Extrema Outdoor conquiert une nouvelle fois les terres belges

Nous étions de retour à Houthalen-Helchteren, chez nos voisins belges, pour une nouvelle édition haute en couleur d’Extrema Outdoor Belgium. Du 17 au 20 mai, le festival investissait le lac De Pias pour lancer officiellement la saison estivale de 2024. Au programme, une sélection d’artistes House et Techno aux petits oignons. C’est une des programmations que l’on considère comme la plus aboutie du genre. Malgré une météo capricieuse, nous avons pu passer un magnifique moment. Retour sur ce week-end qui n’était pas de tout repos !

Une programmation soignée

Le festival réalise un véritable tour de force en proposant une programmation variée et pointue. Hard Techno, Melodic Techno, House, Tech House, il y en a pour tous les goûts. Nous retrouvions des têtes d’affiche tel que Pauk Kalkbrenner, Camelphat, Marlon Hoffstadt, Amelie Lens ou encore Joris Voorn. Extrema met également en avant les artistes en devenir tels que Coeus, Olympe ou encore Carmen Lisa.

Le seul inconvénient de cette programmation réside dans le fait qu’il faut, fatalement, faire des concessions. Vous allez inévitablement manquer de superbes artistes car il est impossible de se dédoubler. Il nous a été impossible de faire l’ensemble des sets que nous vous recommandions dans notre précédent article sur le festival, tant en termes de météo que d’organisation. Par exemple, nous avons dû faire une heure de Marlon Hoffstadt, et une heure d’Adriatique, au lieu de consacrer les deux heures à l’un des sets. Certains diront que ça fait 2 artistes vus, d’autres répondront que les sets sont un voyage à savourer du début à la fin …

Un lieu féérique

Comme chaque année, Extrema Outdoor Belgium revient au lac De Pias, en Belgique. C’est une réserve naturelle magnifique offrant plage, eau et forêt. Malheureusement, le beau temps n’était pas au rendez-vous ce week-end, mais cela ne nous a pas empêchés de profiter des lieux et de l’événement qui a su faire face à ces intempéries d’une main de maître.

Les 7 Districts se situent autour du lac et chacun d’entre eux a un style musical et un univers distinct. Cette année, pas de grands changements par rapport à l’année dernière, hormis les Districts 1 et 2, dédiés à la Techno, dont la disposition permettait d’accueillir plus de public.. Le District 4 était beaucoup plus décoré. Un changement majeur cependant concernait les Districts 1 et 7, qui offraient cette année la possibilité au public de se rendre derrière et autour du DJ. Façon Boiler Room !

On retrouvait également le Red Light District ainsi que la scène promotionnelle Aperol Spritz qui offraient des ambiances plus intimistes et décalées. Le festival propose également des animations, un silent disco, des espaces de détente et de restaurations conséquents.

Une organisation rompue à l’exercice

Comme souvent en festival au plat pays, la pluie était de la partie. Pas de quoi faire trembler les équipes d’Extrema. Quelques jours avant, celles-ci avaient pris les devants en couvrant davantage certaines scènes, compte tenu des prévisions météorologiques. Un choix judicieux, même si toutes les scènes n’ont pas bénéficié de ce traitement (à l’instar du District 4). Pourtant, il n’a jamais été question d’une annulation, le festival a tenu bon et a tout mis en place pour assurer le confort des festivaliers.

On ne peut que féliciter les équipes d’Extrema qui ont travaillé dur (ainsi que dans la joie et la bonne humeur!) tout le week-end pour nous offrir les meilleures conditions possibles. Fait notable cette année : la transition vers les eco-cups, avec une consigne qui offrait un recrédit bancaire lorsqu’on les retournait aux bars et desks de remboursement prévus à cet effet.

Paul Kalkbrenner a semble-t-il bien apprécié la vibe lors de son closing du Day 3…

Un public d’initiés

Le public d’Extrema est à l’image de la programmation aboutie : ce sont de fins connaisseurs, habitués, en majorité Belges et Néerlandais, mais nous avons pu croiser quelques Français. On est par ailleurs ravis d’avoir échangé avec certains de nos lecteurs, qui nous l’espérons, se reconnaîtront dans ces lignes.

L’ambiance est très bon enfant, tout le monde vient avant tout pour la musique et les rencontres. Cette année, le public a relativement rajeuni, notamment suite à l’essor de la Hard Techno ou d’artistes tel que Marlon Hoffstadt ou Malugi. La relève est assurée.

Des sets incontournables

Franky Rizardo B2B Nic Fanciulli

Les maestros de la House ont décidé de tout simplement retourner le District 3 pour le closing du festival. Alors qu’ils affrontaient des noms comme Paul Kalkbrenner ou encore Brina Knauss, les deux artistes ont non seulement été au rendez-vous, mais ont connu une superbe affluence. On a même croisé une belle partie du staff et des habitués du festival, c’est vous dire à quel point ce set était attendu.

Coutumier du closing de XO Belgium, Franky Rizardo a donc convié Nic Fanciulli pour l’assister dans ces 3h de voyage entre House, micro house et Tech House. Entre bangers, IDs et classiques bien sentis, les deux compères ont su naviguer entre les styles pour offrir au public une merveilleuse fin de festival. Franky Rizardo s’est chargé des bangers tech house, là où Nic Fanciulli a plutôt opté pour des tracks plus mélodieux.

Le mélange des univers a cependant très bien fonctionné, et la liesse était infinie sur la fin de leur set, faite sur Calinda de Laurent Wolf. On a déjà hâte de recroiser les deux DJ, et ça commencera dans 10 jours avec Franky Rizardo, que nous voyons à nouveau pour la pool party du TRIIP festival.

Olympe

Olympe est selon nous l’une des artistes à suivre du moment. Elle délivre toujours des sets émotionnels et puissants et sa dernière production, ‘I Don’t Wanna Talk’, sortie sur Tomorrowland Music est l’un des titres Melodic Techno de ce début d’année. Nous nous sommes donc rendus au district 4 en début de Day 3 pour profiter de son set, et nous n’avons pas été déçus. Son dernier titre susmentionné, l’indescriptible ‘Us’ de Citizen Kain et quelques IDs sur lesquels nous sommes impatients de faire main basse ont fini d’achever de nous convaincre. Grazie !

Boris Brejcha

Nous n’avions pas écouté un set de Boris Brejcha depuis son passage au Zénith de Paris, fin 2023 plus précisément. Salle qui, par ailleurs, l’accueillera à nouveau le samedi 9 novembre 2024. Nous ne pouvions donc pas louper cela, d’autant plus qu’il était responsable du closing de la Mainstage d’Extrema le premier soir (le District 5). Et quelle claque !

Arborant son célèbre masque de Venise, Boris a embarqué la foule dans son univers High Tech Minimal bien à lui, enchainant les kicks puissants et les douces mélodies. Comme à son habitude, le set est principalement construit autour de ses propres compositions dont la plupart ne sont pas encore sorties. A la moitié du set, Boris dévoile son vrai visage et continue de libérer son énergie.

Comme il l’expliquait lors d’une interview pour Guettapen en 2019, cela permet non seulement de connaître sa véritable identité mais aussi de donner un second souffle au show. Il terminera par une distribution de petits canards dédicacés. Une façon de remercier ses fans venus une fois de plus en nombre ce jour-là.

Une édition encore réussie

Ce n’était pas de tout repos, la météo était contre nous, les sets s’enchaînaient et les heures de sommeil s’amenuisaient … Cependant, Extrema reste toujours un de nos événements favoris de la saison des festivals. Notre constat de l’an dernier ne change pas, on pense que c’est l’un des événements les plus sous-cotés d’Europe.

Il reste destiné à un public d’initiés et continue de s’imposer comme une référence sur le vieux continent. Il vient d’ailleurs d’annoncer une édition supplémentaire Italienne, en Toscane, du 16 au 18 août 2024. Pour ce qui est de l’édition belge, rendez-vous est pris du 6 au 8 juin 2025. On espère pouvoir fouler à nouveau le sol du domaine De Pias pour ce qui pourrait devenir notre traditionnelle ouverture de la saison estivale.

Influencé par la Techno, la Trance et la Progressive, je vous partage ma passion pour la musique électronique. Retrouvez-moi en festival autour du monde!