C’est un monument du clubbing parisien qui part. Le 30 avril dernier, le Gibus, situé rue Faubourg du Temple à Paris, a annoncé sa fermeture sur Instagram. D’abord orienté Punk & Rock, l’arrivée de Dactylo à la DA du club a relancé le lieu dans les années 2010. A partir de là, le Gibus Club rayonnera, et offrira une « safe place, un repère » pour ses aficionados, et notamment la communauté gay … pendant 16 belles années.
Une fermeture motivée par de multiples raisons
Les raisons de la fermeture sont multiples selon le gérant Jean-François Meneboo, interrogé par nos confrères du Parisien : charges financières, tensions avec le voisinage … et une baisse de fréquentation persistante au sein de la communauté LGBT. Une équation difficile, dans un contexte déjà fragilisé par le Covid. En effet, le club avait tenu 15 mois portes closes entre 2020 et 2021. Enfin, on ne saurait éluder les difficultés et le harcèlement subis par les établissements LGBTQIA+ en Île-de-France.
Trois mois pour dire au revoir
Il reste donc trois petits mois pour pousser une dernière fois la porte du Gibus, jusqu’au 31 juillet 2026, et danser jusqu’à n’en plus pouvoir. Si le club a remercié « tous les artistes, collectifs et soirées qui ont fait vivre ce club, qui l’ont transformé nuit après nuit en un espace de liberté, de fête et de création », quelque chose nous dit que de belles soirées se profilent encore pendant ces 90 jours à venir.
















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