En voilà une édition qui va marquer durablement la Hard Music en France. Organisée par Strike Blood et son équipe, elle est loin l’époque où Hard Boat prenait place dans une péniche avec à peine quelques centaines de personnes. Avec des sold out à chaque édition, le rouleau compresseur Hard Boat séduit une nouvelle fois et fait rayonner la France à l’international. Retour sur une édition qui nous aura totalement convaincus et qui nous fait dire que la France peut être aussi bonne que les Pays-Bas dans ce domaine.
Un line-up digne des plus gros événements de Hard Music

Hard Boat aura tout d’abord frappé un grand coup avec un line-up XXL. Difficile d’en demander plus à l’événement : son plus gros line-up jusqu’à présent. En plus de grosses têtes d’affiche hollandaises comme D-Block & S-Te-Fan ou encore D-Sturb, nous pouvions retrouver quelques sets bien trop rares en France. C’est notamment le cas du B2B entre Rebelion et Regain ou le très joli Unresolved et Rejecta qui nous avait déjà régalés à Reverze. En plus d’une mainstage très fournie niveau Hardstyle, la seconde l’était tout autant côté Hardcore et Uptempo.

Voir des noms comme The Viper B2B Dj Panic reste très rare par chez nous. Cela est autant à souligner que le reste du line-up. Nous avons d’ailleurs aperçu sur cette scène l’un des patrons du style avec Partyraiser ou encore Dimitri K en B2B avec Pinotello. Soulblast était aussi présent pour venir jouer chez lui et devant un public totalement conquis. Et comme si deux scènes n’étaient pas suffisantes, une troisième était de la partie. Confiée à In Harder Style, elle aura été l’une des scènes avec le plus d’ambiance du début à la fin. Avec une programmation dédiée au Hard français, la scène aura vu des DJs comme Insuspect ou le joli B2B en Flodzi & Shockz qui a quasi quasi rempli les lieux à 21h.
On pourrait aisément comparer ce type de line-up à des soirées comme Reverze. Nous sommes ravis de voir ce genre de programmation en France, et surtout à Lyon, l’un des berceaux de la Hard Music.
Une scénographie rarement vue en France
En plus d’un line-up conséquent, ce sont trois très belles scènes qui auront permis aux artistes de s’exprimer. La scène principale était plutôt axée sur des tons bleus et une atmosphère plus happy. Bien au contraire de la seconde scène avec des tons plus sombres, dominés par le rouge. Les deux scènes étaient côte à côte, séparées par une fermeture de l’Eurexpo. Le lighstshow des deux scènes était extrêmement qualitatif.
On se rapprochait fortement de ce qui se fait chez nos homologues hollandais, référence du genre. Mention spéciale aux lasers, particulièrement impressionnants. Les systèmes sons étaient parfaitement réglés pour notre plus grand plaisir. On sait à quel point cela est important, surtout sur un genre comme la Hard Music.

L’autre gros point positif, c’est le lieu. L’Eurexpo était parfait pour accueillir les 5000 festivaliers ce soir-là. Idéalement situé à Villefranche dans la banlieue de Lyon, il était très facile de rejoindre l’emplacement. Avec son énorme espace modulable et son grand extérieur, le lieu était idéal pour accueillir cette édition de Hard Boat qui ne fait que grandir. Nous n’avons jamais senti que nous étions trop nombreux, et à part au tout début avec un peu d’attente aux différents bars, tout était très fluide. Peut-être rajouter quelques WC femmes pour les prochaines éditions, mais pour une première, c’était du très bon.

Une ambiance survoltée
Autre grande réussite, l’ambiance. Hard Boat a de nouveau sold out, et c’est jusqu’à présent un 100% depuis sa première édition. Une véritable performance quand on voit la difficulté de certaines soirées à remplir. Le festival a su évoluer étape par étape sans aller trop vite. Et il est parfaitement récompensé quand on voit l’effervescence du public. Aucun doute, les gens savaient pourquoi ils étaient là. Les mélodies étaient chantées à tue tête, comme les innombrables kicks roll que l’on aura eu tout du long de la soirée.
Objectif atteint pour l’événement avec de nouvelles personnes devenues fans du concept. Nous avons discuté avec plusieurs participants qui venaient parfois de très loin. Une belle récompense pour les organisateurs qui sont en train de fidéliser de nombreux fans. Outre les festivaliers, les artistes étaient eux aussi tous ravis de venir à Hard Boat, aussi bien pour l’accueil que pour l’engouement prodigué par les fans.
Une organisation sans faille

Qui dit bon événement, dit bonne organisation. Combien d’événements se sont cassé les dents malgré leur très jolie programmation à cause de problèmes d’organisation. L’entrée des premiers festivaliers s’est faite sans problème à partir de 18h30. Parfait pour arriver légèrement en avance avant les premiers sets de la soirée qui débutaient à 19h. De nombreux foodtrucks étaient présents pour l’occasion avec une grande aire extérieure et plusieurs tables. La scène In Harder Style présente à côté était parfaite pour manger son encas. Un merch était aussi disponible pour tous les fans du festival avec des prix très accessibles.
D’ailleurs, parlons-en des prix. Avec un billet à 50€ pour la phase 1, et jusqu’à 64€ pour les moins pressés, on peut affirmer que cette édition n’était vraiment pas honéreuse. Pour vous situer, un Reverze coûte par exemple 90€ la soirée le samedi. Alors oui, Hard Boat n’est pas Reverze, mais le line-up s’en rapprochait énormément et on peut aisément comparer le Petit Poucet français avec le titan belge. Et c’est grâce à ce type d’événements que l’on en verra de plus en plus gros pousser autour de chez nous. De plus, les boissons étaient elles aussi à un prix accessible.
Des sets d’exception
En plus des magnifiques scènes et d’une scénographie parfaite, les sets des DJs présents ce soir-là étaient quasi tous excellents. Nous avons entamé la soirée avec quelques classiques avec Bakero. C’est sur la scène Hardcore que se déroule la suite de notre soirée. Les légendes The Viper et DJ Panic étaient présents. Et comme d’habitude, les deux Hollandais nous ont régalés du début à la fin. Petit passage obligatoire sur la scène In Harder Style avec Shockz et Flodzi qui avaient la lourde tâche d’ouvrir le bal. Pari réussi au vu du monde déjà présent. Insuspect a pris le relais avec là aussi, un set diablement efficace et une foule compacte à 22h.

Bass Modulators et Jason Payne ont enchainé avec deux sets remplis de nostalgie qui fait du bien. Par la suite, place à Aversion, l’un des premiers DJs à avoir joué sur un Hard Boat. D-Block & S-Te-Fan nous auront eux aussi fait un très gros set, l’un des meilleurs de la soirée. Entre classiques ou grosses nouveautés comme leur collaboration avec Ran-D, le duo aura conquis la foule. L’autre super set à notre humble avis aura été celui de Gunz For Hire.
Le duo légendaire composé de Ran-D et Adaro reste rare en France. Le voir mêlé à d’autres noms représente une chance, encore plus quand le set suit. Le reste n’est que violence. Rebelion nous aura fait plaisir avec un B2B inédit en France avec Regain. Unresolved et Rejecta nous auront ravis de beaux souvenirs après leur super set cette année à Reverze. Quant à l’un des sets de la soirée, il est à attribuer à Strike Blood et Scarra. Le boss de Hard Boat nous aura concocté un super set pour clore une édition qui restera dans les annales du Hard français.
Une édition folle qui appelle à d’autres
Quelle édition ! On ressort de ce premier Hard Boat avec des étoiles pleins les yeux. Avec un line up XXL, on espérait que les scènes, le système son ou l’organisation seraient à la hauteur. Résultat : absolument ! On sait à quel point il peut être difficile d’organiser des événements en France. Strike Blood et son équipe auront réussi parfaitement leur coup, et une nouvelle soirée est d’ores et déjà prévue. Rendez-vous au même endroit, à l’Eurexpo de Lyon, le 4 avril 2026 pour une édition spéciale avec BKJN. L’énorme label Uptempo va faire résonner les basses, et avec un tel line up, on parie sur un nouveau sold out.











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