Condamnation pour fausses accusations dans l’affaire Guy Gerber

Guy Gerber
Guy Gerber

Le tribunal d’Ibiza a condamné une femme à 15 mois et un jour de prison pour fausses accusations de viol envers le DJ israélien Guy Gerber. Cette condamnation met par ailleurs fin à une affaire judiciaire qui avait suscité une large couverture sur les réseaux sociaux et dans la scène électronique internationale depuis la publication des premières allégations.

Précisons que ce verdict a été rendu conformément aux lois espagnoles.

Rappel des faits

Tout commence en juin 2022. La DJ Mavi De Mars publie sur Instagram une accusation de viol à l’encontre de Guy Gerber. Cette agression supposée serait survenue en 2013 à Mykonos. La publication et la campagne associée intitulée « Our Time Is Now » sont rapidement partagées sur les réseaux sociaux. Elles génèrent près de 900 000 interactions.

Ces accusations entraînent rapidement l’annulation de plusieurs dates internationales de Guy Gerber. Et ne manquent pas de susciter de nombreuses réactions dans la scène électronique mondiale. Selon le jugement espagnol, ces événements ont eu des répercussions professionnelles significatives pour le producteur.

Décision judiciaire

La plaignante n’a jamais déposé plainte, ni consulté de médecin, ni informé ses proches des faits allégués, selon le jugement du tribunal relayé par Prensa Ibérica. Lors de l’audience, elle a également reconnu avoir formulé des allégations publiques similaires contre une autre personne en 2022, sans déposer de plainte officielle ni demander d’assistance médicale.

En Espagne, le système juridique prévoit des sanctions pour faux témoignages ou accusations non fondées. Notamment lorsqu’ils portent sur des crimes graves comme le viol. La peine prononcée s’inscrit dans ce cadre légal, visant à sanctionner la diffusion d’informations jugées non fondées et susceptibles de causer un préjudice à autrui.

La juge Clara Ramírez de Arellano a estimé que la prévenue était consciente de la gravité de ses déclarations et de leur impact potentiel. Cela, compte tenu de sa profession dans le secteur juridique. Outre la peine d’emprisonnement, la prévenue devra publier l’intégralité du jugement sur ses propres réseaux sociaux. Elle devra également s’acquitter d’une amende quotidienne pendant plusieurs mois. Guy Gerber a renoncé à toute compensation financière.

Liberté de parole et cadre légal

En Espagne, on rappelle que les personnes qui témoignent d’agressions sexuelles peuvent s’exposer à des risques juridiques si leurs déclarations sont considérées comme fausses par un tribunal. Ce principe vise à protéger les droits fondamentaux de toutes les parties, mais il peut aussi contribuer à la gêne ou à la réticence à porter plainte, surtout dans un contexte où beaucoup d’agressions restent non déclarées.

Les données officielles montrent qu’en 2024, en Espagne, 22 846 infractions contre la liberté sexuelle ont été enregistrées. Une majorité des victimes sont des femmes, avec un grand nombre de mineures parmi elles. Une part importante de ces violences ne fait toutefois pas l’objet de plainte. Ce qui rend difficile l’accès à la justice pour les victimes.

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