Récap : Robin Schulz & Hugel au Trianon

Ce WE fût sportif. En effet, après un détour par Chambéry pour supporter la team au Pharaonic Festival, j’ai assisté le lendemain à la date de Robin Schulz à Paris. Dans le cadre de sa tournée européenne pour la promotion de son dernier album ‘Sugar’, l’allemand faisait escale au Trianon pour sa dernière date. Fer de lance de la nouvelle scène Deep mainstream, il enchaine les tubes radio depuis 2 ans maintenant. Sa date parisienne était donc sans surprise sold out, comme tout le reste de sa tournée d’ailleurs. Les supporting act qui l’accompagnaient sur sa tournée étaient son compatriote Hey Hey et, cocorico, le français Hugel. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour passer une superbe soirée.

La salle

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Située dans le quartier de Montmartre, le Trianon est une salle emblématique de la capitale. Ancien cinéma, la salle propose aujourd’hui une programmation très éclectique. Elle sert d’ailleurs également de salle de théâtre. Elle n’est pas non plus totalement étrangère à la musique électronique. Above & Beyond l’avaient notamment choisie l’an dernier pour leur date française et une soirée déjà mémorable. Le lieu est inscrit aux monuments historiques ce qui en fait une salle atypique pour une soirée électro avec ses lustres, fresques, statues et escaliers en marbre. Un charme indéniable face à la froideur des grands espaces habituels de ce genre de concerts.

La scène était pour l’occasion parfaitement équipée. Même très équipée de mon point de vue pour une petite salle comme le Trianon, ce qui était une très agréable surprise. Deux écrans à LED géants derrière Robin Schulz et sur la régie qui diffusaient de superbes et originaux visuels. Les écrans diffusaient également régulièrement des images du public vu de la scène pour un effet saisissant. Et bien sûr, plusieurs gros canons à CO2 étaient disposés devant tout ça pour électriser le public sur chaque drop important.

Le public

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Crédit : Melvin Tiziani

D’une capacité de 1000 personnes, la salle avait raisonnablement fait le plein pour l’occasion. Toute la fosse et les deux étages de gradins étaient occupés sans qu’à aucun moment on se sente à l’étroit. Une chose très agréable quand on connait la désagréable habitude de plusieurs lieux parisiens de sur peupler leurs soirées et de vite les rendre irrespirables.

Le public présent samedi soir était assez surprenant. Mi jeune, mi familial, l’âge des participants allait facilement de 15 / 16 ans à la cinquantaine bien tassée. On voit là clairement l’effet des différents tubes de Robin Schulz qui en ont fait un artiste très populaire et au public très large, allant bien au-delà des purs amateurs de musique électronique. Ce qui n’a pas empêché une belle ambiance dans la salle, loin de là, le public affichant une magnifique communion tout au long de la soirée au son des différentes tracks du DJ germanique.

Les sets

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Arrivé sur la fin du premier warmup de Hey Hey, j’attendais avec impatience le frenchy Hugel. Ayant déjà pu voir plusieurs fois Robin Schulz, c’est la présence du français sur la tournée qui a fini de me décider à me rendre à cette soirée. J’attendais donc son set avec impatience. La première déception aura malheureusement été de le voir arriver en retard et donc raccourcir son set d’environ une vingtaine de minutes. Une déception accentuée par le fait que son warmup était tout bonnement excellent ! Funky à souhait, Hugel a su faire bouger une foule assez peu emballée par Hey Hey et a parfaitement préparé le public à accueillir Robin Schulz. Chaud du micro, Hugel pourrait d’ailleurs très bien se reconvertir en MC si jamais l’envie lui en prend. Clairement l’un des meilleurs warmup auxquels j’ai pu assister. Le français mérite encore plus d’exposition.

Mais celui que tout le public attendait était bien évidemment Robin Schulz. On a bien sûr eu droit à la plupart de ses hits, récents ou anciens : ‘Sugar’, ‘Sun Goes Down’, son remix du ‘Dangerous’ de Guetta ou encore ses classiques et indémodables remixes de ‘Waves’ et ‘Prayer In C’. Le tout était agrémenté de quelques sons d’autres artistes comme Sam Feldt par exemple ou encore Oliver Heldens pour un passage Future House agréable avec des kicks un peu plus percutants. Robin Schulz n’est pas le roi du mix clairement, sa technique se résumant principalement à du calage d’une intro sur une outro, mais ça a au moins le mérite d’être parfaitement propre. Ce style de musique globalement assez posé n’a de toute façon pas besoin de transitions plus dynamiques. L’allemand dégageait également une énergie très communicative pour le public et un vrai plaisir d’être là, matérialisé notamment par une belle communion avec la fosse à la fin de son set.

En conclusion, c’est donc un sans faute du début à la fin pour cette soirée. Une salle magnifique très bien choisie, une scène qui en jetait, des artistes énergiques, talentueux et impliqués, un public chaud bouillant qui connait par cœur le headliner de la soirée. Tous les ingrédients sont réunis et j’aurais au final vécu un des mes meilleurs event sur Paris.

Bulbi

Couteau suisse et doyen de l'équipe à mi-temps, navigant entre Tech House, Progressive, Bass House, Melodic Techno, Trance, Deep, Electro...