Le grand rendez-vous annuel pour la Trance Family, A State Of Trance aka ASOT, était de retour ce week-end au Ahoy de Rotterdam. Après une première édition réussie depuis sa migration du mythique Jaarbeurs d’Utrecht, on était forcément impatient d’y retourner ! D’autant plus depuis l’annonce de l’arrivée d’Insomniac, géant américain de l’événementiel en tant qu’organisateur! Nous n’avions donc que peu de doutes sur la qualité de la production de ce festival majeur de ce début d’année.
Après « Reflexion » en 2023 et « Destination » en 2024, Armin van Buuren nous donnait rendez-vous pour une édition élaborée sur le thème de la « Transformation« . Pour cette occasion d’ailleurs, il venait tout juste de sortir sur les plateformes l’hymne de cette année « Is It Beautiful ? » avec Ben Hemsley et Lucy Pullin. Après une « Destination » réussie, que valait cette « Transformation » ? Découvrez notre retour détaillé sur ce week-end.

A State of Armin…
A l’annonce de la programmation de cette année, on se réjouissait déjà de retrouver l’événement sur 2 soirées avec quelques adaptations appréciables dans les horaires. Une première soirée le vendredi se déroulait sur les deux plus grosses scènes et s’achevait à 1h. Le samedi c’était la grande célébration avec les 5 scènes habituelles et une soirée de fête jusqu’à 6h ! Bien vu la soirée raccourcie le vendredi pour être plus en forme le lendemain. Et oui, on n’a plus 20 ans … Et souvent bien plus pour la communauté Trance.


Historiquement, le maître des lieux Armin van Buuren avait pris l’habitude, en plus d’animer le livestream depuis son studio radio éphémère installé pour l’occasion, de jouer 2 sets (un sur la mainstage et l’autre sur la WAO 138?!). Désormais il est tout simplement omniprésent dans la programmation.
L’année dernière il nous gratifiait de 4 sets dont des B2B savoureux avec HI-LO et Joris Voorn. Cette année, il a repoussé ses limites en jouant 7h30 au total. Le vendredi on le retrouvait en solo ainsi qu’en B2B avec ARTBAT, Ben Hemsley et Maddix. Le samedi il était aux manettes de la mainstage avec en prime un B2B express avec Adam Beyer. Et ce n’est pas tout !

Ces prestations ne comptent même pas l’ensemble des pre-parties auxquelles Armin aura joué durant la semaine de l’évènement. Parmi elles, un pop-up exclusif dans la gare centrale de Rotterdam ou encore l’édition spéciale de 3h d’ASOT le jeudi, veille du festival. Alors comment expliquer cette omniprésence ? Véritable machine de guerre inlassable et boulimique de travail ou bien véritable atout marketing pour rassurer le nouvel investisseur Insomniac ? Quoi qu’il en soit, cette présence renforcée n’a fait que ravir les fans et adorateurs de la légende hollandaise.
Trance… Mais pas que !
Pour le reste de la programmation, et dans la continuité de celle de l’année dernière, on retrouvait un panel d’artistes d’influences et de courants très variés couvrant l’ensemble des couleurs de la scène musicale Trance & Progressive. Mais aussi, et c’est désormais devenu habituel, Melodic Techno et Techno.

Des surprises donc
En témoigne le choix audacieux d’avoir placé en peaktime de cette édition, Adam Beyer, présent pour la première fois. Il s’agit du patron de Drumcode, label historiquement reconnu dans la sphère Techno et nouvellement signé sur Armada. Cette décision marquait ainsi une nouvelle ouverture musicale pour le festival.
Autre curiosité de cette année, la présence sur la mainstage d’Eli Brown, flirtant entre Tech-House, Techno et Acid House ou encore d’Olympe et d’Agents of Time, plus habitués à la scène Afterlife et qui découvraient ici l’univers ASOT. À noter également cette année la percée des artistes de la nouvelle vague « Trance Revival », aux sonorités 90’s et aux rythmes Hard House / Rave comme Ben Hemsley, Shugz ou The Rocketman ainsi que notre petit chouchou Inafekt, que nous avions reçu à Paris en août dernier. À l’inverse, exit cette année les artistes de la scène Psy-Trance, l’effet de mode d’une ère marquée par l’influence des Vini-Vici semble en effet s’être essoufflé au fil des éditions.

Et du plus classique
Les grandes figures du courant Trance plus conventionnel et historique, bien qu’ils n’aient plus l’honneur de la mainstage, se retrouvaient cette année bien représentés sur les stages 2 et 5. On retrouvait ainsi des valeurs sûres comme Aly & Fila, Ferry Corsten, Andrew Rayel le vendredi, tandis que le samedi mettait à l’honneur des artistes comme Giuseppe Ottaviani, Nifra, Ben Gold, Bryan Kearney, Ciaran McAuley.
La stage 4, la plus petite du festival, accueillait, comme les années précédentes, des artistes principalement issus de la scène Progressive comme Estiva, Laura van Dam ou encore notre frenchy Matt Fax. On aurait bien vu quelques petits noms de la scène Anjunabeats aux côtés de SONIN , bien que le label semble connaître une perte de vitesse en ce moment…
Un plan du Ahoy remodelé et optimisé pour ASOT
Qu’il était difficile de quitter le mythique Jaarbeurs d’Utrecht pour l’Ahoy Rotterdam. L’histoire chargée du Jaarbeurs, qui y avait accueilli les légendaires Trance Energy dans les années 2000 avant de voir ASOT s’y développer à partir de l’édition 600, jouait clairement en sa faveur. Sans parler de son immense mainstage…
Il fallait toutefois admettre que nous en avions fait le tour (et vu sa superficie et la longueur des parcours pour passer d’une scène à l’autre, c’est peu dire !). La première édition au Ahoy, un lieu nettement plus moderne, nous avait vraiment convaincus, notamment l’immense panneau LED qui annonce l’évènement depuis l’extérieur, ça en jette!

Le complexe est très fonctionnel et l’attente minime pour accéder au site, aux bars, aux toilettes et aux scènes. Les plus bougons, pourront regretter l’immense mainstage du Jaarbeurs mais l’Area 1 et l’Area 2 du Ahoy restent suffisamment impressionnantes pour qu’on s’en prenne plein les mirettes. Le seul changement majeur dans le floorplan par rapport à l’année dernière réside dans la disparition de l’ex-Area 2. Relativement clairsemée l’année dernière, il était logique de la voir disparaitre au profit des 2 plus grosses Area, avec 3 plus petites pour compléter.
En généralité pour parler de la qualité du son, vraiment pas grand chose à redire, c’est puissant et maîtrisé. Et ceci même sur les morceaux les plus agressifs dans le spectre. Évidemment bouchons d’oreilles obligatoires car les dB s’envolent très vite. Impossible de tenir toute la soirée sans. Lorsque l’on avançait à l’intérieur des stages, celles-ci étaient suffisamment espacées pour ne pas se parasiter entre elles. Expérience optimale sur ce point-là !

Des scènes transformées… Ou plutôt recyclées ?
Area 1
Mainstage du festival, elle jouait encore parfaitement son rôle, notamment pour les plus novices qui se prenaient forcément l’effet « Wow ». On ne peut pas vous cacher toutefois que sa découverte nous a laissé un peu sur notre faim, avec une impression de déjà vu. En y regardant de plus près, elle conservait de fait beaucoup d’éléments des deux dernières éditions.
- le gros panneau LED incliné derrière le DJ ainsi qu’un bandeau sur toute la périphérie, déjà présent l’an passé
- les barres LED horizontales sur toute la longueur qui rappelaient le thème de l’année d’encore avant
Évidemment on retrouvait une bonne dose de lyres, de lasers et de pyrotechnie. Mais l’on a regretté le manque d’effet de surprise, de volume et de densité visuelle, de plus de lasers, ou encore d’éléments mécanisés. Ces derniers apportent généralement un vrai plus.
Lors de cette édition, l’accès au pit s’embourgeoisait. Les meilleures places étaient désormais disponibles aux seuls clients VIP, qui bénéficiaient aussi de l’accès aux mezzanines latérales. Seuls les accès latéraux du pit restaient toutefois accessibles à tous et permettaient d’avoir une vue plongeante impressionnante sur l’immensité de la salle.

Area 2
L’Area 2 conservait cette année encore sa position dans l’Arena du Ahoy, avec une hauteur très élevée, permettant une production distincte de la mainstage. Comme l’année dernière toutefois, on retrouvait un écran géant LED vertical positionné derrière l’artiste. Pour rappeler l’aspect industriel et maritime de Rotterdam, un visuel de conteneur renversé était affiché en toile de fond sur l’ensemble des sets. Le reflet des artistes, de leur logo mélangé à des créations visuelles futuristes y étaient projetés créant un effet assez bluffant.
Le plus gros changement résidait dans l’ajout de mezzanines, accessibles à tous et qui permettaient d’assister aux shows depuis une autre perspective. Autre ajout appréciable, la fermeture visuelle des gradins du stade laissés vides l’année dernière par des immenses rideaux ainsi qu’un laser show impressionnant.

Area 3
3ème stage recyclée par rapport à l’année dernière, mais aussi l’une de nos préférées avec sa configuration totalement unique et originale. Située au milieu du complexe, à quelques pas des stands de ravitaillement, elle est composée d’une structure d’échafaudages encerclant le public. Là encore, un rappel à l’architecture de la ville de Rotterdam et un écho aux fameuses maisons cubiques que l’on retrouve sur tout bon magnet à frigo pour touristes.
La structure se positionnait autour du DJ Booth et du dancefloor tout en offrant la possibilité de se déplacer dans la structure en hauteur autour du dancefloor et du DJ. Pas d’écran LED mais une petite décoration « A State of Trance » derrière le DJ.

Area 4
C’était la scène sur laquelle on retrouvait les artistes plus Progressive de la programmation. Elle constituait aussi la bonne surprise de cette édition puisque totalement inédite. Avec ses conteneurs rapatriés tout droit du port, dont un immense suspendu en plein milieu de la salle (faut être confiant sur les fixations), sous lequel on retrouvait un écran LED horizontal sur toute la longueur. Elle proposait une immersion totale et parfaitement adaptée aux sonorités plus deep et les rythmes plus lents qui y étaient proposés.

Area 5
Alors que cette Area était catastrophique l’année dernière, la team a bien redressé la barre cette année avec une scène bien moins cheap. Elle n’avait rien de transcendant, mais se composait au moins d’une vraie déco, de lumières animées, et son aspect guinguette cocooning lui donnait un certain charme appréciable.

Une organisation d’ASOT aux petits oignons
Toujours autant satisfaits
Comme chaque année, on a vraiment peu de choses à redire sur l’organisation, tant les Néerlandais maîtrisent depuis de nombreuses années ce genre de manifestations. Les équipes d’Insomniac ont su s’adapter avec brio pour maintenir un niveau d’organisation quasi impeccable. Seule petite ombre, un peu d’attente à l’entrée du festival le vendredi soir, ce qui aura un peu gâché le début de festival pour ceux qui voulaient arriver le plus tôt possible.
On aime toujours autant la possibilité de réserver son casier pour la durée du week-end, un incontournable pour danser l’esprit et le corps léger. On circule facilement dans le Ahoy grâce à une signalétique fléchée permettant de se repérer et de retrouver la scène où l’on souhaite se rendre.

Bien qu’on y marche moins qu’au Jaarbeurs, on doit toutefois se coltiner les sens uniques de circulation nécessaires, mais usants. Les stands de boissons et de nourritures sont présents en nombre et suffisamment dimensionnés. Et malgré l’inflation générale, les tarifs restent encore corrects. À savoir que le festival est toujours totalement cashless et que les gobelets sont consignés pour inciter les festivaliers à ne pas les jeter, mesure à la réussite encore très relative.
Malgré des manquements minimes
On a relevé quelques problèmes de capacité, identiques au Jaarbeurs Utrecht, mais étonnement pas là où on l’aurait pensé. L’Area 1 n’était cette année jamais réellement pleine à craquer sur les sets d’Armin comme parfois sur les années précédentes. Nous rappelons cependant qu’il n’y a jamais eu autant de sets d’Armin pendant l’évènement, ceci explique peut-être cela. On a noté que les sets de Ruben de Ronde et de Nifra ont été particulièrement plébiscités et auront entrainé une fermeture de l’Area 2 pendant un moment, tandis que l’Area 4 était en début de soirée bien trop bondée pour pouvoir profiter pleinement.

En termes d’accessibilité au festival, on vous recommande de vous rendre au complexe en transport en commun. Le vendredi pas de souci car on pouvait rentrer dans le centre de Rotterdam avec les derniers métros. Le samedi malgré une reprise des transports à 7h15 l’organisation proposait des navettes bus à 5.5€ pour rejoindre la gare centrale avec une fréquence de service excellente.
Un public agréable, connaisseur et exigeant
Encore un vrai bon moment avec la #trancefamily ce week-end et particulièrement beaucoup de copains français qu’on a retrouvés en pleine forme sur place. Avec le public « Hard Music », le public Trance est probablement celui le plus investi et dévoué envers sa scène. Mais c’est aussi un public exigeant, consciencieux, à l’affût des IDs croustillantes et des classiques intemporels.
D’une manière générale, c’est un public international très réceptif, respectueux et bienveillant, fier d’afficher les couleurs de leur artiste ou label préféré. On est toutefois loin de l’effervescence ou de la folie des soirées Hard ou Bass Music avec des grands embrasements et mouvements de foules. Petit bémol sur les téléphones brandis sur la mainstage, désormais bien plus nombreux que d’habitude pour ce public, ils cassent véritablement l’ambiance du show.

ASOT reste un lieu incontournable pour les artistes souhaitant dévoiler leurs dernières nouveautés qui alimenteront leurs sorties sur le reste de l’année. Alors forcément il faut y venir avec l’esprit ouvert, accepter de sortir de sa zone de confort (ce qui veut dire parfois accepter la Techno) même si nous sommes tous amoureux des classiques. C’est aussi ce que vient rechercher un public de connaisseurs, et qui peut se ressentir sur l’ambiance générale de la soirée.
Nos petits moments coup de cœur sur ASOT 2025
Impossible de se démultiplier pour couvrir l’ensemble des 5 scènes surtout avec un programme aussi riche, et quelques obligations journalistiques durant l’évènement. Les avis étant aussi toujours très partagés entre les personnes sur un même set selon leur propre sensibilité musicale. On vous partage cependant comme l’année dernière quelques moments « à la volée » qui nous auront marqués lors de cette édition 2025. Et puis, ça nous aidera pour nous rafraîchir la mémoire pour les prochaines éditions!
Vendredi soir ASOT 2025
- le « warm-up » plus qu’énergique de Ruben de Ronde et Ferry Corsten poussant jusqu’à 142 BPM. On est direct dans l’ambiance ! Un set rempli de nouvelles IDs excellentes.
- L’entrée d’Armin sur la mainstage et l’acclamation du public avant de démarrer ses 5h de set. Les frissons !
- Le sound-design massif d’Ahmed Helmy sur l’Area 2 et ses mélodies anthémiques à la Gaia.
- Armin en B2B avec Artbat, la fusion réussie entre Trance et Melodic Techno aux accents Future-Rave. Un an après la sortie de leur collaboration ‘Take Off’, c’était beau de les revoir ensemble.
- Lucy Pullin rejoignant Armin et Ben Hemsley pour interpréter en live l’hymne de cette année. On n’a pas pu voir tout le set mais on va se le faire en replay.
- Le set solo de Ferry Corsten dans l’Area 2, mêlant morceaux de son dernier album et nouvelles IDs. L’eau à la bouche avant de le retrouver à Paris le 3 mai !
- Le premier Face 2 Face de l’histoire d’ASOT entre Armin et Maddix, un set complètement survolté, oscillant entre Big Room Techno / Acid, il fallait avoir le cœur accroché et encore de l’énergie dans les jambes.

Samedi soir ASOT 2025
- SONIN pour démarrer la soirée, un super moment aux sonorités Anjuna oldschool dans la petite Area 5 avec plein de frenchies dans le public ! Magique.
- Notre interview avec Matt Fax à retrouver prochainement. Toute l’équipe de production aux petits soins avec nous, expérience au top ! Merci Tess & Esmée.
- La douceur et la chaleur du son d’Estiva et son classique « Via Infinita » pour clôturer parfaitement le voyage.
- La Progressive percutante et électrisante du frenchy Matt Fax, notamment le missile « Axis » dans une Area 4 parfaitement adaptée pour son set.
- Le patron Armin van Buuren, avec un set très Tech-Trance sur la mainstage. On avait rarement vu un Armin aussi « brutal » !
- Le set intense en émotion et très varié de Bryan Kearney. Ses larmes en fin de set en hommage à sa maman <3.
- Le closing set des Superstrings sur la mainstage, que des classiques indémodables qui sonnent toujours aussi bien.

Bonus récap : les conférences auxquelles nous avons assisté à l’ASOT Hôtel le samedi
Comme l’année dernière, on pouvait assister toute la journée du samedi à une sorte de mini–ADE dédié à ASOT. A State Of Trance investissait cette fois-ci le Mainport Hotel de Rotterdam pour y rassembler les fans, toujours plus demandeurs de contenu. L’hôtel était exclusivement réservé à ASOT et avait été rebrandé de la tête aux pieds.

Au programme : conférences, meet-ups, yoga, photo-shooting, exposition, démo-drop, masterclass avec des artistes, et même « pool-party » etc… Bref un bonheur pour les fans.

Et littéralement de la tête aux pieds puisque les clients de l’hôtel recevaient dans leur pack de bienvenu un peignoir et des chaussons estampillés ASOT (à retrouver bientôt sur Vinted !).

Mais pas de panique, le programme était quand même ouvert à tout le monde (pour quelques sesterces supplémentaires tout de même – entre 10 et 25€ la conférence avec Armin par exemple). On aura eu la chance de pouvoir assister à deux conférences qu’on vous résume en dessous.
Sofa-session avec Armin van Buuren sur sa santé physique et mentale
Point d’orgue de la journée de conférences pour les fans, on retrouvait Armin van Buuren en intimité pour une session d’une heure. Sans surprise, c’était évidemment la conférence la plus suivie de la journée. En même temps, on comprend : un vrai régal pour les fans d’être au contact de leur idole.
Armin, aguerri à prendre la parole en public depuis de nombreuses années, est un conférencier hors pair et l’on se dit qu’on pourrait facilement l’écouter parler des heures. La conférence s’inscrivait dans la continuité de celle qu’il avait déjà donnée l’année dernière. Il s’y dévoilait sur des thématiques liées à la santé mentale, à l’impact négatif des réseaux sociaux et à sa vie personnelle et familiale.

Armin est revenu en détail sur sa nouvelle hygiène de vie. Inquiets, ses fans le trouvaient très amaigri. Il les a ainsi rassurés en promettant qu’il va bien, même mieux que jamais grâce à un programme assez strict au niveau de la nutrition et du sport et qu’il a mis en place avec un coach sportif personnel.
Bien qu’il reconnaisse son addiction aux réseaux sociaux, il a encouragé les participants à prendre du temps pour se reconnecter avec eux-mêmes et d’essayer de faire une journée sans répondre au téléphone. Alors qu’on pourrait le croire boulimique de travail, il a aussi révélé qu’il savait parfaitement ne rien faire et que cela lui permettait d’être plus productif par la suite.
Il a confié également porter une attention particulière à son programme de tournée annuelle et avoir notamment refusé cette année des très très grosses résidences à Ibiza (probablement UNVRS ?) et Las Vegas pour ces raisons. Armin a précisé qu’il était désormais passé d’environ 150 dates annuelles à plutôt 80… Et que malgré la frustration qu’il a de dire non, il se sent bien mieux ainsi!
La transformation de la scène Trance
Armin van Buuren était accompagné du groupe tendance du moment Superstrings et du duo Melodic Techno Agents Of Time. Et ce, pour échanger sur l’évolution de la scène musicale Trance, de ses sous-genres et de tendances actuelles.
La vision des Superstrings
Les Superstrings sont revenus sur la création du groupe ainsi que sur l’organisation de leur première soirée dans un bar après le COVID, en hommage à l’époque des Sensation White. Ils ont partagé leur nostalgie d’avoir grandi avec les CDs étant petits tout en regrettant de ne jamais avoir pu vivre en vrai ces gigantesques soirées de l’âge d’or de la Trance. « Show Your Emotions », leur devise, reflète leur vision et ce qu’ils souhaitent véhiculer. Transmettre des émotions fortes à travers la musique. Finalement c’est l’essence même de la musique Trance qu’ils ont voulu remettre en avant en contraste avec la scène Techno souvent plus sombre et sérieuse.

Celle d’Armin
Armin les a félicités d’avoir réussi à ramener une nouvelle génération, très jeune, dans les clubs. Permettant ainsi à cette musique de revivre au-delà des festivals, auxquels elle se limitait de plus en plus. Il saluait ensuite les membres du duo Agents Of Time et plus globalement le mouvement Techno et Melodic Techno d’avoir remis les mélodies de la Trance sur le devant de la scène. Selon les principaux intéressés, la frontière entre Melodic Techno et Trance n’existe pas, il s’agit réellement de la même musique, hormis le tempo qui y est plus lent.
Armin a ensuite expliqué pourquoi il tient à toujours ouvrir la porte d’ASOT aux jeunes talents, en se concentrant au maximum sur l’avenir du genre et sur les tendances qui le font vivre. Il s’est félicité que 40% de la programmation soit composée d’artistes n’ayant encore jamais joué à ASOT. Bien qu’il ne souhaite pas renier les origines du mouvement et ses sons légendaires, il insiste sur l’importance de ne pas consacrer une scène 100% « classics », car cela ne refléterait pas sa vision : celle de mettre en avant les talents d’aujourd’hui et de demain. Tout est une question d’équilibre.
Conclusion de cet ASOT 2025

Après avoir tiré pleinement parti de sa nouvelle « Destination », les 40 000 amateurs de Trance, Techno, Progressive « & beyond » présents s’accordent sur la chance de vivre encore une très grande édition d’ASOT. L’arrivée d’Insomniac à la tête de la production s’est finalement faite en douceur, avec quelques légères « Transformation ». La machine étant déjà tellement rodée, ficelée, millimétrée qu’il devient très difficile de nous surprendre.
Attention toutefois à ne pas trop focaliser sur une programmation jugée parfois trop « Techno » et qui mettrait trop en avant un son qui se durcit… Car le public sembler encore peiner à adhérer pleinement à cette direction. Il fallait bien souvent s’extirper des grandes scènes pour retrouver des sets moins brutaux, plus mélodiques, euphoriques, groovy. Et franchement, il y avait de quoi trouver son bonheur !

Alors, quelles seront les surprises sur la programmation de l’année prochaine ? On miserait bien toujours sur la techno ravageuse de Lilly Palmer, ou celle groovy de KI/KI ou d’Anetha , ou bien encore plus dure des Français Trym / I Hate Models ? Et pourquoi pas un petit billet sur Marlon Hoffstadt ? On pourrait penser aussi au retour de la Big-Room Techno d’Hardwell, de Will Sparks, des W&W voire même la Tech-House mélodique et planante de John Summit. Lui qui était invité dans les locaux d’Armada récemment !
D’ores et déjà reconduit pour 2026 avec les pré-inscriptions ouvertes, les fans pourront entre temps découvrir une nouvelle édition européenne à Londres le 13 juillet 2025. Merci de nous avoir suivis sur ce week-end magnifique et à très vite pour de nouvelles aventures.
















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