Nouvelle licence pour le contrôle des drogues en festival au Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, un département est chargé de la politique en matière de drogue : le ‘Home Office’. Très récemment, une décision a été prise à ce sujet. Il requiert désormais que les fournisseurs de services de contrôle des drogues présents dans les festivals britanniques obtiennent une licence.

Une décision inattendue

Lors du festival Parklife, la société The Loop n’a pas été autorisée à effectuer des tests sur les drogues de participants. Présent depuis 2015 sur le festival, The Loop est le principal prestataire de contrôle des drogues au Royaume-Uni. Cette décision a suscité des inquiétudes quant à la sécurité des festivaliers. Car le service de contrôle des drogues jouait un rôle essentiel dans la prévention des substances dangereuses.

@parklifefestival / Facebook

Pendant les festivals, The Loop déploie des testeurs qualifiés dans une zone contrôlée. Les détenteurs de billets peuvent s’y rendre et soumettre des substances pour analyse. En cas de préoccupations concernant les résultats des tests, le propriétaire reçoit une notification push avertissant de la présence de substances identifiées. Cela permet d’informer rapidement les personnes concernées des résultats et des risques éventuels associés à ces substances.

La police du Grand Manchester travaille en collaboration avec le festival Parklife depuis plusieurs années. Elle a exprimé sa reconnaissance envers l’importance des tests de dépistage de drogues lors des festivals de musique. Elle considère ces tests comme un outil précieux pour recueillir des informations sur des substances spécifiques et contribuer à la sécurité des festivaliers.

Le dépistage des drogues sur place a été une partie essentielle du travail que nous effectuons avec le soutien de la police du Grand Manchester pour garder festivaliers en toute sécurité. Cette décision est un revirement décevant et insensé de la politique gouvernementale qui met les gens en danger.

a déclaré Sacha Lord, directeur de The Warehouse Project et Parklife, et le conseiller en économie nocturne du Grand Manchester dans The Guardian

Les organisateurs du festival ont fait part de leur constat selon lequel les nouvelles demandes de licence pour effectuer des tests sur place « en arrière-plan » peuvent nécessiter jusqu’à trois mois de traitement et entraîner des coûts dépassant les 3 000 £. Cela signifie qu’il est trop tard pour de nombreux événements extérieurs de cette année pour faire une demande. Ainsi, certains organisateurs pourraient tout simplement ne pas avoir les moyens financiers de le faire.

Quid des pays voisins ?

La sensibilisation concernant les drogues est très présente sur les réseaux sociaux. Nous nous souvenons notamment de la prise de parole du boss d’Insomniac, lançant un message d’alerte sur la recrudescence des overdoses aux Etats-Unis. Mais a voir l’ampleur du sujet, nous sommes en droit de nous demander si ces actions peuvent encore évoluer.

Est-ce que ces décisions vont continuer à s’étendre au sein du Royaume-Uni pour arriver sur d’autres événements ? Pourrait-il y avoir des cas similaires dans d’autres pays, tels que la France, où des exigences similaires pourraient être mises en place pour les tests de dépistage de drogues lors des festivals de musique ? Quel est votre avis sur la question ?

Passionnée, j’adore partager mes découvertes sur les nouvelles sorties et les actualités. Tu peux me retrouver sur tous les dancefloors parisiens !