On a testé le nouveau spot d’Awakenings à Amsterdam

Awakenings ADE 2025
Nicola Vail

Amsterdam Dance Event va de paire avec Awakenings. Une nouvelle fois, nous étions présents plusieurs soirs sur les événements du festival iconique offrant le meilleur de la Techno, et même une soirée House qui nous a ravis. Cette année, Awakenings investissait un nouveau lieu, la SugarFactory, qui remplace l’iconique Gashouder. Sommes-nous conquis par ce changement ? Comment avons-nous vécu cette édition ? On vous raconte.

Une programmation éclectique

Awakenings ADE 2025 Line Up

Awakenings est un festival qui à la fois embrasse pleinement les tendances… et crée les courants à suivre. Cette année, la programmation était particulièrement riche et variée, mettant à l’honneur les têtes d’affiche habituées de l’événement, mais aussi de nouveaux venus qui n’ont pas démérité. On retrouvait 5 collectifs : Drumcode d’Adam Beyer, USS de Chris Stussy, Spectrum par Joris Voorn, ARTCORE d’Indira Paganotto et Exhale par nulle autre qu’Amelie Lens. À cela s’ajoutaient une Hard Opening Night, une Sunday Session ainsi qu’un événement gratuit le vendredi après-midi avec Charlotte de Witte en collaboration avec BUD, annoncée en dernière minute.

On retrouvait Adam Beyer, Eli Brown, Enrico Sangiuliano, I Hate Models, 999999999, Joris Voorn, Chris Stussy, Indira Paganotto, Amelie Lens ou encore Nico Moreno. Awakenings est aussi allé chercher de belles pépites telles que Marhu, Koboyo ou encore Estella Boersma. Il y en avait vraiment pour tout le monde.

La SugarFactory, le nouveau lieu

C’était la grande nouveauté de cette année. On le disait en intro : le Gashouder, berceau d’Awakenings, est en travaux. Il devrait être de retour l’an prochain, mais rien de sûr pour l’instant. En attendant, le festival s’est trouvé un nouveau terrain de jeu : la SugarFactory. Il s’agit d’une ancienne raffinerie de sucre du XIXe siècle, située à Halfweg, dans l’ouest d’Amsterdam. À l’origine un lieu de salons et de conférences, c’est la première fois qu’il accueillait un festival.

Awakenings ADE Sugarfactory
BRADA MEDIA

Alors, sommes-nous conquis ? On va mettre fin au suspense : c’est un grand oui. Bien sûr, le Gashouder ce sont des souvenirs et un charme tout particulier… Mais on doit admettre que ce nouveau lieu est taillé pour Awakenings. Un hall sur deux étages, des structures et escaliers métalliques, une dimension industrielle parfaite. Ce lieu rejoint totalement notre imaginaire des early raves qui envahissaient des hangars jusqu’au petit matin. Ajoutez à cela une production surréaliste : un panneau LED amovible au-dessus de la foule, surplombé d’un laser à 360°, des LEDs sur l’intégralité des structures et une qualité sonore irréprochable. Ça colle tout de suite plus à Awakenings que le Ziggo Dome où le festival avait aussi l’habitude de se produire. On espère vraiment que le lieu pourra cohabiter avec le Gashouder dès son retour, tant il nous a convaincus.

Côté accès : à 15 minutes d’Amsterdam Centraal et à 5 minutes de Sloterdijk en train, c’est relativement accessible. Bref, on reviendra.

SugarFactory
Awakenings

L’organisation aux petits soins

C’est toujours l’un des points forts d’Awakenings, mais cette année on a ressenti une vraie attention portée à l’expérience globale. Une entrée relativement fluide, suivie d’une salle immense remplie de lockers que l’on peut réserver en ligne en quelques secondes via QR code. S’en suit un espace avec 4 food trucks; vous avez tenté la pita falafel ou le spicy burger végétarien ? Nous y avons été tous les soirs.

Se déplacer dans le lieu restait très fluide : grands couloirs, plusieurs accès à la scène, un espace chill-out au premier étage avec vue sur la scène depuis le balcon. Il y avait même un bar “speakeasy” dans l’un des méandres de la SugarFactory, histoire de souffler entre deux sets. Les tokens ont laissé place aux paiements sans contact, ce qui a clairement fluidifié les bars.

Awakenings dispose aussi d’un code de conduite que tout le monde accepte implicitement avant d’entrer. Cela renforce le sentiment de sécurité et d’inclusivité au sein de l’événement. En cas de problème, le staff était prêt à intervenir et des QR codes discrets étaient disséminés partout afin de lancer une conversation WhatsApp avec l’équipe si nécessaire. Également, un “Goodbye Host” était présent en sortie de festival pour s’assurer que les festivaliers allaient bien et pouvaient rentrer en sécurité. La démarche mérite d’être saluée.

La no-phone Policy

La grande nouveauté de l’année était la no-phone policy. On était un peu embarrassés au début, en tant que média, ça compliquait le partage de contenu. Mais on doit avouer que c’était une bouffée d’air frais de pouvoir s’éloigner du téléphone et juste profiter. Globalement, la règle a été plutôt respectée, même si, sur certains sets, c’était visiblement trop difficile pour certains de garder le téléphone dans la poche.

Petite parenthèse là-dessus : on entend beaucoup de moqueries sur le fait que cette politique n’est “jamais” respectée. Le but n’est pas de faire la chasse au téléphone, mais de créer une atmosphère où chacun est libre de danser sans se sentir filmé en permanence. Si un ou deux irréductibles n’arrivent pas à se contenir… tant pis pour eux.

L’ambiance extraordinaire d’Awakenings

Pour toutes ces raisons, l’ambiance d’Awakenings reste très spéciale. Cette année encore plus, avec ce nouveau lieu et cette nouvelle politique. On y rencontre un public globalement bienveillant, parfois un peu survolté, mais toujours dans le bon sens du terme. On sent aussi que le public d’Awakenings se rajeunit (ou alors c’est nous qui vieillissons…), ce qui montre la capacité du festival à se renouveler et à rester incontournable dans la scène électronique.

Les sets de la semaine

Amelie Lens

Valeur sûre : Amelie Lens a encore livré un set d’exception. Dans cette nouvelle atmosphère, son style s’exprime pleinement. On a été transportés à 150 BPM (et plus) jusqu’au bout de la nuit. Moment plein d’émotion lors du fameux ‘Falling For You’.

BRADA MEDIA

Lola Cerise B2B Marhu

On est arrivé tôt le samedi soir pour ne pas manquer ce B2B. Un opening de la soirée Artcore entre Hard Bounce, Psy-Techno et atmosphère industrielle. Très belle découverte : on avait beaucoup d’attentes, on n’a pas été déçu.

Enrico Sangiuliano

Que dire ? Ça fait plusieurs années qu’on ne vous cache pas notre admiration pour l’Italien. Producteur hors pair et DJ d’exception, les sets d’Enrico Sangiuliano sont toujours très réfléchis et très qualitatifs. Celui-là n’a pas fait exception.

Awakenings ADE 2025 Enrico Sangiuliano
Nicola Vail

On est coincé dans la boucle

Dès qu’un événement Awakenings se termine, on se demande toujours quand est le prochain. C’est difficile de décrire l’atmosphère singulière qui s’en dégage. Ça en devient presque addictif. Si vous souhaitez découvrir la SugarFactory, Awakenings sera de retour durant la semaine du Nouvel An pour 3 événements. Pour notre part, on va peut-être enfin pouvoir découvrir le concept plus intimiste Upclose les 16 et 17 mai 2026. Et on sera évidemment de retour sur le désormais incontournable Awakenings Festival du 10 au 12 juillet 2026.

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Influencé par la Techno, la Trance et la Progressive, je vous partage ma passion pour la musique électronique. Retrouvez-moi en festival autour du monde !