Une ère s’achève. Le dernier Macumba de France, situé sur la zone commerciale d’Englos, près de Lille, a tiré sa révérence. L’établissement, vendu depuis quelques semaines, a définitivement fermé ses portes ce dimanche après une dernière soirée émouvante. Il faisait partie des 23 établissements de la franchise Macumba, née en 1966. Avec cette fermeture, c’est un symbole de l’âge d’or des clubs des années 80 et 90 qui disparaît définitivement du paysage nocturne hexagonal. Le concept a cédé face à une mutation profonde des habitudes festives… Mais aussi des attentes des clubbers modernes.
Le dernier Macumba, la fin d’une époque pour le clubbing old school
Le Macumba… Ce nom évoque instantanément les souvenirs d’une époque où les discothèques régnaient en maîtresses sur la vie nocturne française. Salles immenses, shows spectaculaires et programmations éclectiques… Le club incarnait une vision hédoniste de la fête où la musique électronique cohabitait avec d’autres styles populaires.

La fermeture des Macumba est symptomatique du déclin du secteur des boîtes de nuit depuis des décennies. En 2014, une étude de la Sacem démontrait que la France est passée de 4.000 discothèques dans les années 1980 à seulement 2000 au début des années 2010. En 2021, le Syndicat national des discothèques estimait à moins de 1500 le nombre de clubs dans l’hexagone, soit une chute de plus de 60% depuis les années 80.











La loi sur l’interdiction de fumer dans les boîtes de nuits est la principale responsable des changements d’habitudes de consommations de la clientèle. Les gens préfèrent passer des soirées privées où ils peuvent fumer et boire sans qu’on les traite d’hors la loi.
Les réseaux sociaux, les taxes toujours plus importantes, les mises aux normes de sécurité qui changent sans arrêt et les contrôles de polices en sortie de boîtes (ce dernier points n’étant pas une mauvaise chose en soit) ont également participé à ce changement.
La société croit s’aseptiser de plus en plus alors qu’elle ne fait que déplacer le problème. Drogue, baggares, règlements de compte, viols et comportements à risques n’ont absolument pas disparus des faits divers… pas plus que la consommation de tabacs ou similaires.
Un pure gâchis.