Les salariés de Because Music dénoncent le harcèlement et les agressions sexuelles au sein du groupe

La parole se libère progressivement dans l’industrie de la musique. Si la scène électronique US a pris les devants (notamment avec l’affaire Kristen Knight-Erick Morillo), c’est au tour de la France de lever les boucliers et dénoncer les agissements qui la parasitent.

Nous apprenons ainsi, par un post Instagram, qu’un groupe de salarié.e.s du label Because Music (division française, en charge du catalogue Ed Banger notamment) se mobilise en vue de faire cesser les comportements de harcèlement et d’agressions sexuelles qui secouent l’industrie. En premier lieu, tout commence avec les accusations de viols et agressions sexuelles à l’encontre de Retro X, rappeur signé chez Because Music, mises en lumière par le site StreetPress.

Dès lors, des employé.e.s de Because Music se réunissent et adressent au président du label une lettre afin que ces agissements seuls. La suite s’opère d’elle-même : les rendez-vous s’enchaînent, et celui-ci prend conscience que le sexisme sévit au sein du label. La direction prend alors les mesures nécessaires pour que cela cesse.

Une ambiance sexualisée, marquée par des paroles inacceptables et relevant de l’humiliation et du sexisme, jusqu’au racisme et à l’homophobie

Du groupe de salarié.e.s de Because Music

Après 2 mois, les résultats tombent. L’enquête interne dirigée met en exergue une ambiance délétère, emplie de sexisme, d’humiliation, voire d’homophobie. La direction inclut alors de nouvelles clauses anti-violences sexuelles et anti-sexistes dans l’ensemble des process de la boîte. Mais elle décide également de sanctionner deux personnes suite à cette affaire dite #MusicToo. Un avertissement a été donné à une personne du label, et le licenciement du DG de Because Music pour faute grave a été prononcé.

L’ensemble de la rédaction Guettapen apporte son entier soutien aux salarié.e.s impliqués dans cette affaire. La libération de la parole à l’encontre des violences sexistes et sexuelles se poursuit.

Amine
Responsable Tech House. Aficionado de grooves endiablés et de douceur mélodique. DJ à mes heures perdues, un set ou stream tourne toujours pendant ma journée.