Charlotte de Witte se dévoile dans son premier album studio

Charlotte de Witte

Alors qu’elle est en pleine tournée à Los Angeles, Charlotte de Witte dévoile son premier album. L’album éponyme aligne 11 titres, dont trois étaient déjà connus. Il marque le couronnement de 15 ans de carrière fructueuse. 15 ans durant lesquelles la Belge s’est imposée comme une artiste incontournable de la scène peak-time Techno. Plus discrète ces derniers mois, Charlotte de Witte n’a pourtant pas levé le pied.

L’annonce de cet album s’est accompagnée de plusieurs City Takeovers. Un concept où elle enchaîne plusieurs shows sur un laps de temps très court, de soirées en club à des formats plus intimistes. À l’instar de sa tournée à Los Angeles, elle s’est produite plus tôt cette année lors de six shows en quatre jours à New York… Puis cinq concerts en quatre jours à Londres. Elle a également annoncé deux shows déjà complets à la Flanders Expo de Gand, les 6 et 7 février 2026.

J’ai toujours été une clubbeuse dans l’âme. C’est là que j’ai découvert la liberté, la connexion et l’identité. Je ne serais pas celle que je suis sans ces moments partagés. Cet album est le reflet de qui je suis, d’où je viens et de ce qui continue à me motiver : le dancefloor.

Charlotte de Witte

Au milieu de ce programme chargé, l’album voit le jour. Un disque où elle parvient à ravir les fans de la première heure tout en s’essayant à de nouveaux horizons.

À bien des égards, cet album est aussi égoïste. Cela a été libérateur de créer quelque chose uniquement pour moi, sans trop réfléchir à l’attrait crossover ou essayer de rentrer dans un moule. J’ai suivi ce qui me semblait juste, ce qui me touchait.

Charlotte de Witte

L’album de Charlotte de Witte, titre par titre

Charlotte de Witte Album

L’album s’ouvre sur ‘The Realm’, sorti en single en avril dernier. Un titre qui joue les codes de la DJ-productrice belge, simple et efficace. On bascule ensuite sur ‘No Division’, avec XSALT, également dévoilé il y a plusieurs mois. Toujours aligné avec la patte Charlotte de Witte, de quoi ne pas être dépaysé en entamant l’album. On enchaîne avec ‘Vidmahe’, régulièrement entendu dans ses sets cet été, distingué par un vocal indien qui apporte une touche d’originalité.

La découverte se poursuit avec ‘Memento Mori’, caractérisé par une bassline dure et percutante et des vocalises aux accents fantastiques. Le mélange crée une atmosphère répétitive et enivrante. S’ensuit ‘Become’, un titre à la touche Acid, porté par une voix perturbante et glaciale. Cette dernière installe une tension à la fois angoissante et entraînante. Retour à des terrains plus familiers avec ‘The Head That Know’, dévoilé lui aussi depuis plusieurs mois. On aime la dualité d’un beat Techno surplombé d’un vocal Rap engageant signé Comma Dee. Changement total d’ambiance avec ‘Higher’, un morceau breakbeat particulièrement intéressant et inhabituel pour Charlotte de Witte. On se laisse facilement emporter.

Ensuite, ‘Domine’, qui reste dans la ligne directrice de l’album, avant d’enchaîner sur ‘After The Fall’. La voix de Lisa Gerrard sublime le morceau et crée un break très émotionnel qu’n beat dont Charlotte a le secret rattrape. L’avant-dernier titre, ‘Hymn’, séduit par son ensemble de chœurs. L’album se clôt sur ‘Matière Noire’, porté par la voix très solennelle d’Alice Evermore.

Ce disque marque le point culminant de 15 ans de carrière pour Charlotte de Witte. À l’écoute, on ressent beaucoup de sincérité et de gravité. Sans en faire trop, l’album dégage une détermination qui colle parfaitement à l’artiste. On a le sentiment qu’elle l’a sorti sans chercher à plaire à tout le monde (mission impossible) mais en le considérant comme une étape de plus dans une trajectoire qui semble inarrêtable.

Influencé par la Techno, la Trance et la Progressive, je vous partage ma passion pour la musique électronique. Retrouvez-moi en festival autour du monde !