Retour sur les 25 ans de Solidays, une édition record !

Le weekend dernier, Solidays faisait vibrer l’hippodrome de Longchamp à Paris, marquant ainsi le début de l’été et des vacances pour beaucoup. Le festival a alors battu un nouveau record de fréquentation avec près de 260 000 personnes sur trois jours. Au village des solidarités, l’objectif des 25 000 vocations lancé par Solidarité Sida a été atteint. De formidables nouvelles qui garantissent ainsi au festival un avenir prospère. Guettapen était présent cette année le samedi. C’est parti pour un rapide tour d’horizon d’un des plus gros festivals de France !

La programmation

Solidays a cette année encore proposé une belle programmation très diversifiée : du rock au rap en passant pas la techno ou encore la pop, tous les styles, ou presque, y sont représentés, et c’est d’ailleurs LE gros point positif du festival (en plus bien entendu de l’aspect solidaire) ! Côté électro, nous retrouvions comme toujours un beau panel de DJs et producteurs venus de l’hexagone et au delà : Kungs, Vladimir Cauchemar, Mandragora, Cerrone, Billx, Shlømo, Anetha ou encore les habitués des Solidays Mr Oizo et Parov Stellar. Sans oublier la superstar du milieu Pop J Balvin qui a toujours eu un pied dans l’électro avec sa collaboration In Da Getto avec Skrillex.

Malgré une excellente programmation dans son ensemble, on ne peut s’empècher de regarder un peu dans le rétroviseur et de regretter certaines belles éditions à la programmation plus électro. On pense notamment à 2017 qui avait rassemblé un très gros plateau électro dont The Prodigy, Kungs, Vitalic, Tale Of Us, Bon Entendeur, The Bloody Beetroots, Boris Brejcha, Malaa, Dirtyphonics, Joris Delacroix, Diplo ou encore Petit Biscuit. Les éditions ne se ressemblent pas mais c’est aussi pour cela qu’on aime les Solidays !

Le lieu / les scènes

Le festival a lieu chaque année à l’hippodrome de Longchamp, un espace très étendu située au sud-ouest de la capitale, à proximité immédiate du bois de Boulogne. C’est également là qu’a lieu le festival venu tout droit des Etats-Unis : Lollapalooza.

Le lieu est accessible par le sud (entrée camping notamment) via le métro 10, par l’ouest via le tramway T2 ou encore par le nord via des navettes au départ de la porte Maillot. Hormis beaucoup d’attente le premier jour à l’heure de pointe (18h – sortie du travail ou des cours) pour prendre la navette ou entrer dans le festival, l’accès à l’hippodrome reste chaque année relativement simple et fluide. Attention toutefois au retour qu’il faut anticiper, les prix des VTC pouvant vite monter. Grosse innovation très appréciée cette année : la présence d’une borne pour accueillir près de 800 Vélib’. Bravo Solidays !

Le festival accueille chaque année une petite dizaine de scènes sur l’ensemble du site de l’hippodrome. Parmi les plus importantes, on retrouve en plein milieu la scène Paris qui fait office de mainstage, la scène Bagatelle sur la gauche (voir carte 2022 ci-dessous) ou encore les deux scènes mitoyennes Domino et Dôme.  A noter que la mainstage peut accueillir plus de 50 000 personnes soit la même capacité que celle de Tomorrowland !

Les scènes sont chaque année identiques et très sobres, contraintes budgétaires obligent. Avec des pass 3 jours allant de 42€ à 112€ (pas d’augmentation des prix pour Solidays !), difficile d’envisager des scènes aussi belles et coûteuses que celles que nous pouvons retrouver à Tomorrowland ou la Defqon par exemple. On regarde donc notre portefeuille et on relativise vite : on vient avant tout pour la musique !

Plan du site des Solidays en 2022

L’organisation

Solidays propose chaque année des pass 3 jours, des pass 2 jours et des pass 1 jour. Jusque là, rien de bien surprenant. Mais Solidays va plus loin en proposant également des pass nuits ! Ces pass permettent d’accéder au festival à partir de 23h. Solidays brasse en effet un très large public. Ainsi les familles en journée nombreuses laissent généralement place à un public plus jeune et endurant la nuit. Ces pass permettent donc à chacun d’y trouver son compte en fonction de ses attentes, la nuit étant généralement consacrée à une programmation plus énergique de manière générale et donc souvent électro.

Si l’on devait trouver un point faible au festival, ça serait sans doute la difficulté à gérer les pics d’affluence. Beaucoup de personnes se plaignent chaque année de l’attente pour entrer dans le festival le vendredi, de l’attente aux différents stands (et notamment de boissons) ou encore de celle aux toilettes (surtout pour les femmes). Ce problème récurrent dans beaucoup de festivals est malheureusement difficile à gérer, surtout quand on sait que le personnel de Solidays est en grande partie composé de bénévoles et que le festival accueillait cette année près de 260 000 visiteurs. La jauge était-elle un peu surestimée ? Peut-être.

Le public, l’ambiance et les shows du samedi

Le public de Solidays est à l’image de la programmation : très diversifié. Nous retrouvons donc tous les âges et de nombreuses nationalités ! Solidays c’est avant tout du partage, de l’amour pour la musique et de la tolérance. Le message est clair et partagé par tous. Quel plaisir ! Les gens sont parfois venus déguisés ou simplement vêtus de vêtements colorés. Le beau temps du week-end a lui aussi largement contribué à cette ambiance festive et bon enfant.

A noter qu’un effort particulier est fait pour accueillir chaque année les personnes à mobilité réduite, avec de nombreuses zones dédiées avec vue imprenable sur les scènes. Bravo Solidays, ne changez rien !

Concernant les shows, nous avons eu le plaisir d’écouter cette année les performances de Kungs, J Balvin, Parov Stellar et Vladimir Cauchemar. Tous les shows délivrés étaient de haut niveau, notamment ceux de Kungs et J Balvin, qui ont bénéficié d’une scénographie particulièrement travaillée pour l’occasion. A noter que nous aurions préféré voir Kungs sur la scène Paris (mainstage) dans la mesure où la scène Bagatelle sur laquelle il jouait s’est avérée beaucoup trop petite pour recevoir la foule venue le voir (impossible pour nous d’avancer au delà de la régie !). Bravo Valentin.

Petite déception concernant Parov Stellar qui a présenté une scénographie minimaliste. Nous avons en revanche été bluffé par l’énergie délivrée par le set de Vladimir Cauchemar. Le public était particulièrement réceptif. C’est sans aucun doute l’un des artistes électros français de ces deux dernières années. Artiste à continuer de suivre de près !

Enfin, bravo à l’équipe Pioneer DJ France qui proposait une belle petite scène à l’entrée du festival avec des DJ sets très qualitatifs !

Conclusion

C’est avec un immense plaisir que nous retrouvions une fois de plus ce festival emblématique tant par ses valeurs que par sa programmation toujours aussi variée. En effet, pour ceux qui ne le savent pas, Solidays est un festival engagé et militant. Solidays constitue le principal outil de récolte de fonds pour Solidarité Sida. Depuis la première édition du festival, ce sont plus de 100 millions d’euros récoltés et 2 500 programmes d’aide aux personnes vulnérables financés à travers le monde, ainsi que 65 000 bénévoles formés. Solidays c’est donc un doux mélange de musique et d’action de solidarité, et ça on adore chez Guettapen.

Mais ce n’est pas tout ! Solidays se distingue aussi des autres festivals par son excellent rapport qualité-prix. Pour au maximum une centaine d’euros, vous accédez à l’un des plus gros festivals français et une programmation aussi riche que diversifiée. C’est sans aucun doute LE gros point fort du festival.

Chaque année on prend ainsi plaisir à fouler de nouveau le sol de l’hippodrome de Longchamp. Ce rituel estival nous permet chaque année d’allier musique et bonne action. Pour Guettapen le rendez-vous est pris pour la 26ème édition. Solidays, à l’année prochaine !