C’est un grand jour pour deadmau5, qui le veuille ou non, qu’il aime son album ou non, les faits sont là, cher Joel : ton album est une pépite. Résumé de ce nouvel album.
Ce dernier dévoile sur son artwork une particularité assez importante comparé à tous ceux sortis avant. Le logo de la mau5head est ici … mise en pièce, brisée, cassée, déstructurée. Tel est le message que nous fait passer deadmau5 : cet album est inédit. Aucun ordre, aucune cohérence, aucun sens, presque. Et c’est très rare de la part de Joel, de se montrer si « vulnérable » au travers d’un album. Concluons cette petite parenthèse en y voyant l’application du dicton : « un véritable artiste n’est jamais satisfait de son travail » et passons à la review, track by track :
« 2448 »dévoile un air rappelant « Professional Griefers ». La track est assez basique dans sa structure et sa sonorité. On retrouve avec joie une track qui rappelle l’année 2012 et les moments phares de la discographie de Deadmau5. Notez une brève collaboration en fin de morceau avec … son chat. Grosse performance vocale de Meowingtons.
« 4ware » enchaîne avec ce son sorti de la magnifique Prophet 10 et son séquenceur, délivrant une superbe mélodie et une ambiance très « The Veldt », avec cette atmosphère un peu naïve et touchante. Les fans de Progressive House vont adorer. Une des tracks majeures de l’album, c’est un fait.
« Cat Thunder » entraîne un esprit très proche d’un autre titre de Joel, à savoir « Seeya » avec Colleen D’Agostino. Le rythme lent est de plus en plus cher à ce dernier, à en croire ses véritables goûts de production. Reportez vous à des titres comme « Somewhere Up Here » ou d’autres titres très posés dans le même genre. Rajoutez un vocal de David Gilmour et un titre assez rock apparait spontanément.
« Deus Ex Machina » est un ancien titre Free Download de Deadmau5, dont la conception remonte 2 ans en arrière (au moins, on l’aura en WAV ce coup ci …). Le morceau est clairement orienté Techno, ce qui fera le bonheur de beaucoup. Minimal dans la structure, rappelant ce coup ci « Your Ad Here », assez riche dans l’atmosphère lourde, cette track fera son petit effet dans votre set.
« Glish » fait partie de ces tracks dont Joel est fier. Et à juste titre. Ambiant à souhait, plus lent que ses tracks classiques, « Glish » est très glauque, et à l’image de l’album, assez désordonné. Encore une oeuvre qui colle à son créateur.
« Let Go », réalisé en collaboration avec le vocaliste Grabbitz, est clairement le single de l’album. Nous ne pensons pas que sa vocation est de tomber dans le « hit commercial », mais la plupart des tracks chantées de Joel connaissent leur petite heure de gloire, qu’il le veuille ou non. En elle même, la track est superbe. Mêlant émotion, son analogique tout droit sorti des synthés modulaires Eurorack et drums qui fracassent, la track a un potentiel énergétique comparable à un Destroyer Stellaire de Classe Impérial – I.
On attaque une track très attendue, ici : « Imaginary Friends ». Fille de la célèbre unreleased « 71c » de Joel, cette track allie mélodie transcandante, kicks explosifs et ambiance lugubre, digne d’une forêt embrumée. Son drop tout en force laisse place à une partie très Techno dans l’âme. Si « Let Go » est un Destroyer, nous avons sûrement trouvé ici l’Etoile Noire.
Puis vient « No Problem ». De notre point ici, chez Guettapen, nous pouvons dire que ce morceau est probablement, un des meilleurs, mélodiquement paralant, que Joel n’a jamais écrit. Tout dans ce morceau est excellent : le son agressif du Moog Voyager (rappelant un son assez Justice de 2007), la mélodie d’une complexité assez folle, surtout quand on sait que deadmau5 ne compose ses morceaux qu’en les dessinant sur Ableton ! Excellent morceau. Rien à dire dessus. Juste Waou !
Passons à la track suivante, beaucoup plus calme, mais tout aussi intéressante : « Snowcone ». Déjà released, c’est la track favorite de deadmau5 sur cet album. Et on peut clairement ressentir le froid et les flocons de neige tomber en écoutant cette musique. Mais attention, elle n’en reste pas moins lugubre et inquiétante pour autant, sans tomber dans le creepy.
« Three Pounds Chicken Wing », faisant au passage référence à son coq Erik, est une track une fois de plus, bien Techno. On ressent une atmosphère bien plus dangereuse que dans « Deus Ex Machina », grâce à ces différentes strates de synthés et son kick bien plus violent. Elle offre une répétitivité vraiment très agréable pour entretenir une tension.
Et enfin, l’album termine sur « Whelk Then ». Le morceau se rapprochant le plus de son album « While 1<2 ». L’ambiance est assez inquiétante avec des voix qui évoquent furtivement un jeu épique à certains moments. Le reste est très Lounge et mystérieux. Quand nous écoutons cette track, on se sent directement assis dans le studio à peine éclairé de deadmau5, avec tous un tas de loupiottes qui nous passent devant.
En conclusion, cet opus est un excellent album. Démontrant une honnêteté et une certaine vulnérabilité, on ressent comme un message disant : » Je ne sais pas trop ce que je viens de sortir, mais c’est là. J’ai regroupé tout un tas de morceaux qui ne veulent, ensemble, rien dire. Mais voilà ce qui est sorti de mon esprit ». Mais nous sommes rassurés : sa patte est toujours là, son intégrité artistique est toujours présente. Deadmau5 n’est et ne sera jamais mort. Welcome back, bo55.
Scorch
















Je rejoins l’avis de Scorch, l’album n’a peut-être pas de structure propre, de « fil rouge », mais chaque track a son univers qui nous fait aimer la diversité artistique de Joel Zimmerman.
Je regrette seulement l’oubli de certains sons de son ancien SoundCloud comme « gg », « Bad At Titles » avec ATTLAS… RIP.
Morceaux qui se perdront dans son DD 🙁
Joel is back! En espérant que la tournée annoncé hier se décline en Europe 🙂
Au passage, dans « Three Pounds Chicken Wing » on retrouve la mélodie de « Beneath With Me ».