Dystopia continue de conquérir l’hexagone. Après La Roche-sur-Yon, un passage à Paris et Mulhouse, le festival continue d’apporter le meilleur aux fervents adorateurs de Hard Music et de Techno, avec cette fois-ci Saint-Étienne. Deux jours, deux scènes, vingt heures de son en direct du parc expo de la ville des Stéphanois. Encore une fois, Dystopia repousse les limites en proposant une scénographie toujours plus travaillée, un univers et une direction artistique qui s’imposent de plus en plus, un accueil aux petits oignons et une bonne dose de dérision à travers des artistes et une ambiance bon enfant.
Ce qui se fait de mieux en programmation
Ce n’est pas souvent que des festivals de grande envergure investissent Saint-Étienne. Il faut dire que pour une première, la ville verte n’avait pas à rougir. Côté Techno, le festival voyait les choses en grand avec Vladimir Cauchemar, Omaks, Eczodia, Area Øne ou encore Oguz. Sur la scène Hard Music, il y en avait pour tous les goûts : Hardstyle, Hardcore, Uptempo ! Sub Zero Project, Dual Damage, Angerfist, Krowdex vs Toza, notre Hysta nationale ou les déjantés The Straikerz. On doit l’avouer, on a été gâté. On ressent une direction artistique du festival travaillée dans son ensemble et les programmateurs ont décidément un goût et une expérience à toute épreuve.

Deux scènes ambitieuses à l’identité propre
Les deux scènes proposaient des expériences différentes mais toutes deux efficaces à leur manière. Sur la scène Techno, une structure rectangulaire et un écran LED entouraient le DJ booth. Des structures verticales se disposaient de part et d’autre de la scène jusqu’aux extrémités de la salle. Au centre, autour de la régie, deux tours métalliques surplombées de lasers dirigés vers la scène rendaient l’expérience immersive lorsque l’ensemble entrait en action. Feux d’artifice, flammes, CO2, fusées, lasers : à chaque drop, on en prenait plein les yeux !
Côté Hard Music, une scène décorée, des lyres sur l’intégralité de la salle, des tubes néons donnant un effet électrique, des flammes gigantesques à s’en brûler les sourcils, feux d’artifice et tout l’attirail afin qu’il n’y ait pas de jaloux entre les deux scènes. Chaque scène avait son propre univers, sa propre ambiance, son propre public. On aime pouvoir changer d’univers en quelques pas.

On retrouvait un espace de massage, une zone de tatouage, le merch, un espace extérieur avec une multitude de stands de nourriture, dont un qui proposait… de la raclette. Et comme le disaient si bien nos amis de In Harder Style, il n’y a pas d’heure ni de saison pour la raclette, on ne s’est donc pas privé. Un espace était dédié au Meet & Greet, où vous pouviez rencontrer vos artistes favoris. Le parc expo de Saint-Étienne était donc bien investi.
Le public déjanté de Dystopia
On retrouvait dans les faits deux publics différents. Côté Techno, l’ambiance était sérieuse et fidèle à sa réputation. Du côté Hard Music, le public était survolté, dévolu à ce style, tout le monde connaissait les musiques. Beaucoup de second degré et de légèreté marquaient l’ambiance globale de cette scène, des gens venaient de loin, ils étaient parfois déguisés et personne ne se prenait au sérieux. Ça fait du bien de sentir beaucoup de légèreté. On a d’ailleurs croisé beaucoup d’entre vous durant le week-end. Merci pour le soutien que vous nous apportez, ça fait toujours chaud au cœur. Bref, on aura beaucoup ri, traversé beaucoup d’émotions avec vous, c’était beau !

Les sets qui ont marqué le week-end
Area Øne
Un artiste qu’on affectionne chez Guettapen : Area Øne. Il jouait sur un créneau pas simple, juste après le headliner du week-end Vladimir Cauchemar, en face de Sub Zero Project. Il n’a pas déçu. Le set à peine lancé depuis trente secondes, que retentissaient déjà des lignes Acid Rave. Le mot d’ordre était clair : on allait en baver. De son propre aveu, il a joué plus intense qu’à son habitude. Ce n’était pas pour nous déplaire. L’apothéose survenait lorsqu’il jouait son remix de ‘Désenchantée’, un incontournable lorsqu’il vient en France !
Hysta
Avec un nouveau créneau défini en dernière minute en raison d’une série d’annulations et de retards depuis l’aéroport d’Amsterdam, on a failli manquer le set d’Hysta. Elle et Anime ont dû intervertir leurs créneaux. Arrivé juste à temps, on a pu profiter de son set qui a dépoussiéré le parc expo et lancé le week-end de la meilleure des manières. ‘Till I Die’, son remix de ‘Illusion of Time’ ou encore ‘Little Things’ ont résonné pendant une heure de Hardcore à faire trembler Saint-Étienne !
The Straikerz
Sans doute le set le plus insolite du week-end, le duo The Straikerz n’a pas manqué de nous tordre de rire. Au fil du set, les choses devenaient rapidement hors de contrôle, plus rien n’avait de sens. Un chapeau en forme de cône de chantier, un téléphone, une mini machine à sous, des banques de sons sortis tout droit de Mario Bros… Avec Villain en MC, un passage sur scène de Toza, difficile de garder son sérieux. L’expérience en vaut la peine !
Quelle édition ! Dystopia à Saint-Étienne, c’est validé. Dystopia, c’est une équipe investie pour proposer la meilleure expérience, à l’écoute de son public. Beaucoup de problèmes mineurs du vendredi soir ont été corrigés le samedi. Le seul point noir que l’on relève reste l’absence de réseau mobile lors de l’événement avec certains opérateurs, ce qui rendait difficile la recharge en ligne du bracelet. Mais le festival continue de s’améliorer, on ne doute pas que la prochaine édition ne verra pas le problème se répéter.
Dystopia propose toujours une expérience de qualité, en investissant des villes qui ne sont pas toujours les plus servies. On salue la prise de risques, on sait ce qu’il en coûte de créer un festival en France, on est sur le niveau maximal de l’échelle de difficulté. Bravo aux équipes de l’événement ainsi qu’aux bénévoles. Merci aux artistes, aux amis de In Harder Style et Hard Boat Festival qui étaient également présents, et surtout à vous, que l’on a pu rencontrer durant le week-end ! On espère voir une deuxième édition à Saint-Étienne !
Vous souhaitez continuer l’aventure avec Dystopia ? Rendez-vous à Rennes les 13 et 14 février et à Mulhouse les 3 et 4 avril 2026 !











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