Ca y est : les 3 Stade de France de David Guetta, c’est déjà terminé. En effet, ces 11, 12 et 13 juin 2026, la star française a investi la plus grande enceinte du pays pour 3 nuits d’exception. Un an après le Stade de France de DJ Snake, David Guetta est donc devenu le premier artiste français de musique électronique à remplir trois Stade de France d’affilée en solo. Maintenant, il est temps de vous donner notre avis complet sur ces 3 shows qui ont beaucoup fait parler.
Un show attendu par tout un pays
Au total, ce sont 240.000 personnes qui se sont déplacées pour assister à ce moment d’histoire de la musique électronique en France. Pour rappel, les tickets des 3 shows se sont à chaque fois écoulés en quelques minutes seulement. Le Français aurait probablement pu rajouter 2 ou 3 autres dates qu’il les aurait remplies, mais impossible notamment au niveau du calendrier. Aya Nakamura était au Stade de France la semaine d’avant et Bruno Mars cette semaine. Avec les temps de montage et de démontage des scènes, compliqué de faire mieux.

L’année dernière au Stade Vélodrome de Marseille, nous avions ressenti que le grand sud-est s’était déplacé pour ce show. Pour ces 3 dates à Paris, c’est la France entière qui s’est réunie pour célébrer la musique électronique. Des gens venus d’Île de France, de Bordeaux, Toulouse, Nice, Rennes, de Corse ou même des Drom-Com.
D’ailleurs le public, parlons-en. À la différence de DJ Snake où la moyenne d’âge tournait aux alentours de 25/30 ans, dans un show de David Guetta de la sorte, c’est un public totalement différent. On y retrouve autant des fans de musique électronique, que des familles avec enfants et grands-parents venus voir l’un des plus gros artistes de la pop culture. Il est impressionnant de voir comment le nom et la marque David Guetta réussissent à traverser les générations.
Une scénographie dantesque
Avant même de parler musique ou de l’ambiance, parlons technique. Quelle claque visuelle ! On s’attendait évidemment tous à retrouver le fameux Monolith pour cet ‘Ultimate Show’, mais pas d’une telle taille. Ce dernier mesurait 32 mètres de haut, soit 14 mètres de plus qu’à Marseille. Cela représente la taille d’un bâtiment de 10 étages environ. Autour, deux immenses panneaux LED incurvés qui prenaient la quasi totalité de l’espace d’une tribune, visible aussi bien par le public en fosse que par la personne au bout du Stade. Vraiment très impressionnant !

À la baguette une nouvelle fois, High Scream, la société de production de Romain Pissenem, qui gère notamment les shows de Martin Garrix, DJ Snake, Tiësto, Black Coffee, FISHER, Charlotte de Witte, Amelie Lens, Sara Landry, mais aussi toute la production de l’Ushuaïa Ibiza, du Hï Ibiza et de UNVRS Ibiza.
Un énorme bravo aux équipes de High Scream qui ont encore fait un travail d’exception sur la partie shows lumières, pyro et visuels. C’est une nouvelle fois bluffant ! D’ailleurs, côté visuels, on a découvert à Paris de nouveaux tableaux (par rapport à Marseille) avec l’arrivée d’un tableau autour d’une église ou encore d’un club. À noter également que le son était tout simplement parfait, un très bon point surtout quand on connaît la difficulté de la gestion du son au Stade de France.
De gros poissons pour les premières parties
Dans un show aussi attendu, la première partie est éminemment importante pour faire monter la pression. Parmi les guests présents, 5 mastodontes et un petit nouveau : Afrojack et Armin van Buuren le jeudi 11 juin, HUGEL et FISHER le vendredi 12 juin et Black Coffee et… Elvis Guetta (fils de David Guetta) le samedi 13 juin.

Et bien il y a eu des petits déceptions et des coups de coeur. Ayant fait les 3 dates, on peut objectivement vous dire que le jour où les premières parties ont le moins fonctionné a définitivement été le jeudi. Afrojack et Armin van Buuren ont forcément dû se brider dans leur set, et ont eu du mal à accrocher le public. Le vendredi, malgré quelques problèmes de sons, très bon set de la part de Hugel. L’Australien FISHER aura probablement été la meilleure première partie des 6 tant l’ambiance était folle.
Du côté du samedi, la très bonne surprise vient d’Elvis Guetta. Encore novice dans sa jeune carrière, il a délivré un très set House/Tech-House, dans la vibe de Defected. Honnêtement bluffé ! Black Coffee comme attendu aura un poil endormi tout cela avant l’arrivée du patron.
Un set pour l’histoire
Ces 3 shows au Stade de France n’étaient n’y plus ni moins que les 3 shows les plus importants de la carrière de David Guetta. 30 ans de carrière réunis en 3 shows. Jamais facile à construire un show de 2h avec cette contrainte, surtout lorsqu’on parle à toutes les générations. On y a retrouvé un set ultra bien préparé, cohérent et surtout très bien rythmé : nous n’avons pas vu le temps passer !

Le Français a mêlé ses hits avec des remixes Future Rave, Men Machine (son dernier projet avec Marten Hørger) ou Melodic Techno. Et quel kiff de voir ses tubes repris par 80.000 personnes ! Le public chantait à tue-tête chaque hit du Français et sautait à chaque drop. Et le rythme n’est quasiment jamais redescendu.
Et sur 2h de show, on reste impressionné de voir le nombre de hits qu’il peut avoir en réserve. Il pourrait totalement jouer pendant 5h et les remplir uniquement avec ses propres succès. Ajoutez à cela un show visuel, pyro et lights exceptionnels, en plus des fameuses Balloon girls d’Ibiza : vous en ressortez avec un public plus que conquis.
Des guests surprises qui font le show
Mais le clou du spectacle niveau ambiance a été quand David Guetta a ramené ses guests surprises : JLO, Akon et Morten le premier soir, Bebe Rexha, Morten et Marten Hørger le deuxième soir, et enfin Black Eyed Peas, Elvis Guetta et Hypaton le troisième et dernier soir.

Avec Guettapen nous avons la chance de couvrir une grande partie des plus grands événements mondiaux chaque année. Mais nous avions rarement vu un public autant en fusion qu’à l’arrivée de JLO. Effectivement la guest la plus reconnue des 3 soirs, c’était l’hystérie générale dans le stade. Tout simplement extraordinaire !
La conclusion de 30 ans de carrière
Si nous devions résumer ces 3 soirées en un mot, nous dirions : MASTERCLASS ! David Guetta a maintenant bouclé la boucle. 3 shows au Stade de France, dans son pays, dans sa ville. Que pourra-t-il faire de mieux ? De plus gros ? Et surtout de plus émotionnel ? Car oui, David Guetta a notamment lâché sa petite larme le vendredi soir après que Bebe Rexha ait affirmé que c’était l’homme le plus incroyable de l’industrie musicale. Voir David Guetta en pleurs en closing de son show au Stade de France, c’est tout ce qu’on était venu voir. David Guetta et ses équipes ont été à la hauteur de l’événement : c’est un quasi sans-faute.

Maintenant quel avenir pour le Monolith ? On sait que David Guetta le présentera notamment sur la plage belge de Zeebrugge le 8 août prochain ou encore lors de l’AMF lors de l’ADE 2026. Mais va-t-il continuer à le développer après 2026 ? C’est la grande question.















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