Dream Nation 2023 voit grand pour ses 10 ans

Impossible de terminer la saison estivale sans faire un stop par le festival Dream Nation ! Installé au parc des expositions de Paris Nord, environ 25.000 festivaliers se sont retrouvés pour souffler les 10 bougies du festival.

Conditions idéales

Température et météo idéales, nous sommes arrivés sur les lieux déjà conquis par un public bouillant. Visite du festival pour jeter un œil aux 3 scènes : ce vendredi soir, c’était donc une scène Hybride, une Techno et une dernière Hard Music. Toutes remplies d’écran LED relativement imposants et de sound-system conséquents. La scène techno, particulièrement forte et lourde en basses, avait de quoi faire remuer vos organes internes convenablement. La scène hybride était du même acabit, non sans rappeler le design du Adventure Tour de Madeon. Malheureusement, un bémol vient ternir l’expérience une fois arrivés devant la scène Hard. Le son était hélas beaucoup trop faible, au point de faire scander la foule « Plus fort! Plus fort! ». Un souci réglé pendant le set de Rooler, anéantissant quelque peu les sets de Vertile et Act of Rage mais loin de vider la piste, pleine à craquer.

30.000m², presque 400 écrans LED, 20 lance-flammes et des performers; de quoi bien installer l’atmosphère. Nous concernant, aucune attente excessive constatée aux divers stands, il suffisait d’un instant pour se désaltérer, ou éventuellement se reposer dans les hamacs et transats disposés partout sur les lieux.

Gros kicks, grosses basses, grosse ambiance

Avides de violence, on avoue que le but du festival ce vendredi était surtout d’écouter des bruits de micro-ondes. Malgré le volume faible, on s’est régalé à retrouver Vertile, un Act of Rage en forme, toujours autant apprécié en France. Avec Sickmode présent l’an dernier, c’était au tour de son compère Rooler de faire son numéro, un sans-faute pour les fans de l’italien. Missk8 fut un vrai régal, de même pour notre superstar française Hysta. Sefa reste encore pour nous intenable, trop long, trop de mélodies interminables. Billx de son côté n’a pas chômé face à un public réceptif. GPF devait s’occuper de la clôture, c’est finalement le roi du bruit Cryogenic qui s’en est chargé.

Côté scène Hybride c’était encore un grand succès pour la Dimension Bonus de Salut C’est Cool. Un poil frustrés par le son de la scène Hard, on a pu se rattraper sur le set d‘Expulze et Narfos ! Petit élan de curiosité côté Techno pour quelques minutes d‘Ellen Allien puis de Nina Kraviz. Nos reporters du jour n’étant pas de fins connaisseurs, l’équipe n’a fait qu’un bref passage dans la foule compacte.

On remet le couvert !

Le samedi soir, la scène trance a accueilli une série d’artistes talentueux pour une nuit mémorable. On commence par l’envoûtant set de Sajanka, suivi par la performance du groupe Highlight Tribe, dont les sonorités aborigènes ont inondé l’atmosphère de la scène. Ensuite, Graviity a pris le relais pour offrir un set interstellaire. L’artiste, tel un être venu d’ailleurs, nous a entraînés dans un voyage captivant à travers l’espace grâce à sa musique transcendante. La Petite Fumée, véritable bête de scène, a livré un spectacle digne d’un monde post-apocalyptique.

Le petit détour par la scène de La Darude pendant les pauses de la scène trance s’est révélé absolument monumental. La musique techno groovy et les vibrations positives étaient d’une puissance mémorable, entraînant un public chauffé à blanc. Eargasm Gold a livré un set mêlant des beats Trance et Techno, allant même jusqu’à l’Early Hardstyle. La nuit s’est poursuivie avec MRD, qui a offert un set oscillant entre dark techno, new wave et hardcore. Enfin, le B2B entre Von Bikrav et Paul Seul a déchargé une énergie sauvage et déroutante qui a électrisé la foule.

Côté Bass Music, c’est le label de Zeds DeadDeadbeats‘ qui s’occupait de gérer le line up. Rien à dire sur ce dernier, c’est très certainement l’un des plus beaux line up vu en France depuis quelques années. Avec des têtes d’affiche Drum & Bass ou encore Dubstep, le public Bass Music a su headbang comme il le fallait. Koven a une nouvelle fois dévoilé un set tout simplement magique, mixant et surtout chantant ! Moment magique sur ‘Chase The Sun‘ ! Liquid Stranger, très rare en France, nous a conquis avec son incroyable dubstep ! Malheureusement, le manque de son s’est fait ressentir sur le set. Wilkinson, légende de la Drum & Bass a joué ses titres phares ô combien efficaces. Un sans faute pour Zeds Deads, une nouvelle fois, les patrons du label ont clairement su faire la différence ! Spor était peut-être la petite déception de cette soirée. Très attendu et plutôt rare lui aussi, le projet DnB de Feed Me n’a pas su nous captiver.

Pas mal satisfaits de ce Dream Nation, encore une fois ! Au vu de la programmation éclectique, avec souvent la crème des genres respectifs, difficile de pinailler, surtout dans ces conditions idéales. On souhaite au festival et à ses équipes au moins 10 nouvelles années de réussite!

Tiraillé entre un gout prononcé pour le Hardstyle et un amour pour la pop adolescente.