Album Release : Premier album magique pour BRONSON, aka Odesza & Golden Features

Ça y est ! En cette chaude journée du 7 août 2020, le premier album du projet commun regroupant Odesza et Golden Features voit enfin le jour. Dévoilé en avril dernier via un simple tweet, le projet Bronson a su prendre de l’importance au fur et à mesure de l’année; notamment via les quatre premiers single issus de l’album qui ont été sortis entre le mois d’annonce du projet et le mois de juillet. Le trio qui s’était notamment illustré avec un exceptionnel VIP Mix du titre « Memories That You Call » , a travaillé dans l’ombre depuis presque trois ans afin de produire un album éponyme de très bonne facture.

Cet album produit conjointement par Golden Features et Odesza est une oeuvre principalement instrumentale. Il présente donc un regard légèrement différent sur chacune de leur musique, tout en combinant une grande partie de ce qui fait leur musique. Singulièrement populaire et unique. C’est une invitation au voyage dans un récit où l’on oscille entre des points culminants la tête plongée dans les nuages, dans des vallées profondes où l’on se perd entre ces immenses parois rocheuses qui nous entourent; et c’est à la fois une dystopie métallique, qui s’avère être beaucoup plus sombre et froide que ce à quoi on s’attendait. Coup de projecteur sur cet album qui sera sans aucuns doutes, l’un des highlight de l’été.

Comme on pouvait s’en douter à l’annonce du projet, le fruit de cette collaboration transpacifique entre l’Australien Golden Features et les deux membres d’Odesza est tout bonnement magique ! Un parfait équilibre a ici été trouvé entre les sonorités sombres issues de l’univers du producteur originaire de Sydney et la partie ultra mélodique et planante des deux américains. Il en découle logiquement un album certes un peu court avec ses 39 minutes et 19 secondes, mais ultra cohérent et complètement harmonieux. On glisse d’une track à l’autre parfois même sans s’en apercevoir, on est baladé d’une ambiance à une autre, tantôt mélancolique, tantôt oppressante, tantôt dansante; et cela durant toute la durée de l’écoute.

Malgré cela, si on y prête un peu plus attention, on pourrait décomposer l’album en deux actes très distincts. Le premier acte, englobant les titres Foundation, Heart Attack, Bline et Know Me est vraiment centré sur l’émotion, les mélodies douces et mélancolique, les vocaux qui y ajoutent clairement une émotion toute particulière sur certains morceaux ainsi que les percussions qui viennent rythmer le tout. Foundation qui signe d’ailleurs l’entrée en la matière n’est pas sans nous rappeler l’univers d’Interstellar, la tête plongé dans les étoiles. Et on ne va clairement pas redescendre durant toute la durée de cette première partie. C’est élégant, brillant et surtout extrêmement planant. En bref : On est conquis !

Vault signe l’entrée dans le deuxième acte de cet album, et on vous prévient d’emblée, si vous vous attendiez aux mélodies éclatantes et scintillantes de In Return , rebroussez chemin. Écoutez d’abord quelques titres du dernier album de Golden Features pour vous mettre dans l’état d’esprit qui correspond et revenez à ce deuxième acte de Bronson. Car ici finies, les mélodies légères et aériennes, on se retrouve au cœur d’un monde froid aux percussions métalliques percutantes, aux voix déformées et brouillées et aux synthés glitchy très industriels. Vault est donc un point médian de l’album, réunissant un peu des deux mondes. La Lumière laisse ici peu à peu la place à l’obscurité avec des titres comme Tense, Contact ou encore Keep Moving. Seule, perdue dans le noir, Call Out apparaît quant à elle comme un ovni en pleine nuit. Elle surprend par sa douceur et ses voies qui viennent vous rassurer, une interlude reposante avant de plonger à nouveau dans l’inconnu avec la mystérieuse Contact qui impose son rythme oppressant avant le blackout annoncé dans Keep Moving.

Bronson se conclut comme il a débuté : en douceur. Quand Foundation était une invitation à l’aventure et à un saut dans l’inconnu, Dawn marque le point d’arrivée de cette dernière. Un sentiment d’amertume nous envahit alors, regrettant ce périple dont on ne connaissait rien et qui pourtant nous à fait ressentir tant d’émotions. Cet album de Bronson atteindra-t-il les mêmes sommets qu’un disque ODESZA ? Probablement pas et c’est peut-être aussi ce qui nous fait ressentir cette tristesse à la conclusion de l’album sur Dawn. La pandémie actuelle n’aidera en rien car il n’y a pas non plus de festivals avec des spectacles de drones et des fanfares à soutenir, mais cela leur donne quelque chose de différent à offrir pour leur héritage et surtout quelque chose de différent à offrir lorsque les événements renaîtront de leurs cendres.

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Loys
Responsable Electro House