Dream Nation était de retour à une date que les habitués connaissent. Pour la seconde fois, une édition Halloween était organisée. Après 2024 et ses trois journées, cette édition 2026 revenait au format plus connu des fans. À savoir deux jours de festival. Une édition haute en déguisements que nous avons adorée. Retour sur ces deux belles soirées.
Un line-up XXL

Comme à son habitude, Dream Nation nous propose l’un des line-ups les plus complets pour les fans de musique à 140 BPM et plus. Ici, pas de House ou de Melodic Techno. Place à des sons qui feraient hérisser les poils de vos grands-parents. Dream Nation reprend aussi son concept habituel en divisant les genres par soirée. Le vendredi proposait la Hard Music, avec la Hard Techno et la Hard Groove. Le samedi, place à la Bass Music et à la scène Psy Trance. Une troisième scène extérieure était aussi de mise, pour notre plus grand plaisir. Le collectif Galop Galop était aux commandes le premier soir. Chipicore, hosté par DJ Schnake, prenait le relais le samedi.
De très gros headliners étaient aussi présents pour cette édition. Impossible de ne pas parler de la superstar Novah le vendredi. La scène était totalement remplie pour son show. On retrouvait aussi Marion Di Napoli ou encore Matrakk sur cette scène. La scène Hard Music proposait un très joli plateau entre Hardstyle et Hardcore/Uptempo. On y retrouvait Dual Damage, Rebelion ou encore un set totalement débile entre Lil Texas et Dimitri K. Le samedi était légèrement plus sage. Sur la première scène, on retrouvait des artistes comme Perceval, Vini Vici ou encore Mandragora. La scène Bass Music, quant à elle, proposait un beau line-up surtout axé Drum & Bass. Flux Pavilion, Dirtyphonics ou encore Andromedik étaient de la partie. Un très beau plateau qui prouve que l’événement est l’un des plus gros en France hors été.

Un lieu presque parfait pour le festival
Dream Nation commence petit à petit à prendre ses marques au Parc des Expositions. Chaque soirée se déroulait de 21h à 06h, soit 9 heures de sets par jour. De quoi largement en profiter. Côté tarifs, comptez environ 100 € pour le pass deux jours en faisant une moyenne entre les Early Bird et les Late. Un prix très correct au vu de la production et du line-up proposé. Le lieu était facile d’accès, aussi bien en transport en commun qu’en voiture. Un grand parking dédié était disponible à 20 € la soirée.
Avec ses deux énormes salles, il n’était pas compliqué de trouver de la place pour danser. Les deux salles étaient dos à dos, mais avec un système son plutôt bien réglé. On n’entendait jamais une scène déborder sur l’autre. C’est pourtant ce que l’on peut parfois entendre ailleurs. De nombreux food trucks étaient présents. Les bars étaient aussi disponibles sans trop d’attente, selon où vous étiez. Un très bon point pour la Dream.

Les scénographies des scènes étaient très correctes. On retrouvait des lasers, de la pyrotechnie et d’autres effets toujours aussi bons. Le système son était un peu faible selon où vous étiez. Mais honnêtement, on préfère ça qu’un système son trop fort et mal réglé. Au moins, pas de problèmes aux oreilles. La troisième scène en extérieur reste un bon ajout. Cependant, avec les températures plutôt fraîches de fin octobre, il était difficile d’y rester plus d’une heure. Bravo aux nombreux courageux !
Cependant, nous avons trouvé qu’il manquait cruellement de toilettes. Notamment pour les femmes. Et ce point s’est surtout ressenti le vendredi, où le festival était bien plus rempli. Un détail à corriger qui peut vite marquer pas mal de frustration. Autre point négatif : le déficit de casiers si tôt dans la soirée du vendredi. Avec un public bouillant, pas très agréable de garder sa veste sur soi. Pourtant, à 23h, tous les casiers étaient déjà complets. Un autre point à rectifier pour l’an prochain.

Une ambiance digne d’Halloween
C’est l’avantage de faire Dream Nation à cette date. On a vu un public qui, dans son ensemble, a joué le jeu en se déguisant. Et forcément, cela donne un charme en plus à la soirée. En plus des festivaliers déguisés, le festival a lui aussi joué le jeu avec de la décoration un peu partout. Que ce soit en intérieur ou en extérieur. Un autre très bon point. Le manège extérieur fait toujours son petit effet. Il apporte à lui seul une décoration qu’on adore voir dans les événements de nuit. La lumière apportée donne un vrai plus à l’ambiance. Avec ses 30 000 festivaliers, le festival était totalement sold out. La preuve que la nouvelle génération aime consommer la musique électronique. Et encore plus avec ses BPM élevés.

Nos sets favoris
Comme toujours, difficile de choisir un set favori tant tout dépend des goûts de chacun. On est arrivés aux alentours de 22h30 le vendredi pour attaquer directement avec Matrakk. Le Français a su monter la tension comme il le fallait pour lancer la soirée. Place ensuite au Hardstyle avec TnT, qui approche de ses 25 ans de carrière. Le duo nous a délivré un très beau set jonché de classiques. Amusant de voir la nouvelle popularité du duo portée par la vague Hard Techno. On a enchaîné avec les kicks Rawstyle de Rebelion, toujours aussi efficaces. Puis direction une véritable légende du Hardcore avec Angerfist. L’artiste prouve une fois de plus qu’on peut rester au sommet malgré les années.
Dr Peacock a pris le relais avec sa Frenchcore si caractéristique. Le Hollandais, qui avait eu quelques soucis de santé, est revenu en pleine forme pour le plus grand plaisir de ses fans, avec une ribambelle de classiques. Slaughterhouse, le duo composé de N-Vitral et Deadly Guns, a ensuite pris le relais avant de le passer à Dimitri K et Lil Texas pour nos plus beaux bruits de tracteur. Quant au MC, Primax était présent du début à la fin et a accompagné de sa douce voix la plupart des artistes présents. Belle prestation du membre de In Harder Style !

Un samedi sous le signe de la Bass Music
Place au samedi et déjà la dernière journée. Comme pour la Hard Music, on est de gros friands de Bass Music. On y aura donc passé la plus grande partie de notre soirée. Don Diablo et son projet CTRL ALT DELETE continueront toujours de nous surprendre. On n’était pas super fans du projet Don Diablo originel. À contrario du projet Drum qui, lui, nous parle totalement. Une belle claque pour très bien commencer cette soirée. Netsky aura suivi et, comme à son habitude, le Belge aura fait vibrer la foule. L’autre grosse surprise de la soirée, c’était Flux Pavilion. Rarement on aura vu l’artiste autant en forme. Une pléthore d’IDs et un set oscillant parfaitement entre Dubstep et Drum & Bass.
Pendulum reprend la suite avec l’un des sets les plus attendus. Malheureusement, la sauce ne prend jamais totalement avec leurs DJ sets. À contrario de leurs lives. Pourtant, on est très fans du groupe, mais souvent déçus par leurs DJ sets. La fin sera très bonne entre nos Frenchies Dirtyphonics, Modestep et Andromedik. Ce dernier aura assuré un closing de grande qualité.

Conclusion
Dream Nation reste l’une des valeurs sûres de la scène française. Rares sont les événements à pouvoir se vanter de faire sold out sur deux journées avec un line-up aussi pointu. Pouvoir écouter de la Bass Music et de la Hard Music dans un même événement reste l’un des gros points forts du festival. On espère que la Dream restera toujours dans cette configuration pour les années à venir. L’an prochain, on verrait bien une nouvelle édition Halloween, avec un retour aux trois journées au vu des dates. La réponse sera probablement donnée dans quelques jours ou semaines. Félicitations à tous les organisateurs et bénévoles présents !













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