Récap : Ultra Music Festival 2015

Ca y est, l’Ultra Music Festival 2015 est bel et bien terminé. L’occasion pour nous de faire un bilan de ces trois jours de folie.

Une fois n’est pas coutume, le festival américain a confirmé son statut de mega festival. Il fait sans nulle doute partie des 5 meilleurs festivals de musique électronique au monde, aux côtés du Tomorrowland ou encore de l’EDC Las Vegas. C’est l’une des dates les plus importantes pour les producteurs de musique électronique. L’endroit où l’on dévoile les nouveautés de l’année en cours. Si c’est finalement évident pour les mastodontes de faire une mainstage, pour les plus petits producteurs, il s’agit d’un rêve de figurer sur la line up, quelque soit la scène.

10423758_10153247573477069_3408556116772868158_n

Cette année, la structure de la mainstage était assez impressionnante. Nous étions un peu sceptique au début mais lorsqu’on l’a vu à l’oeuvre et notamment de nuit, on n’a pu qu’être bluffé par le résultat. Des LED très impressionnantes, des flammes dans tous les sens, des effets pyrotechniques à foison ou encore de bonnes doses de CO2. Alors c’est sur, on aime ou on aime pas. Il y a les adeptes des scènes très décorées style Tomorrowland, Mysteryland ou encore EDC, et d’autres sont plus adeptes des gros LED style UMF ou Creamfields. Nous concernant, on doit vous avouer qu’on aime les deux styles de scène. Concernant les autres scènes, pas de surprise : identiques pour la Mega Structure ou la Worldwide Stage.

11083622_10153245503972069_2984476761376610519_n

Depuis quelques mois déjà, l’univers musical est en train de changer. Que ce soit dans les charts ou sur les mainstage des festivals, les styles sont en pleine mutation. Et on s’en est clairement rendu compte tout au long du festival. La big room est évidemment en déclin (même si elle n’a pas totalement disparu) et les artistes sont en train de revenir avec des sons plus mélodieux et plus vocaux. Ils ont pris conscience que l’on était allé trop loin dans l’excès et ont compris les désirs des amoureux de la musique électronique. Malgré tout, certains sets assez crades ont été totalement incroyables.

11083645_904050836324971_4821192108221897976_n

Concernant les sets, on a globalement été mitigé. De très bonnes surprises, des confirmations et aussi de grosses déconvenues. Voici nos 3 sets préférés et nos 3 déceptions :

Nos 3 sets préférés

1 – Axwell & Ingrosso : Ils ont été les vrais patrons de cet UMF 2015. En closing le samedi soir, les deux swedish ont délivré un set totalement incroyable mêlant de nombreuses tracks de leur futur album, des bootlegs exclusifs et des classiques de leur discographie. Des frissons tout au long de leur set.

2 – Steve Angello : Malgré un bootleg de Payback totalement immonde, nous mettons le boss Steve Angello en deuxième position. Comme on l’attendait tous, il a délivré un incroyable show. Beaucoup d’exclues, du feu en abondance et un public en folie : il a confirmé son statut de pilier.

3 – DJ Snake : Un peu de chauvinisme ne fait de mal à personne. Quel bonheur de retrouver le frenchy sur l’une des plus grosses scènes de la planète. Il a totalement détruit la mainstage avec un set lourdissime.

Les 3 artistes qui nous ont déçu

1 – Hardwell : On a définitivement perdu le Hardwell des années 2012/2013. Un set très décevant malgré 2 ou 3 titres qui ont retenu notre attention (notamment la nouvelle collaboration avec Dannic). Garrix, Alesso ou les swedish ont réussi à prendre le virage de tracks plus pop, mais Hardwell reste dans son style très big room, qui commence sérieusement à lasser.

2 – Oliver Heldens : Pour sa première très très grosse scène, Oliver Heldens a semblé un peu perdu, pas dans l’ambiance du festival. Le set en lui même était plutôt sympathique mais on aurait aimé un dutch plus impliqué.

3 – Alesso : C’est une minuscule déception. On attendait tellement son set que finalement, on est un peu resté sur notre faim. Malgré 2 superbes ID, un set un peu trop classique à notre goût.

Photos Credit : Clubbinghouse.com

Fabian Dori

Créateur de Guettapen et passionné de musiques boom-boom depuis plus de 20 ans.