Mulhouse a vibré le week-end dernier au rythme de la deuxième édition du Dystopia Festival, après une escale parisienne et un passage par La Roche-sur-Yon. Plus de 35 artistes étaient au rendez-vous, pour un week-end placé sous le signe de la Hard Music et de la Techno. Au total, 12 000 festivaliers ont répondu présents, avec 6 000 personnes sur place chaque soir. Ils étaient réunis pour 20 heures de son au Parc des Expositions, dans un espace de 10 000 m² spécialement aménagé pour l’occasion.
Le Dystopia Festival a une nouvelle fois marqué les esprits avec une édition exceptionnelle à Mulhouse. Des sets électrisants, une scénographie spectaculaire, notamment sur la scène Hard, accompagnée de feux d’artifices, de lasers et de lights époustouflantes. Un espace chill spacieux pour se détendre, une zone de rencontre animée pour échanger, et des bénévoles incroyablement chaleureux. Voici notre récap de cette édition.

Vendredi : une première soirée du Dystopia Festival marquée par une Techno puissante
Comme l’an dernier, dès notre arrivée sur le parking, le son nous a accueillis ! Nous avons directement foncé vers la scène Hardcore pour ne pas manquer la fin du set de Korsakoff. Ensuite, nous avons exploré la scène Techno avec Cassie Raptor, dont l’énergie débordante et la performance nous ont fait danser. Puis, retour sur la scène Hard pour le VS explosif entre Mad Dog et Anime, qui a mis la scène en feu. Il était ensuite temps de se diriger vers la scène Techno pour notre set coup de cœur du week-end, Anxhela, qui nous en entraînés ainsi que la foule dans une frénésie totale.
Le choix a ensuite été difficile : partir du set d’Anxhela pour aller voir Miss K8, ou continuer à profiter de l’ambiance ? Après quelques minutes de réflexion, direction la Hard Stage pour la reine du Hardcore. Miss K8 a rayonné d’une intensité folle et a démontré une maîtrise totale de la scène. Après cela, on a jeté un œil au set de N-Vitral, qui a enragé la foule avec des sons percutants. Puis, cap sur la scène Techno pour clore cette première journée. On a découvert Caravel, qui a envoûté le public avec des beats puissants. Elle a par la suite, laissé la place à Eczodia, un artiste qui sait parfaitement alterner entre moments de tension et d’euphorie. Enfin, Holy Priest a conclu en beauté, tenant le public en haleine avec une intensité constante jusqu’à la fin.
Samedi : un deuxième soir sous le signe de la Hard Music
Pour ce deuxième jour, on commence avec Botl sur la scène Techno. Puis, place à l’affrontement épique entre William Luck et Lessss. Ce duo en pleine ascension a littéralement enflammé le public. Surtout quand la dernière sortie de Lessss, son edit de « Drone » de Train Fantôme, a résonné, repris en chœur par le public. Sefa débute son set, alors on file vers la scène Hard, où il enchaîne ses classiques tout en surprenant avec un remix du Lac des Connemaras et une revisite inattendue de « Celui » de Colonel Reyel.
De retour sur la scène Techno, on assiste à la fin du b2b, marqué par l’arrivée touchante des parents de William Luck. Le duo laisse place à Basswell, qui, fidèle à son univers, déploie des basses puissantes et des kicks ravageurs. C’est déjà le moment de retourner sur la scène Hard, pour une montée en intensité avec le Rawstyle. Invector, qui jouait pour la première fois en France, a marqué les esprits avec un set vibrant, avant que Malice ne prenne le relais avec ses kicks enragés. Dernier passage par la scène Techno avec Onlynumbers, qui nous plonge dans son univers entre rythmes implacables et sons expérimentaux.
Pour clore le festival, retour sur la Hard stage avec la moitié du duo Riot Shift. Bien qu’en solo en raison d’un imprévu pour son binôme, il a su maintenir une énergie folle, le public scandant le remix de Too Cold de Sickmode et Rooler. Puis, Toza et Kenai s’emparent de la scène pour un versus explosif, alternant drops dévastateurs et rythmiques effrénées. Spitfire poursuit avec un live d’une intensité brute, montant l’ambiance à son paroxysme.
Enfin, Hysta, figure incontournable du hardcore français avec qui nous proposerons notre première soirée Hard Music, a clôturé l’événement. Elle a offert un final inoubliable à cette édition avec un set puissant et plein de nouveautés, enflammant la scène jusqu’au dernier moment.
Un spectacle visuel impressionnant
Une chose est certaine, la scène Hard était absolument époustouflante, digne des plus grands festivals néerlandais. Conçue par Chaos Studio et The Vic Vision, cette scène offrait un spectacle grandiose. Un jeu de lumières tout au long de la salle et des effets spéciaux impressionnants. Au fur et à mesure, la scène se révélait dans toute sa splendeur, déployant des éléments de pyrotechnie pour un effet grandiose.
La scène Techno n’était pas en reste, avec un jeu de lumières spectaculaire créant une atmosphère immersive et mystérieuse. Les effets lumineux se mêlaient harmonieusement aux couleurs vibrantes du festival. Le deuxième soir, des lances-flammes ont été ajoutés, renforçant l’impact visuel du show et donnant encore plus de puissance à l’ensemble.
Une expérience immersive au Dystopia Festival : coin chill, zones de rencontre, et plus encore
Une vaste zone chill intérieure a été aménagée pour l’occasion, avec des food trucks, un bar, des stands de merch, de tatouages, de maquillage, ainsi que deux stands de prévention. Il y en avait pour tous les goûts. Une des particularités du festival était sa zone de rencontre, où les festivaliers pouvaient prendre des photos et échanger avec leurs artistes préférés.
Cet espace gratuit et accessible à tous offrait une occasion unique de rencontrer des talents comme Hysta, Holy Priest, Anxhela, Eczodia, Lessss et Anime. L’organisation avait également prévu de nombreux casiers pour garantir le confort des festivaliers tout au long de l’événement. Les installations étaient bien entretenues et facilement accessibles, permettant à chacun de profiter pleinement de l’expérience.
Un avenir toujours aussi prometteur
Ce festival a vraiment montré l’implication et la passion des organisateurs. De véritables connaisseurs de la scène, soucieux de faire évoluer l’expérience de la meilleure manière possible. Après une édition précédente où nous avions noté l’absence de l’identité Dystopia à La Roche-sur-Yon, cette année, on a clairement senti la différence. L’identité Dystopia s’est finalement pleinement exprimée, avec des éléments visuels omniprésents qui ont créé une atmosphère immersive.
Leur réactivité et leur capacité à écouter les festivaliers ont été des atouts majeurs, avec des ajustements notables entre les deux jours qui ont renforcé l’expérience. L’ajout de nouveaux éléments comme les points d’eau, les casiers et les lances-flammes pour la scène Techno ont véritablement enrichi le spectacle.
Ce week-end a été une véritable réussite, plongeant les festivaliers dans l’univers unique du Dystopia Festival. Bravo aux équipes de l’évènement, aux bénévoles ainsi qu’aux artistes. Dystopia est très certainement un festival à suivre de très près et deviendra une référence. Alors, on se voit à Rennes en avril ?





















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