.

L’album s’achève sur Loner, une outro Heaven Trap/Future Bass qui a le mérite de ne pas faire rechuter le rythme d’un seul coup, tout en annonçant à l’auditeur que la fin est proche. À première écoute, on attribuerait carrément le titre à Flume, vu la construction de celui-ci et les éléments sonores qui le composent. Quel dommage de ne pas avoir proposé une telle production lors du peak time de l’album.

En conséquence, Alison Wonderland délivre une troisième mouture très sympathique. L’avantage réside dans le fait que la productrice maîtrise son sujet, et alterne entre les styles. Elle propose du grand public, mais également du plus technique, ce qui permet aux néophytes et aux initiés de s’y retrouver. L’inconvénient réside dans le tracklisting et la durée de l’album. 35 minutes et demie avec quasiment la moitié de l’album déjà sortie sous forme de singles … Ça laisse peu de place à la surprise, et on a l’impression que l’album est trop court. Cela dit, le style adopté par Alison Wonderland y est pour quelque chose.

Mino
A.K.A. Mino. Aficionado de grooves endiablés et de douceur mélodique. DJ à mes heures perdues, un set ou stream tourne toujours pendant ma journée.