Récap : Retour sur le grand come-back de la Swedish House Mafia à Stockholm

En tant que fans de la Swedish House Mafia depuis leurs tout débuts, il y a une dizaine d’années, nous attendions avec impatience ce retour depuis leur dernière tournée ‘One Last Tour’ en 2012/2013. L’annonce de la séparation avait fait l’effet d’une bombe à l’époque, laissant les fans mais également la scène électro dans l’incompréhension totale. Ce retour était donc l’un des plus attendus de l’histoire de la musique électronique. Après nous avoir complètement retourné l’esprit avec leur come-back surprise à l’Ultra Miami en 2018, nous avions une attente toute particulière pour le début de cette nouvelle tournée du trio. Beaucoup de teasing sans pour autant sortir de morceaux entre temps, on se demandait vraiment ce que préparaient les trois suédois. Axwell, Sebastian Ingrosso et Steve Angello ont-ils répondu présents?

Salle/Scène

Un peu plus d’un an après Miami nous les retrouvons donc à Stockholm et plus précisément au Tele2 Arena. On attendait ce vendredi 3 mai 2019 avec une impatience vraiment excitante. On décide de rentrer dans l’enceinte de cette immense salle aux alentours de 19h afin d’assister aux premières parties de Jarami puis de Vargas & Lagola. Une fois passés les contrôles on arrive dedans sans aucune attente et on se rend compte très vite de la grandeur de ce stade. Le lieu est vraiment très très grand et on se dit qu’arriver à faire quasiment 3 dates sold out est vraiment une performance exceptionnelle.

22h, le show peut commencer. La salle est alors au complet. Gradins et fosse sont à 100% remplis. Comme à l’époque, un gigantesque rideau cache la scène avant de tomber au début du set de la Swedish. Et la, c’est surement LE gros point fort de ce show, une mise en scène, une scénographie absolument incroyable. Un énorme écran prenait quasiment toute la largeur de la salle sur lequel était placé cette scène flottante vraiment stupéfiante et d’une beauté phénoménale. Visuellement c’est franchement remarquable ce qu’a réussi à faire toute l’équipe du trio. On en a pris pleins les yeux comme rarement auparavant. Mention spéciale pour les 3 énormes cercles pivotants présents au dessus des Swedish. Pour les fans de lasers que nous sommes, on a été franchement servis avec un jeu de lights démentiel. La pyrotechnie était également présente à outrance avec de nombreux feux d’artifices et une lignée de lances flammes stupéfiante. Bref une vraie claque visuelle !

Public/Ambiance

Le public suédois est réputé pour être connaisseur et plutôt réceptif. Rajoutez-les à un nombre important d’étrangers venus, et l’ambiance se devait d’être au rendez-vous. De manière générale, c’était plutôt le cas. Ça sautait et dansait sur chaque titre joué. L’ambiance en fosse était vraiment exceptionnelle. Une harmonie toute particulière régnait entre chaque personne venue pour voir Axwell, Sebastian & Steve. On sentait clairement qu’une passion commune avait réuni toutes ces personnes venues avec des tee-shirts et drapeaux ‘Swedish House Mafia’. ‘Calling’, ‘Reload’, ‘Don’t You Worry Child’ et tous les autres classiques étaient chantés à l’unisson sans aucun problème. Dommage en revanche de voir aussi peu de réception sur des titres comme ‘Remember’ de Steve Angello. On a clairement pas été déçus puisque aucun problème ni débordement n’a eu lieu durant toute la prestation.

Le set

En première partie, Jarami, un duo local derrière la production d’énormes hits de Frank Ocean ou encore le fameux ‘Electricity’ de Dua Lipa. S’enchaine alors Vargas et Lagola, le duo suédois, aussi auteur de nombreux hits pour divers artistes internationaux, mais également ‘Save The World’ ou encore ‘Sun Is Shining’ ou ‘Dreamer’. Et quel dommage, mais quel dommage que le son ne fut pas à la hauteur. Quasi impossible d’entendre les paroles, les instruments faisaient parfois vriller les oreilles, la configuration n’était définitivement pas adaptée pour du live. Quel gâchis lorsqu’on connait le talent du duo.

Venons-on maintenant au show du trio. On va commencer par les points négatifs (et ils sont nombreux…). Malheureusement, et on aurait clairement préféré que ça soit le contraire, on a été vraiment déçus de la tracklist. Toute cette préparation et cette attente pour « ça » ?! Honnêtement on avait l’impression de voir un mix entre leur set à l’Ultra Miami en 2018 et un set random d’Axwell /\ Ingrosso. Jouer des titres comme « Dark River », « This Time » ou encore « Dream Bigger » était clairement dispensable. La plupart des mashups joués étaient déjà connus ou alors les vocaux étaient juste échangés avec d’autres déjà utilisés. Bref rien de neuf là dedans.

Alors oui, c’était toujours plaisant de réentendre des bijoux comme ‘We Come We Rave We Love’ avec ‘Out Of My Mind’ ou encore ‘Leave The World Behind’ remixés par les Daddy’s Groove, mais là encore, rien de surprenant. Le potentiel était tellement énorme de pouvoir faire quelque chose de remarquable et d’inoubliable, on a du mal à comprendre un raté pareil. Aucun morceau récent de la scène actuelle n’a été joué (ou alors très peu) et aucun ID’s Axtone/Size n’ont été également premiered alors que c’est pourtant une habitude de la maison.

En ce qui concerne les points positifs (et ils sont bien trop peu) les deux seules IDs dévoilées sont tout de même exceptionnelles. L’intro ID est d’une puissance jouissive et a réveillé le public en l’espace d’un instant. Bien dark et percutante, c’est le type de son progressive surpuissant dont seul la SHM à le secret. Mais notre coup de cœur va clairement pour l’ID ‘Underneath It All’. GOOSEBUMPS NEVER LIE ! Et pour le coup la Swedish House Mafia n’a pas menti également. Les frissons et larmes étaient réunis sur ce morceau d’une beauté incroyable.

Avec Salem Al Fakir au vocal, l’ambiance mid-tempo et très douce du titre nous ont clairement fait voyager. On espère maintenant une release très rapide pour ne pas laisser traîner ça trop longtemps. On aurait clairement aimé en voir 2 ou 3 supplémentaires. Autre point positif, on a forcément apprécié réentendre des morceaux old school comme ‘For Sale’ ou encore ‘Teasing Mr Charlie’ qui nous ont clairement fait bouger comme au bon vieux temps.

Conclusion

Difficile de cacher notre amertume face à ce retour mitigé, avec un show exceptionnel mais pauvre voire quasi nul en nouveautés. Après presque 18 mois de teasing, des promesses de « new music » dans les interviews, se retrouver face à un set composé uniquement de vieux titres, et deux morceaux en guise de nouveauté, ce n’est pas ce qu’attendaient les fans. Ils avaient le temps, le potentiel et la matière pour dévoiler quelque chose de spécial, d’épique.

Ruben x Sabotage

You'll see me crying while dancing.