Deuxième jour, une line up très électronique à la Rodia, plus pop/rock, pop, soul/raggae/folk à la Friche. Une programmation équilibrée et pour tous les goûts ! Nous avons privilégié La Rodia en ce deuxième jour avec DJ Nelson, Feetwan, Signs, Gomad! & Monster et Dirtyphonics.
Même si le public a mis du temps à se réchauffer au niveau de la scène de la Rodia, il y avait indéniablement plus de monde. On commence la soirée sur les beats du strasbourgeois DJ Nelson, champion du monde DMC en 2011 et on a compris pourquoi. Très à l’aise avec des platines, il enchaîne les pistes hip-hop et trap, avec une dextérité rarement vue. Très impressionné par le spectacle et la pertinence des instants de scratch offerts par Nelson, un artiste à voir !
Feetwan a pris le relais en montant un peu (beaucoup sur la fin) les BPMs avec un mélange de hip-hop/breakbeat/bass music et drum’n bass particulièrement efficace ! Même topo pour Signs qui a frappé encore un peu plus fort en distillant de l’excellente drum’n bass. La salle s’était bien réchauffée et était fin prête pour ce qui a été pour nous la grosse surprise de la soirée : Gomad! & Monster.
Durant le sound check, on voit débarquer une batterie sur scène, une guitare électrique puis un set up pour deux djs… intriguant ! On a vite compris que ça allait être violent, surtout quand les bonhommes sont arrivés sur scène déguisés en punks squelettiques ! En une bonne heure, ils ont récuré la Rodia dans tous les coins, la salle était bondée et la foule en effervescence devant tant d’énergie. Drum’n bass, dubstep, electro rock, electro trash, classiques du rock remaniés à la sauce des espagnols, tout ça avec une batterie, une guitare électrique et une présence scénique déjantée. Gomad! & Monster sont de véritables OVNI qui ont tout retourné sur scène. Difficile de passer derrière ce groupe dont on risque d’entendre parler à l’avenir !
Dirtyphonics a eu cette lourde tâche de succéder à Gomad! & Monster, la foule était très chaude et attendait le groupe qui était probablement le headliner de cette soirée à la Rodia ! Sans surprise, ils ont tapé très fort d’entrée, avec de la bass music et un mélange de drum’n bass et dubstep. Une heure sans concessions, fidèle à eux mêmes, avec un son débordant d’énergie. Peut être un peu trop pour nous en cette fin de journée, la programmation étant très drum’n bass hormis Gomad! & Monster. Il était difficile de rentrer dans ce dernier concert après la boucherie du concert précédent hélas.
Cette journée était une vraie réussite pour le festival, les scènes ont fait le plein, les festivaliers semblaient ravis et nous avec. On a hâte de revenir pour un Détonation 2016 !
Aymss



















