Une nouvelle fois, le Hard Boat Festival aura tenu toutes ses promesses. Le festival organisé par Strike Blood et son équipe était de retour à Lyon le 26 septembre 2026. Et l’événement a franchi un nouveau cap : quasi sold out à un mois de la date, une capacité supplémentaire a été débloquée pour accueillir encore plus de monde, avant un sold out définitif. Hard Boat fait désormais partie des grands rendez-vous français. Retour sur une édition qui, comme celle de 2025, aura totalement sublimé la scène Hard Music hexagonale.
Un line-up digne des plus grands
Encore une fois, Hard Boat ne fait pas dans la dentelle. À nos yeux, c’était tout simplement le plus beau line-up Hard Music de France pour 2026. Là où la plupart des événements mélangent Hardstyle et Hardcore avec de la Hard Techno bien plus populaire en ce moment, Hard Boat fait le pari de rester sur une programmation 100 % Hard Music. Cette année, on retrouvait une pléthore d’artistes qu’on ne voit que trop peu en France. C’est par exemple le cas de Brennan Heart, figure incontestée du Hardstyle. Tout comme Noisecontrollers, qui nous aura sorti un set incroyable. On retrouvait aussi de très beaux b2b comme Strike Blood et Act Of Rage, ou encore Nightcraft et Unresolved avec leur Raw si caractéristique.
Côté Hardcore et BPM tout aussi loufoques, Hard Boat a également mis les petits plats dans les grands. Le crew Barbaric Records emmené par Barber faisait sa première en France, tout comme Lekkerfaces et son show Hyper qui nous aura sacrément étonnés, et en bien. On n’oubliera pas non plus le b2b Yoshiko et Dr Donk, toujours aussi stupide que brutal. Contrairement à 2025, seulement deux scènes étaient proposées cette année. La faute à la configuration de la salle, qui ne pouvait pas en accueillir davantage.
Nouveau lieu pour plus de plaisir ?
Le gros changement de taille cette année pour Hard Boat, c’est bien entendu sa nouvelle salle. L’an dernier, l’événement prenait place au Parc Expo de Villefranche, au nord de Lyon. Le « petit » problème de cette salle, c’était que les deux scènes étaient quasi collées l’une à l’autre. Un break Hardstyle pouvait vite être pollué par le Hardcore voisin, et inversement. Problème résolu cette année avec deux hangars bien distincts. Place à l’Eurexpo, bien plus proche de Lyon, à l’est de la ville. Une belle évolution pour l’événement qui a vu plus de 9 000 festivaliers fouler la salle. Une belle récompense pour Strike Blood et son équipe, au vu des restrictions qui rendent difficile l’organisation d’un tel événement en France.
Une organisation solide, avec quelques axes d’amélioration
Comme évoqué plus haut, on avait beaucoup aimé la troisième scène extérieure en 2025 avec ses food trucks. L’occasion de prendre un peu de repos avec un fond musical sympa. L’an dernier, c’était In Harder Style qui s’occupait de cette scène. Cette année, cette troisième scène a malheureusement disparu, la configuration de l’Eurexpo ne permettant pas de la reproduire. Les food trucks étaient tout de même présents en nombre dans un troisième hangar. Ils étaient nombreux, et on n’a jamais vu d’attentes monstrueuses.
À contrario, les toilettes ont été le très gros point négatif de cette édition. Elles étaient uniquement présentes au hangar chill, et loin d’être suffisantes en nombre. Surtout, on avait affaire à des toilettes sèches en carton. Volonté de la salle avec un prestataire imposé ? Bonne question. Mais si vous étiez sur l’une des deux scènes, il fallait parfois compter jusqu’à 40 minutes pour un aller-retour. Un point à absolument corriger pour l’année prochaine. Même souci côté VIP avec seulement 3 WC, où l’attente pouvait aussi être très longue.
Les tarifs des consommations, eux, étaient tout à fait corrects pour un événement français. On a vu des événements bien plus chers où, pour le même prix, on vous sert une quantité inférieure (coucou la Belgique). Il est juste dommage d’utiliser encore ce système de tokens un peu archaïque, surtout au vu de la très grande majorité de francophones présents utilisant l’euro. Il n’est pas rare de terminer la soirée avec quelques jetons dans la poche. Hormis les toilettes, les temps d’attente étaient très corrects grâce aux nombreux bars disponibles sur les deux scènes. Les bénévoles étaient très réactifs et surtout heureux d’être présents à ce bel événement. Félicitations à eux.
Deux scènes taillées pour le Hard
Les scènes étaient donc au nombre de deux. La première, la principale, était dédiée au Hardstyle, Raw et Xtra Raw. La seconde était orientée Hardcore et Uptempo. Deux styles qui se complètent parfaitement, pour notre plus grand bonheur. La scène Hardstyle était particulièrement réussie avec 4 grosses structures au plafond. On aurait aimé qu’elles bougent, mais c’est parce qu’on aime quand tout va toujours plus loin. Le show laser, quant à lui, était parfait et digne des grosses soirées. On voit d’ici ceux du fond de la classe qui vont vouloir râler, mais rappelez-vous que le festival comptait 9 000 personnes pour deux scènes, là où les grosses soirées type Reverze en comptent 20 à 25 000. Le son aurait peut-être pu être un poil mieux réglé à certains endroits si on veut chipoter, mais là aussi, il n’est pas facile de sonoriser une telle salle. Surtout pour une première.

Un public au rendez-vous
Une nouvelle fois, le public a répondu présent, comme sait le faire la communauté Hard Music. Les portes étaient à peine ouvertes que la foule est arrivée en nombre. Il n’aura pas fallu longtemps avant de voir les premières scènes se remplir. Comme à son habitude, les gens étaient contents d’être ici et connaissaient pour la plupart les tracks des différents artistes. On a peut-être repéré un public plus jeune sur la partie Hardcore, grâce à la nouvelle popularité des styles plus extrêmes. Les avis étaient très positifs tout au long de la soirée et il est rare de voir une telle foule sans aucun problème en France. Chapeau aux équipes !
Nos sets favoris

Noisecontrollers
Difficile de ne pas aimer un set de Noisecontrollers après autant d’années à écouter du Hardstyle. Si à ses débuts le projet était un duo, il n’est plus depuis 2014. Alors oui, les titres légendaires de Noisecontrollers datent d’avant 2014, mais le projet garde toutes ses lettres de noblesse. Pouvoir écouter des titres légendaires du Hardstyle nous rend totalement nostalgiques des années phares de ce style ô combien important pour nous. Un set parfait pour débuter la soirée et se mettre dans de bonnes conditions pour la suite.
Lekkerfaces
On n’est pas les plus grands connaisseurs en Hardcore et autres joyeusetés, mais on avait déjà repéré Lekkerfaces depuis quelques années. Le DJ italien avait d’ailleurs signé le titre numéro 1 Hardcore en 2025 avec « FA TI CO ». À Hard Boat, il était présent pour 30 minutes de set avec son projet Hyper. Et on peut dire qu’il fallait avoir du cardio, car la demi-heure est passée à une vitesse folle. Lekkerfaces enchaînait les morceaux sans temps mort, pour la plus grande joie du public. Un set qui nous aura étonnés en enchaînant les styles entre Hardcore et Uptempo. Notre très bonne découverte de la soirée.
Insuspect et MC Primax
Il n’est jamais facile de jouer en second sur un tel événement. Les festivaliers arrivent tout doucement et sont rarement à 100 %. Pourtant, le duo de chez In Harder Style aura réussi à chauffer une foule comme jamais, avec une scène qui s’est plus que remplie. Le ton était donné dès la seconde track, avec un drop Uptempo. Au programme, un BPM qui évoluait tout au long du set, digne d’une Power Hour. Mais le set ne se cantonnait pas seulement à un show musical. Tout au long des tracks, des danseuses étaient présentes avec des tenues toujours en cohérence avec la musique. Un super show d’une demi-heure qu’on a trouvé presque trop court au vu du travail fourni. Une chose est sûre : les festivaliers étaient ravis du début à la fin.

Quelques autres pépites à noter
Parmi les autres sets, on ne peut pas passer à côté de Strike Blood et son b2b avec Act Of Rage. Les deux artistes étaient ravis d’être présents avec un set maîtrisé du début à la fin. Rooler nous aura, comme à son habitude, gratifiés d’un excellent set aussi bien musicalement que techniquement. On a aussi apprécié la performance de Destructive Tendencies. Les Écossais qu’on n’a pas l’habitude de voir en France nous ont offert une belle performance Hardcore qui a ravi les fans.
Conclusion
Une nouvelle fois, Hard Boat nous aura proposé une très belle édition. Le défi était pourtant rude. Passer de 5 000 festivaliers à 9 000 n’est pas une mince affaire. Encore plus en France, avec les limites imposées en dernière minute, qui ont pu donner quelques sueurs froides aux organisateurs. Pourtant, l’édition 2026 est une belle réussite et est, à nos yeux, le plus bel événement 100 % Hard Music en France aujourd’hui.
Amis lyonnais, la prochaine édition arrivera plus vite que prévu, avec un format plus intimiste dès le 10 novembre (veille de jour férié) au Titan, près de Lyon. Une édition spéciale qui marquera les 4 années d’une belle aventure. Pour rappel, Hard Boat était à l’origine une soirée d’une centaine de personnes sur une péniche. Et il en faut du travail pour passer d’une péniche à l’Eurexpo de Lyon. Une nouvelle édition avec BKJN, plus orientée Uptempo et Hardcore, devrait aussi voir le jour l’année prochaine, comme en avril dernier. De notre côté, on est ravis d’être revenus à Lyon pour cette édition. Peut-on espérer deux soirées l’an prochain ? On l’espère en tout cas, car le public est bien présent.












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