Bassnectar encore accusé de diverses infractions sexuelles, notamment sur mineurs

Il s’agit d’une sombre histoire de plus au répertoire des affaires d’agressions sexuelles, mais cela démontre que la scène de la musique électronique libère sa parole de plus en plus. En effet, nous vous parlions jusqu’à peu de l’affaire Erick Morillo/Kristen Knight, ou encore des révélations au sein du label Because Music.

Ce que l’on sait pour le moment

Aujourd’hui, le DJ américain Bassnectar est ciblé par des accusations d’infractions sexuelles. Au pluriel, car elles sont diverses et pas des moindres : trafic sexuel, atteinte sexuelle, production et détention de pédopornographie. En effet, les victimes présumées, Rachel Ramsbottom et Alexis Bowling ont déposé plainte le 5 avril et accusent Lorin Ashton (de son vrai nom) des infractions suscitées. Les plaignantes insistent sur deux points importants. Tout d’abord, au moment des faits, elles étaient mineures. Ensuite, Bassnectar n’est pas le seul ciblé : son management, son agence de touring ainsi que son label seraient également impliqués dans le cadre du trafic sexuel. Ainsi, les avocats des plaignantes ont déclaré :

« Après ses shows, il (Bassnectar) invitait des jeunes filles, mineures, dans sa chambre d’hôtel et leur demandait de se doucher, afin qu’elles soient propres (sic). Il couchait avec elles, demandant à ce que les rapports soient non-protégés. En échange, ils les rémunérait en argent et avec des objets de valeur. Il leur demandait, en outre, de prendre des photos d’elles et de les lui envoyer (ce qui contrevient à la loi en vigueur aux USA, §2252 du Statute 18, ndlr).

Ses diverses entités (labels, management, agence de touring) soutenaient ces activités, et Bassnectar utilisait cette force afin de trouver, piéger ses victimes, les forçant alors à des actes non-consentis et à des relations sexuelles tarifées alors que celles-ci ne dépassaient pas les 18 années révolues ».

Avocats des victimes présumées de Bassnectar

Des faits médiatisés, mais pas nouveaux

Cette information intervient près de 8 mois après les annonces du concerné, qui annonçait le 3 juillet dernier se mettre en retrait de la scène. Les faits relatés dans l’article ne sont néanmoins pas nouveaux. Et pour cause, d’autres fans et victimes parlaient déjà des agissements de Bassnectar. Cependant, il s’agit là de la première plainte avec un grand retentissement médiatique. Pour l’heure, beaucoup de personnalités influentes de la scène (Mimi Page, Herobust, etc…) ont offert leur soutien aux victimes, et la procédure doit suivre son cours.

Nous vous tiendrons informés des suites de cette affaire. Celle-ci risque de faire grand bruit du fait de la nature des infractions.

Amine
Responsable Tech House. Aficionado de grooves endiablés et de douceur mélodique. DJ à mes heures perdues, un set ou stream tourne toujours pendant ma journée.