Récap : Electrobeach Festival 2015 – Day 1

Ca y est ! L’édition 2015 du plus grand festival de musique électronique de France a ouvert ses portes. 3 jours de festivités pendant lesquelles un panel des meilleurs DJ au monde se succèderont aux platines pour le plus grand bonheur des festivaliers. Alors que quelques soucis d’organisation avaient quelque peu terni les deux éditions précédentes, voyons ce que nous réserve cette nouvelle édition au terme de la première journée.

Line up

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Cette édition 2015 est un très grand cru en termes de line up. Même si lesdésistements de Robin Schulz et Shiban San laissaient présager le pire pour l’événement, les artistes ont finalement tous répondus présents et Hugel a remplacé Robin Schulz au pied levé. La diversité des sonorités musicales était bien plus importante que l’an dernier où on avait vraiment l’impression d’écouter le même son encore et encore durant 2 jours (une édition beaucoup trop Big Room à notre goût). Même si certains nous ont fait mal aux oreilles (et vous savez probablement qui), ce premier jour a laissé présager une line up bien plus éclectique que les précédentes éditions.

Scènes – Décorations

Mainstage

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Lorsqu’on fait beaucoup de festivals comme nous, on ne peut se contenter d’une telle mainstage pour le plus grand festival électro de France. Sans parler des évidentes Mainstage des Tomorrowland, EDC et autres Mysteryland, cette Mainstage n’est pas au niveau de certains festivals du même calibre comme le Summerburst, le Summerfestival, l’Electric Love ou j’en passe. Un échafaudage avec des LED ne nous satisfera jamais assez alors qu’on a des mainstages ultra imposantes et surtout ultra décorées dans beaucoup d’autres festivals. Car on ne parle même plus de taille ici, car finalement, la mainstage est largement assez grande pour un festival comme l’EMF, mais bien du look. Marre des LEDs ! On veut des décors ! D’autant plus qu’il s’agit exactement de la même Mainstage que l’édition 2013. On veut du neuf ! Enlevez un headliner et investissez dans des décors.

Comme chaque année, très peu ou quasiment pas d’effets pyrotechniques (cause : éviter les incendies). On a aussi eu un peu peur lorsque la moitié des écrans latéraux ont cessé de fonctionner. Fort heureusement, la scène retrouvait son plus beau visage pour la tombée de la nuit.

Beachstage

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Cette scène est intimiste mais en même temps complètement ouverte sur la plage, vous n’êtes donc même pas obligés de prendre votre billet pour l’EMF si vous souhaitez suivre uniquement la scène Beachstage Au delà de son emplacement, on doit bien avouer qu’on trouve cette scène très minimaliste voire cheap, surtout quand on sait que Michael Calfan et Robin Schulz sont censés mixés sur cette scène…

Pour le reste, ça fait également et malheureusement très (trop) cheap. Cette photo ci dessous résume bien la chose : tout est fait à l’arrache ! Avec plus d’organisation et de professionnalisme, ce festival pourrait nous faire rêver…

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Heureusement, le lieu reste en lui même très sympa. Apprécier du bon son sur la plage avec cette magnifique épave de bateau devant ou derrière nous, c’est quand même le gros kiff. Rien que pour le lieu, le festival est à essayer, vraiment !

Public – Ambiance

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Le public était plutôt sur courant alternatif, tantôt déchainé et tantôt amorphe. On ne pourra pas dire qu’on n’a pas rendu hommage aux artistes mais il faut bien avouer que l’ambiance n’a rien à voir avec les autres grands festivals du monde. On y retrouve un public beaucoup moins connaisseur et pointu que partout dans le monde, malheureusement. On aimerait voir le public électro français changer mais plus les années passent, et plus cet espoir devient vain.

Organisation

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C’est encore une fois le point noir de cette édition à l’issue de cette première journée. La gestion du booking a visiblement été compliquée puisque deux artistes ont fini par annuler leur prestation à l’EMF et d’autres ont menacé de le faire.DSC_0996

Le second GROS GROS point noir est la gestion des bracelets électroniques. Sur le même modèle que Tomorrowland, le bracelet est équipé d’une puce RFID qui permet notamment d’accéder au festival et surtout d’acheter les consommations sur place que ce soit boisson ou nourriture. Il est impossible de régler dans les stands avec de l’argent, le rechargement de la carte à puce intégrée dans le bracelet est dès lors obligatoire. Sauf que le système de recharge en ligne du dispositif n’a pas du tout fonctionné aujourd’hui, entrainant une file d’attente interminable aux « Beach Bank » comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessus. Plus de 2h d’attente pour avoir le droit de consommer, est ce normal pour le plus grand festival de France ? L’année dernière, le festival avait eu le même problème et refait la même erreur en ne mettant que 2 box. Ils n’apprennent malheureusement rien de leurs erreurs…Certains ont passé la journée sans boire (soda ou bière, car des points d’eau étaient disponibles) ou manger tellement il y avait de monde jusqu’à tard dans la nuit.

Enfin, on a constaté un retard d’ouverture des portes du festival non prévu et quelques bousculades légères pour accéder au festival.

Qualité des sets

Meilleur set

1. Madeon : Un set tout simplement impressionnant. Alors qu’on attendait un nouveau live de son album tel qu’on avait pu le voir lors de son concert au Trianon, il a proposé un set totalement inattendu et nourrit des bombes du moment qu’il apprécie. Equipé de ses pads numériques et surtout de son talent, il a littéralement crevé l’écran. Il a été le seul de la journée à proposer quelque chose de différent. Madeon ne mixe pas deux morceaux ensemble, il réinvente la manière dont les morceaux s’accordent et est capable de les déconstruire en live. De l’Electro, de la Trap, du Dubstep ou encore de la House, tel était le cocktail explosif et jouissif du set de Madeon. Et dire qu’il est capable de passer d’un style à l’autre en une fraction de seconde sans qu’on s’en rende compte. Encore une fois le petit Hugo nous prouve son incroyable talent. Sans doute l’un des meilleurs sets de l’année à ce jour, et de loin…

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2. Otto Knows : Du grand Otto, on a apprécié la classe du suédois et sa capacité à imposer son rythme à la Mainstage.  Ecouter ses titres en Live comme Next To Me,  Parachute et ses différents remix reste un délice pour les oreilles et il a démontré qu’il était capable de faire vivre des émotions à toute une Mainstage et sans effets visuels s’il vous plait.

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3. Kaskade : Il est assez rare de voir l’américain en Europe, l’événement se suffisait presque à lui même. Kaskade a eu la très lourde tâche de succéder à Madeon qui venait de produire un set d’anthologie. Il a débuté en balançant ses balades progressives qui ont fait son succès. Il est ensuite passé très vite sur des titres plus Big Room mais extrêmement efficaces.

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Conclusion

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On ressort de cette journée heureux, fatigués, sourds et un peu agacé par l’organisation. L’EMF reste en effet à ce jour le plus grand festival de France mais malheureusement très très loin de certains festivals du même calibre (même taille). A ce titre, il devrait être capable d’éviter les problèmes rencontrés actuellement sur les bracelets notamment. Tout comme, aux vues du Line Up, une meilleure gestion des artistes est obligatoire pour les prochaines éditions. Mais il reste encore 2 jours, attendons de voir comment se déroulent les Day 2 et 3 !

Guettapen

Créateur de Guettapen et passionné de musiques boom-boom depuis plus de 20 ans.