Il devait bien y avoir un moment où nous devions vous parler de Borgore. Asaf Borger officie depuis 2009 dans un style dubstep sans concession qu’il appelle « gorestep ». Le talent de l’Israélien s’est vite fait remarqué, ce qui lui a permis de travailler avec des artistes comme Miley Cirus (avant qu’elle parte dans son gros délire avec « Wrecking Ball »), Waka Flocka Flame ou encore plus récemment G-Eazy.
Il base sa communication sur l’humour machiste, l’exagération, l’autodérision et parodie ouvertement le monde de DJ-stars dont il fait partie, à la manière de Dillon Francis, mais en plus trash, ce qui lui permet d’accumuler une communauté toujours croissante. Il fonde son propre label Buygore, mais dès 2013-2014, l’image du dubstep commence à sérieusement battre de l’aile, ce qui pousse l’auteur-interprète à se diversifier dans divers styles tels que la big room, la trap ou la bass house, sans jamais perdre son style de prédilection de vue. Proche de producteurs tels que Getter, Jauz, Ookay, Carnage, Riggi & Piros, Dan Farber, Caked Up, Sikdope ou encore Tisoki, il collabore régulièrement avec ses amis producteurs afin de créer des mélanges uniques. On espère prochainement le voir travailler avec des cadors comme Skrillex, Diplo, Dillon Francis, Datsik ou encore Flosstradamus. Le résultat serait plus qu’intéressant.
Le producteur originaire de Tel-Aviv surprend ses fans en uploadant un remix très chill du dernier tube de Rihanna sur le compte SoundCloud TheRealFakeBorgore (qui appartient bien entendu à Borgore lui-même, ayant peur de recevoir un strike pour les copyrights qu’il n’a pas sur son profil principal, totalisant tout de même 3,8 millions d’abonnés). Il en propose une version dans laquelle l’instru de DJ Mustard est redynamisé et complété par différents éléments donnant un ensemble plus mélodique que l’original. Puis survient un magnifique drop à cheval entre ses influences habituelles et… du flumestep ! Peut-être y a-t-il un rapport avec l’album de l’Australien qui sort le 27 mai, mais on sent définitivement son influence dans ces synthés pétillants hachurés ou ces mélodies ponctuant chaque thème, à l’image du fameux remix de Flume de « Lay Me Down ». Un remix au final fort sympathique et efficace dans tout set, qui prouve que Borgore, en plus d’être excellent dans son style habituel, sait tout aussi se montrer polyvalent.
Pitt
















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