Les pyramides de Gizeh en toile de fond d’un événement électronique, il faut avouer que cela fait rêver. Sur les réseaux sociaux, nous avons pu y voir de nombreux shows, comme celui d’Anyma très récemment. Mais cela risque de se terminer très prochainement. Car le Centre Égyptien pour les Droits Économiques et Sociaux (ECESR) a déposé une plainte devant le tribunal administratif (affaire n°1958/80) pour demander la suspension des événements nocturnes organisés sur le plateau de Gizeh.
L’organisation accuse les autorités de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour préserver le site classé au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Selon l’ECESR, plusieurs concerts et célébrations privées se tenant dans la zone archéologique utilisent des systèmes sonores puissants dont les vibrations pourraient fragiliser la structure millénaire des Pyramides. Les faisceaux laser et installations lumineuses, jugés non conformes aux standards internationaux, viendraient accentuer ces risques.
Le recours a été déposé au nom de l’égyptologue Dr. Monica Hanna, de la guide et chercheuse Sally Salah El-Din, ainsi que de l’avocat Malek Adly, connu pour ses actions en faveur du patrimoine culturel. Le dossier vise le ministre du Tourisme et des Antiquités, le secrétaire général du Conseil suprême des Antiquités et le gouverneur de Gizeh, accusés d’inaction.

L’ECESR s’appuie sur la Constitution égyptienne, la loi n°117 de 1983 sur la protection des antiquités et la Convention du patrimoine mondial de l’UNESCO. Ces textes imposent à l’État d’assurer la préservation des monuments historiques comme “propriété du peuple et de l’humanité tout entière”.
L’organisation demande la suspension immédiate des concerts et constructions temporaires, ainsi qu’un audit complet des contrats conclus avec des entreprises privées opérant sur le site. Affaire à suivre !











Laissez un commentaire
Voir les commentaires