Après une année d’absence imposée par les Jeux Olympiques de Paris, Lollapalooza faisait son grand retour sur la scène française, rassemblant 160 000 personnes. Du 18 au 20 juillet 2025, l’hippodrome de Longchamp a vibré au rythme des musiques actuelles pour une sixième édition attendue, marquée par une programmation très diversifiée, une production impressionnante et quelques changements notables. Nous étions présents samedi et dimanche. Retour sur cette édition haute en couleurs !
Une édition de relance après l’interruption olympique
La dernière édition du festival datait de 2023. Cette année-là, Lolla Paris avait réussi à élargir son offre avec une journée supplémentaire, offrant ainsi trois jours de festivités aux festivaliers. Malheureusement, l’édition 2024 avait été officiellement annulée à cause de l’organisation des Jeux Olympiques. Cela avait laissé un vide considérable dans le calendrier des grands festivals parisiens.
En 2025, l’enjeu était donc clair : faire oublier cette interruption, et réaffirmer la place de Lollapalooza Paris dans le paysage des festivals français et même européens. Sur ce plan, les organisateurs ont su répondre présents.

Un site fidèle à lui-même, mais avec quelques évolutions
Comme chaque année, l’hippodrome de Longchamp a servi de terrain de jeu géant pour les festivaliers. Quatre scènes étaient disposées de manière à assurer une bonne répartition du public : les deux mainstages, la scène alternative et la fameuse Perry Stage dédiée à la musique électronique.
Cette dernière a connu une évolution majeure : elle n’était pas couverte, contrairement aux éditions précédentes (à l’exception de 2017). Une décision audacieuse, sans doute motivée par les coûts de production et/ou la poussière subie les années précédentes. Les sets se sont ainsi déroulés à ciel ouvert, créant une ambiance plus libre. De nombreux festivaliers rencontrés ont apprécié ce changement, malgré les quelques désagréments liés à l’exposition au soleil … ou à la pluie !
L’offre de restauration et les zones chill étaient toujours aussi nombreuses, bien réparties, et globalement efficaces malgré une affluence conséquente le samedi ou à l’heure du repas. On note également la présence renforcée d’espaces partenaires comme celui de Coca-Cola et sa « Secret Stage« . Pas étonnant venant d’un festival américain, ces derniers faisant souvent appel aux marques pour financer en partie l’événement tout en proposant au public des activités ludiques. Nous avions également pu observer cela à Coachella.
Une programmation dense, éclectique, et parfois audacieuse
Côté line-up, Lollapalooza 2025 n’a pas déçu et c’est sans doute la plus grosse force du festival. La programmation est très variée, mêlant Pop internationale, Rap US, Electro et musiques urbaines. Les artistes d’envergure internationale se succèdent en continu pour notre plus grand bonheur.

Les artistes de clôture sur les mainstages de Lollapalooza Paris : du lourd, très lourd
- Jour 1 : Olivia Rodrigo, icône Pop de la Gen Z, a ouvert le bal le vendredi soir.
- Jour 2 : David Guetta était l’incontournable de la journée de samedi. Le Français, désormais véritable monument de la scène EDM, a livré un set calibré, mêlant ses classiques aux hits du moment. Côté production on retrouvait le fameux Monolith : une sacrée claque visuelle !
- Jour 3 : Le dimanche, c’est Justin Timberlake qui clôturait l’édition. L’artiste a séduit avec un show très pro, entre chorégraphies millimétrées et ballades nostalgiques.
Autour de ces têtes d’affiche, la programmation a laissé place à plusieurs artistes d’envergure internationale comme par exemple le rappeur iconique Macklemore ou encore Benson Boon. Seul regret pour nous, l’absence (en dehors de David Guetta) d’artistes du répertoire électro sur les mainstages, ce style de musique ayant sa propre scène (bien plus petite) : la Perry Stage.
Perry Stage : l’électro en pleine lumière
Sans surprise, notre attention s’est donc portée sur la Perry Stage, repère des amateurs de musiques électroniques. Et cette année, la sélection était particulièrement alléchante. La scène a en effet vu défiler une palette riche de styles électroniques : House Groovy, Techno percutante, Afro House et Techno Mélodique.
Parmi les sets les plus marquants que nous ayons vu samedi et dimanche :
- John Summit, véritable star de la scène actuelle que l’on ne présente plus et qui a offert un closing extraordinaire.
- Busy P B2B A-Trak un set à la fois groovy et technique qui a rassemblé deux pointures du milieu.
- Le duo Mathame a livré une performance intense, aux textures à la fois envoûtantes et percutantes.
- Gordo, connu pour ses sets très physiques, a apporté une énergie brute et dansante.
- Rivo, étoile montante de la scène électro française notamment à travers ses productions Afro House.
- Et enfin, le B2B entre Alex Wann et Notre Dame, deux artistes en plein essor et deux univers réunis de façon parfaitement cohérente.

Conclusion : un retour réussi pour Lollapalooza Paris
Lollapalooza Paris 2025 a relevé le défi du retour avec brio. La diversité de la programmation est sans équivoque le plus gros atout du festival. Cela peut toutefois aussi donner l’impression que des publics très différents se mélangent, en particulier ceux venus pour les têtes d’affiches Pop / Rap, et ceux présents pour la scène électro. Comme pour Solidays, pourquoi ne pas proposer un format jour/nuit pour distinguer les publics et fluidifier l’entrée ?
Côté son, le niveau sonore des scènes était bien équilibré. Nous avons juste observé un peu trop de présence d’aigus sur le set de David Guetta. Cela était sans doute lié à notre position dans la foule.
Enfin, la retour de la Perry Stage en plein air était très agréable mais ne permettait plus d’avoir de scène couverte ce qui était très appréciée en cas de pluies ou lorsque nous avions besoin d’ombre. Toutefois, cela ne gâchait en rien l’expérience incroyable proposée de manière générale par Lollapalooza. On y revient chaque année et ce n’est pas pour rien. Merci aux organisateurs et rendez-vous en 2026 !












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