Draft, que l’on a très tôt surnommé « le Aphex Twin de mau5trap », roule en solo désormais. Son style inimitable, sa patte hautement expérimentale, et son mixage font de lui un artiste à découvrir et à apprécier. C’est dans un mélange de sons orchestraux, hip-hopesques et même un peu Neurofunk que l’on écoute aujourd’hui « Dyers Hall Road » et « Odin’s Banquet ».
Le premier morceau inclut un beat très rap, léger et volontairement sous-mixé, mélangé à un chant très Soul rappelant la tessiture de voix de Barry White. La basse mono et mouvante contraste avec tous les éléments acoustiques qui parsèment l’oeuvre. Le second morceau quant à lui pousse le contraste très loin avec sa basse Neurofunk et ses instruments acoustiques bien mis en perspective avec une réverbération intelligente et une dynamique immense entre les éléments forts et faibles.
Draft y ajoute aussi un peu de synthèse granulaire qui accentue la confrontation des instruments physiques et numériques, dissonance chère au producteur. Liam nous fait impatiemment attendre la sortie de son album, que l’on espère, dans la même veine.
















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