LE rendez-vous annuel de la Trance Family, le festival A State Of Trance d’Armin Van Buuren se tenait ce WE à Utrecht aux Pays-Bas. Toujours dans l’enceinte du fameux Jaarbeurs, ce sont 32000 personnes (record de l’ASOT annoncé par Armin) qui se sont rassemblées comme chaque année pour célébrer cette fois le 850ème épisode du radio show d’Armin. Alors que l’édition de l’an dernier s’était magnifiquement remise de l’incident d’il y a deux ans (chute de Paul Van Dyk et hospitalisation), on attendait de voir si le festival d’ALDA Events allait poursuivre son expansion. Réponse dans le récap !
Line Up

C’était la principale nouveauté de cette année, l’ajout d’une cinquième scène avec pour la première fois à l’ASOT une scène entièrement dédiée à la Progressive. On y attendait particulièrement les débuts de Spencer Brown et Tim Mason au festival en tant que caution Anjunabeats de la soirée en compagnie d’ilan Bluestone sur la Mainstage. Pour le reste, c’était pas mal de nouveautés par rapport à l’an dernier et c’est plutôt appréciable ! Avec des beaux retours sur la scène Trance qui se confirment avec Purple Haze et NWYR, les débuts Mainstage du jeune talent David Gravell, une scène Road To 1000 avec des gros talents Armada de 2017 comme Arkham Knights et Davey Asprey, les vétérans Bryan Kearney, Solarstone et John O’Callaghan… Avec en plus une grosse scène Psy et une performance inédite avec un back 2 back 100% argentin Chris Schweizer / Heatbeat, la programmation était clairement prometteuse. Pour rappel, notre analyse détaillée du line up est toujours disponible ici.
Scènes

Main Stage

Psy Stage

Road to 1000 Stage
5 scènes donc cette année, dont une malheureusement assez anecdotique en terme de production, la scène ‘Road To 1000’. Déplacée au premier étage dans une petite pièce sans lights particuliers, ça donnait au moins à l’endroit un côté intimiste qui pouvait plaire à certains. La petite nouvelle, la scène ‘Progressive’, avait elle droit à une pièce un peu plus grande avec une production intéressante avec des panneaux à LED qui faisaient tout le tour de la salle. Simple mais plutôt immersif et assez en adéquation avec l’esprit de la scène !
Les scènes ‘Psy’ et ‘WAO138’ étaient elles nettement plus grandes, faisant office de mini Mainstage avec déjà des production impressionnantes. Avec des configurations tout en largeur, les show lights proposés étaient saisissants avec un grand renfort de lasers, soutenant admirablement les styles assez incisifs et hypnotiques proposés par la programmation sur ces scènes. La scène ‘WAO138’ impressionnait également par la hauteur à laquelle était perché le DJ booth.
Venons en à la Mainstage… quelle claque ! Si la pièce principale permet chaque année des folies par rapport à ses dimensions, les équipes de production se sont vraiment données cette année, avec un show occupant non seulement toute la largeur de la salle, mais surtout toute la longueur ! C’est simple, peu importe où vous êtes placés dans la salle, vous êtes entourés par le show light, que ce soit sur les côtés ou au plafond. Ce qui marque c’est notamment cette structure elliptique de dizaine de barres à LED fixées au plafond qui, pivotant chacune sur les trois axes, donnaient presque l’impression d’un hologramme par moment. Rajoutez les pyro et lasers à foison habituels, et vous obtenez une scène absolument bluffante. Chapeau ALDA sur ce coup !
Public – Ambiance


Peu de choses à ajouter sur ce point par rapport aux autres années, le public est toujours aussi cosmopolite et surtout, de tout âge (ce qui a pu surprendre certains français croisés ce soir là et qui découvraient l’évènement). Un public peut-être un peu moins international que l’an dernier ? C’est l’impression qu’on a eu avec le set d’Armin qui, comme chaque année, ramène énormément de monde sur la Mainstage, qui se vide instantanément de moitié une fois sa prestation finie : de nombreux néerlandais semblent venir uniquement pour voir leur mégastar, sans forcément être des adeptes assidus de festivals de musique électronique. Ce phénomène déjà constaté les années précédentes nous a paru encore plus marqué cette année tant il a été difficile de circuler pour retourner sur la Mainstage à la fin du set d’Armin.
Organisation


Si l’on voulait chipoter, voilà peut être un point sur lequel on pourrait émettre une remarque. L’organisation d’ALDA est toujours excellente pour leurs évènements, on apprécie particulièrement leur gestion des flux de personnes dans l’enceinte du festival, qui n’a été mise à mal cette année qu’à la fin du set d’Armin tant le nombre de personnes qui quittaient la scène était important. Néanmoins, on apprécierait qu’ils abandonnent enfin leur système de token qui devient vraiment obsolète pour enfin passer au chargement d’une carte ou d’un bracelet, comme cela se fait dans l’écrasante majorité des festivals aujourd’hui. Pour le reste, de la répartition des stands de nourriture à la gestion des sanitaires, c’est un sans faute ! Avec toujours ce petit plus sympa avec le radio dome où vous pouvez admirer Armin Van Buuren en train d’animer son podcast et interviewer tous les artistes de la soirée.
Les sets

Venons en au cœur du sujet les sets ! Une fois n’est pas coutume, on va commencer par parler rapidement d’un set que l’on n’a pas vu, parce qu’on se doute que vous allez poser la question : Armin Van Buuren. Si on a pu assister à quelques minutes de son warm up, très intéressant au passage et qui dévoile encore une nouvelle facette de l’artiste, nous avons préféré faire l’impasse sur ses deux heures de set au cœur de la soirée. Pourquoi ? Si ses prestations à l’ASOT sont souvent de très bon niveau, nous l’avons déjà vu un paquet de fois et surtout la Mainstage est vraiment invivable pendant sa prestation tant elle est blindée de monde. Nous avons donc préféré nous concentrer sur des artistes plus rares comme Tim Mason par exemple. On vous invite quand même à jeter une oreille à son set, où il a joué quelques nouveautés intéressantes donc une collab’ avec Shapov.
https://soundcloud.com/trancepodcasts/a-state-of-trance-850-utrecht-main-stage-armin-van-buuren?maxheight=150
ilan Bluestone

Premier set de la soirée pour nous, celui de l’un de nos artistes favoris (et accessoirement sosie officiel de Fabian Dori), monsieur ilan Bluestone ! Alors qu’il s’apprête à sortir un nouvel album très bientôt, on attendait beaucoup de la prestation de l’artiste Anjunabeats et il n’a pas déçu, livrant l’un de nos sets favoris de la soirée. Si on peut lui reprocher un début peut-être un peu trop facile avec ‘Destiny’ (excellente mais qui commence à dater), le britannique a su intelligemment jouer entre ses plus gros classiques (‘Spheres’, ‘Bigger Than Love’) et quelques IDs bien senties qui font un peu plus saliver devant son album en approche (en particulier la splendide ‘When We Remain’).
Purple Haze

Autre prestation très attendue, l’occasion pour nous d’enfin voir Sander Van Doorn depuis son retour avec son projet Purple Haze. Retour symbolique pour lui, son dernier passage au Jaarbeurs d’Utrecht remontant à 8 ans en arrière pour la Trance Energy, dont il avait produit l’hymne. Changement radical d’ambiance après la vibe euphorique d’ilan Bluestone, on est ici dans une atmosphère plus sombre et hypnotique. Entre Tech Trance et moments plus Progressive, le vétéran néerlandais nous a proposé une des meilleures performances de la soirée avec une tracklist chargée en ID (dont une énorme jouée juste après ‘SPECTRVM’, absolument surpuissante) et titres de son dernier album paru il y a quelques mois. Purple Haze est vraiment dans le retour dans le game, comme il nous l’a confirmé en interview, et on a hâte de voir ses prochaines performances.
https://soundcloud.com/trancepodcasts/a-state-of-trance-850-utrecht-main-stage-sander-van-doorn-purple-haze?maxheight=150
NWYR

Ce que l’on apprécie particulièrement avec les performances de NWYR depuis que les W&W ont lancé ce projet, c’est leur volonté de proposer des nouveautés à chaque show et de joueur uniquement leurs propres productions. Ce qui donne une prestation qui leur est vraiment propre et qu’on aura pas l’impression d’avoir déjà entendu dans la soirée. Avec une nouvelle fois une tracklist composée au moins à moitié d’IDs, le duo a fait le boulot pour électriser la mainstage, avec en final l’explosive ‘Chakra’ produite avec Vini Vici.
https://soundcloud.com/trancepodcasts/a-state-of-trance-850-utrecht-main-stage-ww-nwyr?maxheight=150
Spencer Brown

C’était la petite ‘pause’ de la soirée pour un moment douceur, la première prestation aux Pays-Bas et a fortiori à l’ASOT du jeune Spencer Brown. Tout juste sorti d’université, c’est l’un des plus gros talents de la maison Anjunabeats. Un vrai plaisir de le retrouver sur la scène Progressive avec notamment ses remixes de Above & Beyond, Super8 & Tab ou encore Jason Ross & Seven Lions qui auront transporté le petit public de la scène.
https://hearthis.at/globalsets/spencer-brown-live-a-state-of-trance-festival-850-utrecht-netherlands-17-feb-2018/
Tim Mason
Peut-être le set qu’on attendait le plus de la soirée, et probablement celui qu’on a le plus apprécié ! Le génie britannique se fait rare en festival et il a nous a proposé un voyage aux confins de la Progressive absolument bluffant, de la plus profonde avec ‘Stay With Me’ de Pryda à la plus euphorique avec sa bombe ‘Aalto’ sortie en fin d’année dernière chez Anjuneabeats. Un set parsemé de toutes les pépites récentes de sa discographie sorties entre Doorn et Zerothree, si vous êtes fans de Progressive vous vous devez d’écouter.
https://soundcloud.com/trancepodcasts/a-state-of-trance-850-utrecht-progressive-stage-tim-mason?maxheight=150
Gareth Emery

L’un des sets surprises de la soirée. Gareth Emery a alterné entre titres purs et planants comme, évidemment, ‘Saving Lights’, plus gros succès Trance de 2017, classiques intemporels (‘Sandstorm’) et titres plus percutants avec entre autres un closing sur le remix de Darren Styles de ‘Lights & Thunder’ qui aura fait jumper la foule comme jamais. Bonne surprise !
https://soundcloud.com/garethemery/geasot850?maxheight=150
David Gravell

Première Mainstage pour le talent maison de chez Armada, et grosse perf’ ! Dans son style toujours aussi explosif, David Gravell a tenu ses promesses. Il avait annoncé un paquet de nouveautés sur ses réseaux sociaux, on en a dénombré pas moins de 6 dans sa tracklist dont une alléchante collaboration avec Andrew Rayel. Son remix de ‘Love Comes Again’ de Tiësto fait un toujours un effet fou également. On devrait très probablement le revoir sur la Mainstage des futurs ASOT après une belle performance comme celle-ci.
Conclusion
L’ASOT continue sur sa lancée de l’an dernier et propose une nouvelle fois une magnifique édition. S’il n’y aura pas eu cette année de prestation aussi mémorable que le Vinyl Set d’Armin Van Buuren de l’an dernier, on apprécié la constance dans le niveau des prestations proposées, chacune proposant un lot de nouveautés important ce qui est toujours appréciable, la production de la Mainstage vraiment époustouflante et l’introduction d’une nouvelle scène Progressive prometteuse. L’évènement reste un rendez vous annuel incontournable et on y retournera évidemment avec plaisir pour l’édition 900 !
Bulbi
















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