Nouvelle interview très savoureuse de notre icône française, Laurent Garnier, l’occasion d’un nouveau concept d’interview lancé par Laura Leishman, DJ et animatrice radio canadienne. C’est donc pas moins d’une heure d’interview que nous allons tenter de résumer, ici, dans l’ordre d’évocation du podcast.
Dans un premier temps, petit éclaircissement : Laurent n’est toujours pas allé chercher sa Légion d’Honneur, car il ne veut pas que le Président de la République le lui remette pour éviter toute récupération politique. Puis, on arrive sur la partie qui fâche : la vision de Laulau sur le dancefloor et la Techno. Évoquant sa vidéo polémique où il filme le moment où il joue la version live de « Porcherie » de Bérurier Noir. Assurant n’avoir pris personne « par derrière » en annonçant direct que la vidéo allait être postée, c’est une véritable avalanche d’insultes et de violences qu’il s’est pris le lendemain. « Les jeunes n’ont pas compris. », dit-il. Penser que la musique de club est forcément synonyme de fête ? « Faut se réveiller hein … ». De manière générale, le DJ (et notre rédaction) recommande la lecture de son livre « Electrochoc » afin de comprendre que son point de vue est le suivant : « Le dancefloor est tout, sauf un lieu apolitique ».
Voilà une phrase qui va lui attirer des ennuis de la part des gens qui ne pensent pas une seconde que la politique et la Techno ne font qu’un. L’assimilation des deux n’est pas toujours bien vu car cela stipulerait qu’il faudrait « intellectualiser » la musique, alors que la plupart des gens ne consomment de la musique qu’à but purement divertissant. En justifiant ses propos, il évoque son set en Israël : « J’ai joué « Promise Land » dans un club tenu par un israélien, un palestinien et un couple gay. » Puis son set à New York après l’élection de Trump : « A New York, lors du Muslim Ban, j’ai coupé la musique, et j’ai passé 5 minutes du speech de Martin Luther King, « I Have A Dream ». Certains en ont pleuré ».
Ces exemples justifient sa vision d’une musique engagée, ayant une histoire et une façon de penser avec elle. En tous cas, en ce qui concerne son genre de prédilection, il affirme : « La Techno s’est construite à Détroit sur une idée politique alors que la House a un côté très hédoniste et Disco. Y a tout un message derrière ». Ses détracteurs et ses haters lui font rappeler que lui et les gens qui adhèrent à cette philosophie de musique engagée par son essence même, ne sont « plus majoritaire à le penser », dans le sens où l’argent fait de plus en plus de mal à l’Histoire, notamment avec son désaccord avec la scène d’Ibiza : « Ibiza est devenu ridicule, une fête foraine ».
Ce qui le différencie avec cette scène un peu trop paillettes et confettis, c’est « sa sincérité » et son refus à l’accumulation de biens : « J’ai jamais eu cette excitation de « toujours plus » ». Un homme et un artiste intègre, prêt à refuser des sommes astronomiques en échange d’un week-end avec sa famille. Enfin, Laurent évoque son film. 10 ans de travail pour une fiction qui verra le jour entre Octobre et Novembre 2017 qui aura pour ambition de « prendre les gens à contre-courant ».
Voilà qui clôture ce témoignage supplémentaire de notre irrévérencieuse icône nationale Monsieur Garnier. Et vous, que pensez-vous de ce point de vue ?
Retrouvez le podcast de l’interview ci-dessous :
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Scorch X Laucrep











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