Après une 1ere édition 2014 qui nous a agréablement surpris, la Rodia et Besançon ont décidé d’organiser une seconde édition pour cette année 2015. Un rendez-vous qu’on ne pouvait pas rater.
Besançon a accueilli quelques festivals ces dernières années sans vraiment convaincre. On ne vous cache pas qu’après les moments passés au festival l’année dernière et la réussite de ce dernier, nous avions hâte de renouveler l’expérience cette année. Le festival se place maintenant parmi les plus importants au niveau de la Franche Comté qui accueille déjà les Eurockéennes. Le site en lui même est assez particulier puisqu’il y a deux scènes principales ainsi qu’une scène plus excentrée (on y reviendra par la suite).
Pour ce premier jour, nous étions sur les scènes de la Friche qui accueillaient Romare, FKJ, Cotton Claw, Brodinski et N’To, mais aussi au niveau du bar de la Friche avec Dudy, Roudix, Tomulic et Two Me qui est une scène qui a la particularité d’être dans un ancien local des usines de la Rodia, un décor de hangar désaffecté qui rappelle les raves Berlinoises et les prémices de la musique électronique underground.
L’organisation du festival a été exemplaire, de nombreux bénévoles plaçaient les voitures sur le parking qui se situe à mi-chemin des deux scènes, la billetterie et le point d’information étaient très accessibles, la sécurité bien présente un peu partout, les sanitaires très accessibles et en bon nombre.
Place à la musique, la soirée commence pour nous avec Romare qui ambiance très bien ce début de soirée, avec des pistes plutôt basses en BPM et des boucles instrumentales inhabituelles et intéressantes. Malheureusement il y avait encore peu de spectateurs devant lui sur cette tranche horaire. Malgré ça, quelques curieux s’amassaient devant l’artiste qui restait assez discret au niveau de sa présence scénique.
En attendant FKJ, c’est Dudy qui s’occupait de mettre en mouvement le bar de la Friche. Le producteur a commencé avec des pistes relativement accessibles pour finir sur des sonorités électro/dubstep qui ont attiré pas mal de festivaliers.
FKJ a également été une vraie bonne surprise. Son style est difficilement descriptible, parfois housy, parfois jazzy, très funky et avec un groove qui nous a régalé ! Son EP Take Off avait rencontré un certain succès il y a un an. Sa prestation était à l’image de cet EP : originale.
Sur scène, French Kiwi Juice jongle entre des synthés, son laptop, une gratte, et a balancé un son qui a sérieusement mis en mouvement la foule !
Voila venu le temps de Cotton Claw, les 4 compères du coin étaient survoltés, comme toujours et ont réussi à galvaniser la foule. Lilea Narrative, Zo aka La Chauve-souris, Yoggyone et Zerolex commencent à avoir de le bouteille sur scène et ça se voit. Avec leurs 8 mains, ils s’éclatent sur 64 pads, produisant un live assez interactif et animé en distillant un beat aérien, jonglant entre sonorités acid et hiphop.
Le public était chauffé à bloc pour l’headliner de la soirée : Brodinski. Inutile de présenter celui qui transforme tout ce qu’il touche en or : son label cartonne, son album et il remplit toutes les salles dans lesquelles il passe. Et sans surprise le frenchy a délivré une excellente prestation avec un set maitrisé de bout en bout, aux sonorités technos et assez underground. Louis Rogé de son vrai nom a mis tout le monde d’accord pendant pas moins de deux heures.
Rendez vous demain pour une review du jour 2, en espérant que la soirée se passe aussi bien que le day 1.
Aymss




















